PROCHAIN NIV. :
Invité
Invité
Posté Ven 28 Juil - 2:19
L’Inquisition.

Une force grandissante qui ne pouvait plus être ignorée depuis les événements de Darse. Corypheus avait fait erreur de la sous-estimer une fois et son échec ne lui avait donné que plus de légitimité et de pouvoir. Cela n’avait fait qu’exacerber la foi que l’on prêtait en l’Inquisiteur. Ce petit groupuscule d’hérétique était en train de devenir une vrai menace et Mellissandre n’avait pas l’intention de commettre la même erreur qu’Alexius et son maître : elle ne la sous-estimerait pas.  

Dans ces conditions, il lui avait semblé naturel de l’infiltrer pour pouvoir mieux la comprendre, mieux anticiper ses actions, voire la saboter. C’était tellement évident qu’elle se demandait pourquoi personne n’était sur le coup déjà mais Corypheus avait son orgueil. A vrai dire, pour une prétendu divinité il avait un comportement bien humain parfois… Mais c’était sans aucun doute leur meilleur chance de restaurer la grandeur de l’Empire et d’évincer l’archonte Radonis alors elle était prête à le suivre corps et âmes. De toute façon, son père le lui avait ordonné, elle n’avait donc pas à se soucier de sa loyauté mais de comment elle allait faire pour être la plus efficace possible. Après tout, elle était une Alirius, elle devait toujours faire mieux que tout le monde pour ne pas décevoir ses chers parents.

Malgré toute sa bonne volonté, un Tévintide ne pouvait pas entrer dans l’Inquisition d’un claquement de doigt. Il y avait bien de vulgaires paysans qui la rejoignait sans problème mais, si elle était prête à s’avilir et à faire des corvées – une infamie pour son rang et,qui nécessiterait qu’elle apprenne comment on faisait la lessive – elle n’était pas persuadée que jouer les domestiques lui donnerait les informations cruciales qu’elle souhaitait. Enfin sauf si on lui laissait nettoyer la chambre de l’Inquisiteur Ragnar, mais bon, à ce degrés de chance insolente, autant envahir tout de suite Fort Céleste.

Restait l’armée et l’espionnage. Bien qu’adversaire farouche du fait de sa magie, Mellissandre n’était pas une guerrière, en outre, elle ne pouvait pas utiliser la magie du sang en publique. Après tout, en dehors de son manque de raffinement chronique, le Sud était réputé pour réagir comme des pucelles effarouchées au moindre signe de magie du sang… Et puis, même si les templiers étaient considérablement affaiblis depuis le conflit et les événements de Terinfal, ils n’en restaient pas moins très dangereux. Rien à voir avec les mollasson qui gardaient le Cercle de Minrathie, le seul qu’elle avait dû combattre jusque là lui avait donné beaucoup de fils à retordre.

Finalement, ce qu’il lui restait c’était la branche espionnage. Une ironie qui aurait pu amusée Mellissandre si elle n’était pas si apathique et focalisée sur ses objectifs. Sa seule pensée était donc : comment approcher le célèbre rossignol ? Les corbeaux de Léliana avait la fâcheuse tendance à être invisible. Assez logiquement, ils ne clamaient pas sur tous les toits ce qu’ils étaient… Il lui fallait donc trouver un ticket d’entrée, quelqu’un qui puisse l’introduire à Fort Céleste et lui permette de faire ses preuves…

C’est pour ça qu’elle avait décidé de se rendre dans ce campement que l’on disait encore très actif. C’était un des premiers installé par l’Inquisition, dans un lieu stratégique. Le nombre de soldat présent était impressionnant et elle soupçonnait naturellement la présence d’agents… Tout ce qui lui restait à faire était de s’arroger les faveurs d’une personne suffisamment influente. Mais encore fallait-il la trouver.

C’est ainsi que Mellissandre avait décidé de roder autour du camp pour s’en approcher. La côte orageuse n’ayant rien de particulier, elle n’avait pas trouvé d’excuses valables tel que la cueillette de plantes médicinales ou de champignons, du coup, elle ne s’était pas embarrassée plus que ça à trouver une idée originale. Prise d’une inspiration mystique, elle s’était simplement installée sur un promontoire rocheux face à la mer, à moins de quelques mètres du camp qui n’avait pas de palissade. Parfaitement visible de tout le monde donc.

Imaginez un peu le tableau, une femme, étrangère, vu son teint halée et ses long cheveux noirs ondulés, en train de danser face à la mer déchaînée. Le pas léger malgré le sol rendu glissant par la pluie presque constante, la souplesse d’un chat et l’élégance d’un paon. Une vision presque onirique et totalement décalée dans le paysage escarpé et rude de la côte orageuse. Mais finalement, cela lui allait bien, elle qui incarnait l’exotisme jusque dans ses prunelles mordorées. Quelque part, cette mise en scène étrange servait son personnage en lui donnant une aura mystérieuse et hors du monde et de ses habitudes sociales.

Sa magie du sang toujours à l’œuvre il ne fallut pas longtemps pour que de nombreuses pairs d’yeux soient happées par sa danse sensuelle et ses courbes divines, par ses cheveux si légers qu’ils semblaient danser avec elle. De cette beauté si fascinante qu’elle en était presque irréelle et encore, ils étaient suffisamment loin pour n’être qu’effleurés par son sort. Enfin, même sans ses tours sanglants, il n’était pas difficile de captiver l’attention de soldats esseulés.

Après une bonne heure de spectacle, elle était partie, désireuse de ne pas attirer trop les soupçons mais aussi fatiguée de sa mise en scène. Impossible de trouver une auberge décente dans ce lieu délabré en plus. Toutefois, elle était trop bien parti pour arrêter malgré son désir incommensurable d’un lit à baldaquin. Il lui fallait cependant rester dans les parages pour pouvoir revenir le lendemain, et le surlendemain, installant une routine qui passait de moins en moins inaperçu. Un spectacle qui commençait même à être attendu : elle savait qu’il ne faudrait pas beaucoup de temps pour qu’on l’approche, elle était même surprise que personne ne soit venu lui parler encore. Sans doute par crainte de la déranger et de la voir arrêter.
PROCHAIN NIV. :
avatar
avatar
The Army's Commander ⊱ Inquisition
— PSEUDOs : Delavan
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Le soir
— MISSIVES : 360
— DC&TC : Louhara Feralmas
— PRESTIGE : 657
— PAIRING & OTP : Cullelia

— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Fereldien
— ÂGE : 31 ans
— PROFESSION : Templier
— FACTION : Inquisition
— ARMES : épée, bouclier et maniement de l'arc
— AMOUREUSEMENT : Aucun partenaire
— O.SEXUELLE : Hétéro, préférence pour les humaines et les elfes
Posté Ven 28 Juil - 22:43
Missive 1
Commandant,
nous avons finalement pu trouver le campement des mercenaires aux abords de la côte orageuse. La mission fut un brillant succès, leur chef est sous notre contrôle et comme promis nous allons le livrer à l'inquisiteur pour son jugement. Nous vous attendons.
Un soupçon de pluie et de charme



La pluie tombait en rafale, sur les falaises escarpées de la côte orageuse. La brume recouvrait les sentiers boueux, le vent faisait danser la verdure pendant que le ciel fut déchiré de ses éclairs. L'on dirait de ce lieu qu'aucune âme vivait dans les environs, pourtant les campements de mercenaires étaient nombreux. Le long de la côte, 5 hommes étaient en pleine installation de leur campement. Malgré le temps quelque peu capricieux, ils réussissaient à maintenir un feu en vie, alors qu'un autre ajustait leurs tentes. Celui qui surveillait ses hommes observa trois cavaliers passer à côté de leur campement, au grand galop. Ils partaient en direction de la vallée, n'hésitant pas à passer parmi les rochers pour aller plus vite.

" - Pssh... Des templiers. "

Sans plus d'attention porté sur eux, ils continuèrent leurs besognes alors que les chevaux disparaissaient de leur champ de vision.

Les sabots soulevant la boue sur les sentiers, ces pauvres bêtes glissaient sur le paysage trempé de la côte. Puis le rythme diminua jusqu'à l'arrêt total des troupes sur le haut d'une falaise, qui donnait une vue d'ensemble sur le paysage.

" - C'est ici, commandant ", souligna l'un d'eux.
" - Très bien, ne tardons pas. "


A peine il eut terminé sa phrase que le Commandant Cullen s'élança dans la descente pour finalement arriver au campement principal de l'inquisition, situé en contrebas. Composé de plusieurs tentes et habité par une bonne poignée de soldats, principalement des templiers, la zone était assez animée quand les trois cavaliers franchirent l'entrée. Les gardes ne prirent pas la peine de les contrôler, avec Cullen à leur tête. De plus, ils étaient attendus par un certain capitaine de la garde Merith, qui détenait le prisonnier. Les troupes de l'inquisition étaient en grande partie en plein entraînement sous la pluie, pendant que d'autres maintenaient le bon fonctionnement du campement. Cullen descendit de sa monture d'un bond et la confia a un écuyer qui était venu s'occuper de leur monture, puis il se dirigeait vers les tentes du chef de troupe où il ne tarda pas à trouver son contact.

" - Commandant ! , s'exclama-t'il en le voyant entrer, vous êtes bien trempés, laissez-moi vous proposer de quoi vous sécher, vous et vos hommes "
" - Avec grand plaisir, capitaine. Non pas que la pluie me déplaise, mais je ne souhaite pas inonder vos locaux. "


Il se rendit à l'autre bout de la pièce et tira des serviettes d'une étagère qu'il proposa à ses invités avant de retourner s'asseoir. Cullen suivit le mouvement en prenant le siège d'en face, et en glissant la serviette sur ses cheveux mouillés pour les sécher.

" - Comme vous avez pu apercevoir en arrivant, je ne néglige pas la formation de nos troupes. Ils suivent un entraînement rigoureux et régulier. "
" - Rien de tel pour apprendre la rudesse du terrain, c'est un bon entraînement ! "
" - Concernant le prisonnier, navré il est pas en très bon état, mais il peut parler. Il n'a pas voulu être coopératif, nous avions dût prendre des... initiatives. "
" - Rien d'étonnant après tout... "


Il entendait à l'extérieurs des voix féminines hausser le ton et s'approcher d'avantage de sa position, ce qui avait ôté son attention de son interlocuteur. Comme il était dos aux bruits, il se retourna vers l'entrée de la tente en se mettant à son aise au passage. Une jeune guerrière entra furieuse.

" - Capitaine ! Vos hommes sont vraiment des êtres débauchés ! Cela fait plus d'une demi-heure qu'ils.... ?!? "

Elle s'interrompit quand elle vit Cullen qui la dévisageait l'air interrogatif. Tout à coup, le silence s'installa dans la pièce, et la jeune femme recula de quelques pas, la voix très hésitante.

" - Ah... N-navrée, je ne savais pas que vous étiez en entrevue... J-je.. "
" - Il suffit ! on en a déjà discuté ! "
" - ... Que se passe-t'il ? "

Le commandant se retourna alors vers le capitaine, l'air d'exiger une réponse de sa part, mais ce dernier semblait gêné de devoir raconter ce qui s'y passait.

" - Rien qui ne puisse requérir votre attention, Commandant. Des futilités. "
" - .... Une femme, voilà ce qu'il y a ! Il n'y a pas d'âme qui vive ni de village aux alentours de notre campement ! Et cette sorcière sort de nulle part et déconcentre les troupes ! Et quand je dis déconcentrer je suis encore gentille ! "
" - Donc une femme rode autour du camp depuis 3 jours et personne ne se pose la question sur sa présence ici ? "
" - Une femme certe, mais elle ne fais pas grand chose qui requiert une quelconque suspicion. "
" - Pardon ?! "


Cette situation était bien dérangeante pour le commandant, qui ne comprenait pas pourquoi une simple femme faisait autant d'histoires autour du campement.

" - Et que fais cette femme ? "


Elle lui expliqua alors que cette inconnue, comparée parfois à une sirène ou un mirage, venait à la même heure tous les jours, sur le même rocher pour danser. Simplement danser. Et elle repartait comme elle était venue.

" - Commandant, il n'y a rien de suspect.. Les femmes viennent ici et là dans le campement, nos hommes peuvent bien s'amuser de temps à autres non ? "
" - Bien entendu, mais quelque chose me paraît louche dans cette histoire. Je vais aller remettre un peu d'ordre dans le campement. "


Suite à ses paroles, il se leva et sorti de la tente. Mais à peine il eut mit le nez dehors, que son regard fut redirigé sur une jeune femme qui dansait sur la rive sous le regard attentif de plusieurs soldats. Quand ces derniers virent Cullen s'approcher ils firent semblant de se remettre au travail. Ce dernier s'arrêta quelques secondes à la contempler puis décida de s'en approcher.

" - HEY VOUS ! "

Il s'arrêta à distance honorable de cette jeune femme, la regardant prêt à dégainer son épée s'il le fallait.

" - Puis-je savoir pourquoi vous rôdez autour de ce camp, je vous prie ?! Vous n'avez rien à faire ici ! "

PROCHAIN NIV. :
Invité
Invité
Posté Ven 28 Juil - 23:57
La mer fougueuse s’enroulait à ses pieds, témoignage vivace de la puissance de la nature, et pourtant cela n’émouvait pas Mellissandre le moins du monde. Elle craignait les dangers de l’océan mais ne trouvait pas satisfaction à admirer les reflets grisés dans les vagues déchaînées, l’immensité du ciel face à l’horizon, la senteur iodé qui envahissait l’air… Elle aurait aimé être triste de la grisaille ou fascinée par cette force titanesque et mouvante mais il n’en était rien. La mer était juste de l’eau salé dans laquelle il ne fallait pas se noyer.

Autant dire qu’elle commençait à se lasser de son petit jeu. Peut-être avait-elle était trop originale dans sa façon de procéder. Il faut dire que pour une personne aussi apathique, elle regorgeait d’idées farfelues et audacieuses. Encore une fois, elle pouvait louer ses parents de lui avoir lu tant d’histoires étant petite. Ils savaient vraiment ce qui étaient bon pour elle après tout.

Répétant inlassablement des mouvements qu’elle pratiquait depuis enfant, Mellissandre n’avait guère besoin de se concentrer. Sa danse, sensuelle et maîtrisée se jouait toute seule sur son corps tandis que son esprit vagabondait au rythme des vagues et des gouttes de pluies qui raisonnaient autour d’elle.

Malgré la sensation déplaisante de sentir ses cheveux et sa robe s’alourdir, coller à ses formes et alentir ses mouvements, elle ne se plaignait pas, gardant un visage aussi lisse que possible. La jeune femme était un paradoxe dans la mesure où elle était capable de se montrer exécrable car son bain n’était pas tout à fait à la bonne température, mais qu’elle était également capable de supporter sans ciller la colère des éléments.

Pourtant, en réalité ce n’était pas si étrange que cela : tout n’était qu’affaire de volonté, et, en tant que mage du sang, la sienne était incoercible. Quand sa famille lui avait confié une mission, rien ne pouvait l’arrêter, pas même le fait de laisser ses jolies chaussures être maculées de boue pour jouer les sorcières ésotériques en pleine après-midi dans cet endroit épouvantable au climat capricieux.

Perdue dans ses pensées, elle sursauta presque en étant interpellée avec beaucoup d’agressivité.

Enfin !

Réprimant son soupir de satisfaction, elle termina son gracieux mouvement en prenant tout son temps pour l’achever, puis cessa enfin sa danse pour faire face à l’inconnu qui l’avait grondé. Il ne portait pas le même uniforme que les autres gardes, mais ils venait du camp, c’était indéniable. Si c’était un haut gradé, il ne lui restait plus qu’à le convaincre…

Immobile face à lui, elle pencha la tête, ses mèches sombres gorgées de pluie, glissant avec le mouvement. Quelque part, le fait d’être trempée renforcer son côté fragile, vulnérable, comme un chat abandonné que l’ont découvrirait un soir d’orage. Une délicieuse créature qui avait besoin d’aide. S’il y avait bien un art dans lequel Mellissandre excellait, c’était celui de s’attirer les pulsions viriles et protectrice de la gente masculine. Son corps gracile, son attitude, tout clamer : protégez-moi, prenez soin de moi. Quelque part, la comparaison avec le chaton était particulièrement juste.

Mais cette délicatesse presque enfantine – qui d’autre danserait sous la pluie sans ce soucier de finir tremper après tout - était tout à fait contrebalancé par la volupté de ses formes d’autant plus marquée que ses vêtements collés désagréablement à sa peau. Indubitablement elle était une femme avec tout le lot de vice que cela comportait.

Faisant mine de réfléchir quelques instants à la remarque de Cullen, Mellissandre finit par s’approcher. Sans agressivité, sans précipitation, mais avec la sensualité d’un serpent alors que ses hanches ondulaient à l’image de la houle, contrastant avec son sourire qui mêlait innocence et mystère. Elle avait ouvert les mains devant elle, en signe de paix car elle voyait bien à quel point il était tendu. Finir transpercée par une épée maintenant n’aurait pas été très glorieux… Mais elle avait besoin de se rapprocher, pour lui parler, pour qu’il la regarde, pour qu’il puisse être davantage happé par son sort, ensorcelée par cette beauté insolente qui se dégageait de ses traits.

Jugeant qu’elle était assez près sans l’être trop, elle se figea et lui sourit franchement.

« Mon nom est Mellissandre », se présenta-t-elle calmement avec toute la courtoisie de son éducation alors qu’elle s’inclinait gracieusement, son léger accent chantant venant parachever l’exotisme de son personnage. Et puis, comme ça, il n’aurait plus besoin de l’appeler en disant hey vous, ce qu’elle trouvait fort impoli au demeurant.

Son regard se promena indolemment sur le campement déserté des spectateurs, puis sur le rocher et les vagues déchaînés.

« Si, j’ai des choses à faire ici, sinon je ne serais pas là... », rétorqua-t-elle, interprétant littéralement ses propos afin de le prendre à contre pied. « Et j’ignorais que vous possédiez la côte orageuse », souligna-t-elle en chassant une mèche collée à son front trempé, plongeant volontairement ses yeux noisettes aux reflets ambrés dans ceux de Cullen, en signe de défi. Une légère insolence qui pourtant n’avait toujours rien d’agressif, il y avait une telle sérénité qui se dégageait d’elle qu’on aurait presque pu la prendre pour une apaisée.

Après tout, si elle était effectivement en train de roder autour du camp, elle n’y avait pas mis un pied dedans. Elle n’avait fait que rester sur la côte, il ne pouvait pas prétendre qu’elle avait pénétrer dans une propriété privé.

Habituellement, Mellissandre n’avait aucun problème à jouer les potiches écervelées, mais présentement, elle songeait que si elle ne montrait pas un peu de caractère, jamais elle ne se ferait une place dans l’Inquisition. Notamment parce qu’en ce cas, elle serait déjà partie et l’histoire aurait été terminée…


Maintenant qu’elle estimait que la situation était un peu calmée, elle fit un audacieux pas dans la direction du Commandant, prête à reculer s’il se montrait belliqueux. Cullen découvrirait vite à ses dépend à quel point elle pouvait se montrer insistante… et tactile pourvu qu’on lui en donnait l’occasion.

« Les gens du Sud sont charmants », nota-t-elle en jetant un regard appuyé et indéniablement enjôleur au capitaine en signe qu’elle parlait bien de lui lorsqu’elle employait cet adjectif. « … mais ils manquent cruellement de politesse. Faut-il vraiment poursuivre cette conversation, ici, sous la pluie ? », ajouta-t-elle ensuite avec légèreté, en frissonnant ostensiblement. Le froid avait pénétré son corps maintenant qu’elle ne bougeait plus – à cause de lui – et même s’il n’en avait pas envie, clairement, cette discussion n’était pas finie… D'ailleurs, ses yeux brillaient, annonciateurs de paroles autrement plus intéressantes que ces civilités.

S'il avait la moindre once de galanterie, la courtoisie la plus élémentaire suggérait qu'il lui propose un abris. Une chaise et, ô comble du luxe, une boisson chaude même.
PROCHAIN NIV. :
avatar
avatar
The Army's Commander ⊱ Inquisition
— PSEUDOs : Delavan
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Le soir
— MISSIVES : 360
— DC&TC : Louhara Feralmas
— PRESTIGE : 657
— PAIRING & OTP : Cullelia

— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Fereldien
— ÂGE : 31 ans
— PROFESSION : Templier
— FACTION : Inquisition
— ARMES : épée, bouclier et maniement de l'arc
— AMOUREUSEMENT : Aucun partenaire
— O.SEXUELLE : Hétéro, préférence pour les humaines et les elfes
Posté Sam 29 Juil - 1:38
Missive 1
Commandant,
nous avons finalement pu trouver le campement des mercenaires aux abords de la côte orageuse. La mission fut un brillant succès, leur chef est sous notre contrôle et comme promis nous allons le livrer à l'inquisiteur pour son jugement. Nous vous attendons.
Un soupçon de pluie et de charme



Désormais face à la jeune fille, le Commandant commençait à comprendre pourquoi les autres soldats passaient leur journée à la reluquer. Elle était dotée d'un certain charme, malgré la pluie qui s'abattait sur la côte, voir même, c'était ce qui la rendait d'avantage charmante. Elle termina alors sa gracieuse danse, et se retourna pour lui faire face. Sa robe trempée enlaçait ses formes voluptueuses, ses longs cheveux d'ébène laissaient la pluie se perler à ses extrémités comme si elle venait de sortir de l'eau, telle une sirène. Elle avait un regard serein, pleine de compassion. Elle ne dégageait pas une aura mauvaise, ce que Cullen finit par s'en rendre compte rapidement, maintenant qu'il était suffisamment près d'elle. Après un rapide coup d'oeil, il se mit à marcher tout en gardant un regard sur elle au cas où elle déciderait d'attaquer. Ne sait-on jamais avec les femmes.

" - Mon nom est Mellissandre ",  commença-t'elle en s'inclinant légèrement. Elle semblait avoir eu une éducation de haute-caste. Mais il était étrange de savoir une fille de société noble dans un endroit aussi reculé que la côte orageuse... Que venait-elle vraiment faire ici ?

" - Si, j’ai des choses à faire ici, sinon je ne serais pas là...Et j’ignorais que vous possédiez la côte orageuse. "

Cullen ne put s'empêcher d'afficher un grand sourire, en voyant que son regard se tournait vers les campements, comme si elle recherchait les gardes maintenant retournés au travail quelques mètres plus loin par leur capitaine.  

" - J'ai fais fuir votre public, Dame Mellisandre ? J'en suis navré ~ "

Il continuait de faire son petit tour, puis revint sur ses pas, en gardant la même démarche, comme un prédateur autour de sa proie. La jeune femme semblait ne pas vouloir partir tranquillement, vu le ton qu'elle employait pour lui répondre. Elle voulait sûrement jouer sur le même terrain que lui.

" - Sachez juste que votre présence autour du camp perturbes mes troupes et étant donné qu'il n'y a pas de villages à plus de 3h à galop, il est naturel de se demander ce qu'une jeune femme comme vous fais ici, seule. "

Il s'arrêta alors droit en face d'elle, en croisant les bras, attendant alors une réponse de sa part. Celle-ci s'approcha alors de lui, sans trop pénétrer dans son espace personnel.

" - Que recherchez-vous ? "

Il avait beau vouloir rester quelque peu sérieux, le fait que cette femme souhaitait le remettre à sa place lui donnait plus envie qu'autre chose de la défier en retour. Il aimait qu'on lui tienne tête, et bien plus quand c'était une jolie demoiselle qui le faisait.

" - Les gens du Sud sont charmants
, continua-t'elle alors que Cullen affichait un visage amusé, mais légèrement gêné.

" - P-pardon ...? "
" -  … mais ils manquent cruellement de politesse. Faut-il vraiment poursuivre cette conversation, ici, sous la pluie ? "


Le Commandant se retourna légèrement en direction du campement, avant de lui faire face à nouveau, le coude appuyé contre sa main.

" - C'est vrai qu'avec toutes ces histoires, j'en ai oublié de me présenter. Je suis Ser Cullen Rutherford, Commandant des forces armées de l'inquisition. "

Il pleuvait, mais des bourrasques de vent s'étaient levées depuis, augmentant fortement le déchaînement des vagues. Cullen, qui était aussi trempé qu'elle se doutait bien qu'elle commençait à avoir froid, c'était pourquoi il était en position de force comparé à Méllissandre. D'ailleurs, vu son accent, elle n'était pas des environs, mais du Nord. C'était à se demander si la raison du pourquoi elle était ici n'était pas en lien avec l'inquisition.

" - Quelque chose me dit que vous ne manquez pas de sujets de discussion, mais est-ce raisonnable de vous laisser entrer dans ce camp ? "

Peut-être que cette jeune femme souhaitait quelque chose de l'inquisition, mais pour cela, elle allait devoir se mettre à table bien avant de s'inviter dans le camp. Cullen la mettait en quelque sorte au défi.

" - Vous n'avez pas répondu à ma question quand je vous ai demandé ce que vous faisiez ici. Après, peut-être... que je vous laisserai vous mettre à l'abri sous les tentes. Je doute que ce soit simplement pour vous donner en spectacle, je me trompe ? "

PROCHAIN NIV. :
Invité
Invité
Posté Sam 29 Juil - 21:09
Se laissant examiner, Mellissandre dû dissimuler sa stupéfaction alors qu’elle apprenait le rang de son interlocuteur. Le commandant des armées de l’Inquisition, rien que ça ! Question haut gradé, elle était servie. Peut-être un peu trop même, il était toujours plus difficile de rentrer dans les bonnes grâces de personnes ayant tant de responsabilités.

Pour autant, elle n’allait pas se laisser impressionner : les gens importants elle en avait côtoyé toute sa vie. C’est pour ça que, loin d’être intimidé, Mellissandre laissa échapper un rire délicat face à la suspicion de Cullen. En soi il n’avait pas tort, mais le voir prendre tellement de précaution pour sa personne était tout de même un tantinet ridicule. Sans compter que son petit chantage ne prenait pas avec elle.

Le mimant pour créer une inconsciente complicité entre eux, Mellissandre croisa également les bras, se dotant ainsi de la même posture défensive mais veillant à souligner la forme de sa poitrine par la même occasion. Son sort l’aidait mais il ne fallait pas s’y tromper : même sans, elle restait rompu dans les arts de la séduction, elle avait passé toute son enfance à être observé de près et sévèrement sanctionné pour le moindre écart, jamais elle ne négligeait le moindre détail.

Stoïque, elle devait bien reconnaître qu’elle commençait à avoir sérieusement froid. En plus de ses vêtements et cheveux mouillés qui perlaient indolemment le long de son corps, il fallait désormais compter sur les bourrasque sauvages et glacées du vent marin.

« Je comprends votre méfiance à mon égard – elle est d’ailleurs réciproque – mais que craignez-vous au juste ? Que submergé par mon nombre de un, vos hommes ne puissent pas m’arrêter si mes intentions s’avéraient néfastes ? », répondit-elle finalement, se moquant ouvertement de son excès de prudence. Toute mage du sang qu’elle était, elle n’était pas assez téméraire pour s’en prendre à un camp toute seule. Mais montrer le ridicule de ses précautions n’auraient pas eu la même saveur si elle ne l’avait pas doublée d’un soupçon de provocation enjôleuse. Laissant ostensiblement son regard couler à nouveau sur son interlocuteur, elle s’attarda particulièrement sur ses bras et reprit après une très courte pause. « Vous même ne seriez-vous pas capable de me neutraliser si jamais je représentais une menace ? », minauda-t-elle en désignant son torse d’un geste d’un mouvement de tête alors qu’elle se rapprochait encore un peu, comme pour incarner un combat au corps à corps, lui montrer à quel point elle avait l’air frêle en comparaison. « Cette impressionnante musculature ne serait-donc là que pour la décoration ? », le brava-t-elle avec un soupçon de facétie non dissimulé et en même temps beaucoup de sensualité dans le ton de sa voix.

Elle avait bien remarqué la gêne qui avait transparu dans sa voix quand elle l’avait complimenté la première fois. Manifestement, le commandant n’était pas un homme très à l’aise avec ses tentatives de séduction franche et directe. Elle était capable de faire preuve de bien plus de subtilité que ces remarques superficiels mais pour l’heure elle cherchait davantage à le déstabiliser qu’à réellement le conquérir.

Maintenant qu’elle avait balayé cet argument, elle se permit de revenir sur ses autres remarques.

« Je suis navrée si je distrais vos hommes de leurs devoirs mais vous n’allez tout de même pas me tenir rigueur de leur indiscipline ? », rétorqua-t-elle en toute mauvaise fois, éludant encore une fois la raison de sa présence ici et ses motivations.

La pluie redoublait et Mellissandre sentait l’eau iodé couler le long de son visage, souligner ses lèvres avant de perler le long de son cou pour mourir sur sa poitrine dans un trajet aussi indolent qu’hypnotisant. Les bourrasques faisaient vibrer sa robe et ses cheveux mais ils étaient trop alourdis pour réellement virevolter à leur rythme.

Toutefois, malgré la violence des éléments, elle se décida à lui faire clairement comprendre qu’elle n’avait pas l’intention de lui en révéler plus… tout en lui en disant suffisamment pour qu’il ne souhaite pas éluder cette conversation qu’elle promettait. Si les choses s'éternisaient elle s'en irait tout simplement. Pour un temps tout du moins.

Lui souriant, radieuse malgré la grisaille, elle prit une voix douce, un peu mielleuse mais rehaussé d’une touche de piquant, de taquinerie.

« Messire Rutherford, sans vouloir vous offensez, je pense que vous ne devez pas être un très bon joueur de Grâce perfide », commença-t-elle avant d’expliciter sa pensée toujours enjôleuse : « Il faut savoir prendre des risques pour obliger son adversaire à trahir son jeu. J’aime beaucoup votre voix suave, mais je ne dévoilerais pas mes cartes si facilement, les informations que je détiens sont trop précieuses pour que je les livre ainsi », conclu-t-elle, glissant une nouvelle fois un audacieux compliment comme elle savait si bien le faire. Elle avait été obligé d’élever la voix pour se faire entendre dans la tourmente des éléments et ne désirant pas crier ce qu’elle avait à dire, elle se pencha pour pouvoir parler proche de son oreille.

« J’ai bien peur que si vous souhaitez savoir ‘ce qu’une fille comme moi’ fais ici, il va falloir être plus convaincant que ça, Commandant », le provoqua-t-elle une nouvelle fois toujours aussi charmeuse. Mellissandre aimait ce faire désirer - dans tous les sens du terme - et Cullen n'avait plus qu'à jouer sur cette corde s'il voulait ces informations si précieuses qu'elle avait glissé détenir.
PROCHAIN NIV. :
avatar
avatar
The Army's Commander ⊱ Inquisition
— PSEUDOs : Delavan
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Le soir
— MISSIVES : 360
— DC&TC : Louhara Feralmas
— PRESTIGE : 657
— PAIRING & OTP : Cullelia

— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Fereldien
— ÂGE : 31 ans
— PROFESSION : Templier
— FACTION : Inquisition
— ARMES : épée, bouclier et maniement de l'arc
— AMOUREUSEMENT : Aucun partenaire
— O.SEXUELLE : Hétéro, préférence pour les humaines et les elfes
Posté Dim 30 Juil - 0:37
Missive 1
Commandant,
nous avons finalement pu trouver le campement des mercenaires aux abords de la côte orageuse. La mission fut un brillant succès, leur chef est sous notre contrôle et comme promis nous allons le livrer à l'inquisiteur pour son jugement. Nous vous attendons.
Un soupçon de pluie et de charme



Le commandant remarqua que la demoiselle était joueuse, bien plus qu'avant. Il était indéniable, elle cachait bien son jeu. Mais malgré tout, il n'était pas déplaisant de poser le regard sur cette magnifique jeune femme. Il y avait quelque chose qui se dégageait d'elle, qui était étrange à cerner. Quelque chose qui semblait donner envie d'aller auprès d'elle, d'y rester et de s'y sentir en sécurité, mais en même temps qui répulsait Cullen. Il eut un instant d'absentéisme, puis releva le regard vers la jeune femme.

" - Je comprends votre méfiance à mon égard – elle est d’ailleurs réciproque – mais que craignez-vous au juste ? Que submergé par mon nombre de un, vos hommes ne puissent pas m’arrêter si mes intentions s’avéraient néfastes ? "
" - Vous vous fourvoyez, noble dame. Ce ne sont guère mes intentions que de vous accuser de quoi que soit. A l'heure actuelle, cela m'embête simplement que vous rôdiez autour du camp. "


Quelque chose était louche, mais entêté, Cullen voulait savoir ce quoi il s'agissait. Il faisait volontairement durer la conversation avec elle. Il fit un pas en avant, histoire de se rapprocher un peu plus, en passant furtivement une main dans ses cheveux.

" - A moins que vous ne comptiez vraiment me menacer ? "
" - Vous même ne seriez-vous pas capable de me neutraliser si jamais je représentais une menace ? "


Elle s'avançait encore plus jusqu'à se retrouver vraiment proche de lui. Elle était bien plus petite que lui, et la voir menaçante était presque hilarant, mais le Commandant restait plutôt stoïque sur sa manière de se tenir devant elle, comme si elle s'adressait à une pierre. Il en fallait plus que ça pour l'ébranler, et il n'allait pas tarder à le ressentir.

" - Cette impressionnante musculature ne serait-donc là que pour la décoration ? "
" - Est-ce que vous tenez vraiment à le savoir ? Ce serait vraiment dommage de devoir lever la main sur vous. "


Elle était maligne, elle essayait de le faire broncher par ses charmes. Et elle n'était pas mauvaise dans sa manière de faire. Cullen ne voulait pas jouer au même jeu qu'elle, car il ressentait tout à coup une migraine lui montrer au crâne. Quelque chose de fréquent pour lui ces derniers temps en particulier, mais qui ne lui importaient peu. Pour lui c'était le seul prix à payer pour avoir voulu tourner la page sur son passé quelque peu désastreux et accablé d'échecs. Peu de gens le savait, pas même ses hommes, mais cela commençait à vraiment devenir douloureux. Il était temps pour lui de se retirer, et pour se faire il avait une idée derrière la tête.

" - Je suis navrée si je distrais vos hommes de leurs devoirs mais vous n’allez tout de même pas me tenir rigueur de leur indiscipline ? "

Il se contenta de rire doucement en réponse. Elle continuait d'attaquer, il fallait que cela cesse. Malgré le fait qu'elle s'amusait à tourner autour de lui, il ne se laisserait pas berner aussi facilement. Mais le regard de Mellissandre n'était pas celui d'une femme apeurée qui ne cherchait aucun problème. Si c'était le cas, elle aurait rapidement été impressionnée par le commandant et serait partie sans histoire. Hors ce n'était pas le cas, elle attendait quelque chose de l'inquisition, pas de lui personnellement. De base il ne devait pas être ici, n'importe qui aurait été surpris de le voir ici. Il se perdit quelques instants dans son regard, en regardant l'eau ruisseler sur son corps.

" - Messire Rutherford, sans vouloir vous offensez, je pense que vous ne devez pas être un très bon joueur de Grâce perfide "
" - Je dois vous avouer que ce n'est pas l'activité avec lequel je prends le plus de plaisir à participer. "
" - Il faut savoir prendre des risques pour obliger son adversaire à trahir son jeu. J’aime beaucoup votre voix suave, mais je ne dévoilerais pas mes cartes si facilement, les informations que je détiens sont trop précieuses pour que je les livre ainsi "
" - Je constate que vous aussi n'êtes pas sans surprise. Vous venez de me dévoiler une de vos cartes maîtresses sans vous en rendre compte. "


La belle inconnue continua les attaques en entremêlant une sensualité déconcertante ainsi que de provocation. Comme l'on disait, une belle fleure possède toujours des piquants. Mais elle recherchait bien quelque chose, ce qu'elle venait d'avouer de son plein gré. L'instinct de Cullen s'était avéré exact sur certains points. Peut-être que cette femme était redoutable, mais elle souhaitait quelque chose de lui, ce pourquoi elle n'agissait pas sans un minimum de réflexion.

" - J’ai bien peur que si vous souhaitez savoir ‘ce qu’une fille comme moi’ fais ici, il va falloir être plus convaincant que ça, Commandant "
" - Je vois que j'ai affaire à une professionnelle, si c'est parlementer que vous voulez, on peut s'arranger autrement ~  "


Cette fois elle s'était approchée un peu trop près, ses cheveux avaient frôlés le visage étonné du commandant, quand elle vint lui susurrer ces mots à son oreille. Sa respiration le trahissait dans sa droiture, mais il se battait pour rester calme, ses migraines commençant à lui donner quelques vertiges.

Il fit alors un pas en arrière pour s'éloigner d'elle, puis reparti en direction du camp, sans regarder à nouveau derrière lui, comme s'il fuyait la peste. Il fallait qu'il s'isole quelques instants, au calme. Et pour cela il fallait trouver un prétexte. Et ce prétexte il l'avait.

" - Fort bien, je vous laisse me suivre. "

Il l'invita donc à le suivre jusqu'à la tente du capitaine où étaient stationnés ses deux camarades. Ils étaient les deux à l'extérieur à affuter leurs équipements, et ne relevaient la tête que quand ils virent arriver Mellissandre. Le capitaine aussi fut surprit de la réaction de Cullen vis-à-vis de cette femme.

" - Mais... ? Commandant vous... "
" - ... Ah vous tombez bien, capitaine ! Est-ce possible de répondre aux besoins de cette jeune femme pendant que je pars vérifier l'état de mes chevaux ? "
" - Heu.. B-bien entendu...? "

Cullen attendit qu'il aille rejoindre la jeune femme et l'installer à l'intérieur de la tente, s'assurant qu'elle était bel et bien occupée quelques instants. Une fois qu'elle avait franchi l'entrée de la tente il parti d'un pas pressé dans la direction opposée des écuries, ce qui surprit un de ses gardes.

" - Le commandant à l'air... perdu "
" - Attends, je vais aller lui rappeler que les chevaux sont stationnés de l'autre côté. "


En effet, l'ex-templier passa près des chevaliers qui s'entraînaient, puis dévia vers les tentes pour s'isoler à l'arrière d'une d'entre elles, en se laissant tomber sur une pile de caisse qui se trouvait à proximité. Il y resta quelques instants, la tête appuyé dans une de ses mains. Malgré la pluie, il transpirait énormément et tremblait beaucoup. Il observait sa main libre, troublée par l'effet que lui avait fait cette femme. Mais malheureusement pour lui, ce n'était pas la première fois qu'il ressentait ces symptômes. En règle général elles étaient moins violentes que celles qu'il venait de vivre.

Cullen était templier autrefois. Et comme tout bon templier, il eut ingéré du lyrium pendant des années pour combattre les mages renégats, et être insensible aux attaques de ces derniers. Seulement, après la chute de l'ordre qu'il a essayé de mettre en place à Kirkwall, il a décidé d'arrêter de prendre du Lyrium. On lui eut dit plusieurs fois qu'il risquait d'en mourir, mais peu importe, il allait y arriver. Il n'avait pas besoin de cela pour être fort et pour prouver qu'il était utile à l'inquisition.

Il se rappelait de ce que Mère Giselle lui avait dit quand elle avait examiné son cas. A force de dépendance quand le corps perçoit la magie, il recherche le lyrium dont il avait besoin pour contrer ces attaques. Or, vu qu'il n'en consommait plus, il était très probable de recevoir des contre-coups de la part de son corps qui en réclamait. Et cela le mit dans tous ses états, comme actuellement. Sauf que les effets étaient bien plus violents, c'était la raison pour laquelle il souhaitait s'isoler.

Prit dans ses souvenirs et ses réflexions, il sursauta quand il se fit retrouver par un de ses templiers.

" - Commandant ? Tout va bien ? "

Il se retourna alors, surprit d'avoir été suivi. Il tremblait encore, mais mit les mains derrière le dos pour cacher son malaise. Il s'approcha alors de son camarade jusqu'à atteindre son niveau.

" - T-tout va bien, ce n'est que la fatigue du voyage..."
" - Vous en êtes sûr ? .. hem.. Dites, ce n'était pas pour aller vérifier l'état des chevaux que vous êtes parti ? "
" - Puisque je vous dis que c'est la fatigue, officier !! Où est-ce que vous ne comprenez pas mes dires ?! "
" - Oh, heu.. ce n'est pas pour vous offenser ou quoi que... "
" - Reprenez vos affaires, cela sera suffisant !! "
" - O-oui, tout de suite, Commandant "


Afin d'éviter le malaise, le templier reparti en direction de la tente sans faire d'histoire. Cela n'allait pas fort chez Cullen, mais il était certain d'une chose : Mellisandre était mage et avait réussi à l'atteindre durant l'instant où elle était restée près de lui, et bien plus quand elle l'avait effleuré. Ses instincts de templiers ne le trompaient jamais. Mais finalement remettre à l'ordre son officier lui avait fait du bien, et le mal avait diminué. Il pouvait maintenant retourner voir la jeune femme et écouter ce qu'elle avait à lui dire.

Il reparti donc d'un pas décidé en direction de la tente du capitaine où la jeune femme se trouvait actuellement seule avec lui.

PROCHAIN NIV. :
Invité
Invité
Posté Dim 30 Juil - 12:36
- Est-ce que vous tenez vraiment à le savoir ? Ce serait vraiment dommage de devoir lever la main sur vous.
« Tout dépend comment vous levez la main sur moi », susurra-t-elle du tac au tac en réponse à sa menace, suggérant bien autre chose qu’un combat rien qu’avec le ton caressant de sa voix.

Toutefois, mise à part cette répartie à la mesure de ses attaques incessantes depuis le début de leur conversation, Mellissandre se contenta de sourire poliment aux autres remarques de Cullen. Elle était surprise qu’il pense qu’elle avait involontairement dévoilé qu’elle détenait une information alors que cela avait été soigneusement calculé mais elle n’était pas du genre à le détromper. Elle préférait qu’il se pense plus malin qu’elle, cela l’arrangeait d’être sous-estimée tant qu’elle n’était pas déconsidérée.

Mellissandre n’était pas quelqu’un qui se vexait facilement, tout ce qui comptait pour elle était le résultat et Cullen avait mordu son appât à pleine dent. Elle était donc tout à fait de bonne humeur et son sourire enjoué et mystérieux malgré son corps transi était sincère.

Le regardant s’éloigner précipitamment en direction du camp, Mellissandre lui emboîta le pas. Inconsciente de la douleur qui vrillait son crane, elle pensait simplement qu’il tentait de dissimuler son embarras suite à leurs échanges. Malgré sa légère bravade quand il était rentré dans son jeu en lui suggérant de « parlementer » autrement, il s’était bien vite reculé, témoignant aux yeux de Mellissandre du malaise vis à vis de leur proximité. Elle ne pouvait pas imaginer que ce malaise était littéral.

Introduit dans ce qui semblait être la tente de commandement après s’être nonchalamment essoré les cheveux, Mellissandre offrit son plus beau sourire aux deux individus qui affûtés tranquillement leur armes à l’intérieur. Manifestement ils étaient surpris de la voir et après un coup d’oeil furtif à ses formes exhibées par sa robe détrempé ils interrogèrent leur supérieur sans cacher leur stupéfaction.

Sans leur laisser le temps de finir, Cullen leur confia sa garde et parti sous un prétexte fallacieux. Il n’était guère besoin d’être un génie pour savoir que vérifier l’état des chevaux n’était qu’une excuse, il y avait plus urgent comme tâche… Toutefois, encore une fois, elle ne soupçonnait pas le moins du monde une atroce migraine. Elle pensait simplement qu’il voulait s’entretenir en privé de quelque chose.

Feintant de le croire sur parole, elle adressa un nouveau sourire radieux aux deux individus chargés de sa protection et dès que Cullen eu disparu, elle commença ses doléances. Après tout, il avait ordonné qu’on s’occupe de ses besoins et Mellissandre était une noble capricieuse, elle n’allait pas se contenter de demander une serviette…

C’est ainsi que lorsque Cullen revint quelques instants plus tard, le capitaine était en train de piétiner à l’extérieur de la tente, à peine abrité par le paravent.

« Oh Commandant !  ...» le salua-t-il dès qu’il aperçu son supérieur. Manifestement mal à l’aise et agité, il bafouilla quelques mots avant de s’expliquer plus clairement. « Dame Mellissandre à demander de quoi se changer, elle est avec Reyda », se justifia-t-il, précisant bien qu’il n’avait pas eu la stupidité de la laisser sans surveillance malgré l’étrangeté de la situation. Il avait juste demandé à une garde femme de s’en occuper pour des raisons évidentes de décence.

Voir le Commandant et le Capitaine relégué à l’extérieur de la tente à peine abrité de la pluie aurait sans doute était une situation fort comique mais, la fameuse Reyda jaillis à ce moment précis de l’ouverture.
« Madame la princesse a finis », grogna-t-elle manifestement de mauvaise humeur « enfin ‘finis’ », ajouta-t-elle en levant les yeux au ciel avant de partir d’un pas vif plus loin en continuant de grommeler entre ses dents. « J’ai pas signé pour m’occuper d’une sorcière. »

Le capitaine entra donc dans la tente à question, ayant un petit temps d’arrêt devant la vision qui s’offrait à ses yeux. Il comprenait mieux les propos de Reyda maintenant. Les habits qu’on lui avait apporté étaient trop grand pour elle mais cela ne semblait pas la déranger. Elle avait simplement enfilé une longue chemise en lin qui lui servait de robe décente bien qu’outrageusement courte. Mais outre ses jambes finement sculptées par des années de danses, ce qui attirait l’attention était la flamme qui crépitait doucement dans un de ses doigts et avec laquelle manifestement, elle s’efforçait de sécher ses cheveux, ayant penchée la tête à droite après avoir rabattue ses soyeuses mèches ébènes du même côté.

Créer une petite flamme était un exercice basique que n’importe quel enfant de 6 ans était capable de réaliser sans problème. En effet, cela demandait peu de puissance mais le plus dur était de la maintenir : un peu trop de puissance et elle risquait de vous brûler, pas assez et elle allait mourir. La voir ainsi l’utiliser pour se sécher avec indolence était donc le signe d’une grande maîtrise de la magie qui expliquait bien le terme de ‘sorcière’ employé plus tôt par Reyda…

Dès qu’elle aperçu ses deux interlocuteurs elle leur sourit comme si la situation était la plus naturelle du monde.

« Les chevaux vont bien Commandant ? », demanda-t-elle pour montrer qu’elle n’était pas dupe. D’ailleurs, ce n’était que pur provocation vu qu’elle ne le laissa même pas répondre, faisant une moue en voyant ses habits qui gouttaient sur le sol. « Vous ne devriez pas garder vos vêtements trempés, vous allez attraper froid », le materna-t-elle, renversant par la même, la situation. Ce n’était plus elle qui était sans-gêne c’était lui qui manquait de prudence.

Suivant le regard choqué du capitaine sur sa flammèche, elle marqua un temps d’arrêt et soupira. Jugeant ses cheveux assez sec, elle se redressa et regarda simplement l’énergie danser entre ses doigts qu’elle remuait légèrement avant de l’éteindre d’un geste sec.

« Oui, je suis une mage, non je danse pas la sarabande avec des démons les soirs de pleine lune, je ne mange pas d’enfant non plus et, pour ce que ça vaut, non je ne suis pas une apostate », annonça-t-elle d’une traite avec un long soupir de lassitude. Les Sudiste étaient tellement coincé vis à vis de la magie que s’en était fatiguant. A Tevinter, utiliser la magie était un signe de réussite sociale, c’était aussi naturel que de respirer. Depuis qu’elle était là, quand elle le devait, elle cachait ses pouvoirs mais quand elle estimait que sa vie n’était pas en danger elle ne se gênait pas.

Après cet instant d’amertume, elle retrouva ses attitudes enjôleuses, les gratifiant d’un sourire lumineux, alors qu’elle s’asseyait sur une chaise, croisant ses interminables jambes pratiquement dénudées. Magnifique odalisque, elle était bien consciente que sa position exhibait parfaitement ses courbes malgré la tenue nonchalante qu’elle portait. En fait, elle aurait probablement pu enfiler un costume de saltimbanque sans que sa beauté et sa sensualité n’en soit le moins du monde altéré.

Suivant une nouvelle fois le regard du Capitaine elle demanda avec un petit sourire amusé : « Les couleurs de l’Inquisition me vont bien ? »

Bien qu’anodine, en réalité sa remarque ne l’était pas étant donné qu’elle souhaitait réellement joindre l’Inquisition.

Le pauvre Capitaine, perdu entre cette beauté irréelle et son devoir, détourna les yeux, se raccrochant à son Commandant, lui jetant un regard suppliant, désireux de s'enfuir le plus loin possible de cette vil tentatrice, car il savait bien qu'il était incapable de lui résister.
PROCHAIN NIV. :
avatar
avatar
The Army's Commander ⊱ Inquisition
— PSEUDOs : Delavan
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Le soir
— MISSIVES : 360
— DC&TC : Louhara Feralmas
— PRESTIGE : 657
— PAIRING & OTP : Cullelia

— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Fereldien
— ÂGE : 31 ans
— PROFESSION : Templier
— FACTION : Inquisition
— ARMES : épée, bouclier et maniement de l'arc
— AMOUREUSEMENT : Aucun partenaire
— O.SEXUELLE : Hétéro, préférence pour les humaines et les elfes
Posté Dim 30 Juil - 16:45
Missive 1
Commandant,
nous avons finalement pu trouver le campement des mercenaires aux abords de la côte orageuse. La mission fut un brillant succès, leur chef est sous notre contrôle et comme promis nous allons le livrer à l'inquisiteur pour son jugement. Nous vous attendons.
Un soupçon de pluie et de charme



En reprenant la route vers le campement, il leva les yeux quelques instants au ciel quand il vit un éclair le traverser et éclairer la côte, avant de grogner dans un fracas épouvantable. Le vent continuait de balayer la zone, et une nouvelle pluie plus forte et lourde s'abattait sur le sol, faisant glisser les recrues qui passaient sur les rochers avoisinants. Le vent soufflait de plus en plus fort et le capitaine était finalement sorti de la tente pour rappeler ses troupes et leur ordonner de remiser le matériel pour la nuit. Cullen arrivait vers lui à cet instant, trempé de la tête aux pieds.

" - Oh Commandant !  ...  "

Interpellé, il leva les yeux en direction du capitaine d'un air interrogatif. Il semblait perdu, et particulièrement nerveux. Le pauvre homme ne savait pas vraiment où se mettre et passait son temps à se passer la main derrière la tête.

" - Dame Mellissandre à demandé de quoi se changer, elle est avec Reyda "

Suite à ses paroles, Cullen souffla du nez comme si cela l'embêtait, puis se retourna pour regarder dans la même direction que son interlocuteur. Les soldats ramenaient les caisses près des tentes, et renforçaient les attaches pendant que d'autres rentraient les mannequins sur lesquels ils s'entraînaient à frapper dessus. La jeune femme avait été laissée avec une Garde pendant qu'elle trouvait de quoi se changer.

" - Si tel était son souhait... "
" - Quelque chose vous tourmente, Commandant ? "


Cullen baissa les yeux sur le sol, observant une petite flaque puis entendit quelque chose qui l'interrompit quand il se mettait à répondre au Capitaine. La fameuse garde quittait son post à ce moment-là, visiblement en colère. Le capitaine soupira, presque gêné que le Commandant assiste à une telle situation.

" - Madame la princesse a fini... enfin " fini "... J’ai pas signé pour m’occuper d’une sorcière. "

Les deux hommes regardèrent la jeune recrue s'éloigner d'un pas lourd en direction du matériel pour retourner aider les autres à ranger.

" - Est-ce l'air du large, ou les femmes sont toujours autant caractérielles, par ici ? "
" - Je ne sais franchement pas quoi vous répondre, Commandant ... "


Sur ces paroles il se retourna et se rendit à l'intérieur de la cabane pour voir ce que faisait Mellisandre. Il entra le premier, Suivi de Cullen. En entrant dans la tente, ce dernier se heurta au capitaine qui restait hébété à l'entrée. En effet, la jeune femme n'était vêtue que d'une simple chemise, assez longue pour recouvrir ses hanches. Elle ne semblait pas du tout dérangée par l'arrivée des deux compagnons dans la pièce et était occupée à se sécher les cheveux avec une flamme au bout de sa main. Toujours derrière le capitaine, Cullen confirma alors ses pensées : C'était bien une mage, et elle utilisait bien sa magie sur lui, auparavant.

" - Les chevaux vont bien Commandant ? Vous ne devriez pas garder vos vêtements trempés, vous allez attraper froid "

Encore de la provocation, décidément, elle recherchait vraiment les ennuis. Mais Cullen n'avait pas l'intention de se changer ainsi devant elle, et encore moins en sachant qu'il s'agissait d'une mage. Il se contenta de reprendre la serviette qu'il avait laissé sur le dos d'un fauteuil, un peu plus tôt et se le passer sur les cheveux.

" - C-commandant.. !! "

Il avait murmuré ces mots pour attirer son attention sur les doigts de la jeune femme qui maniaient une douce magie. Elle compris d'ailleurs qu'il parlait de cela, et elle ne tarda pas à effacer la présence de magie qui parcouraient ses doigts.

" - Oui, je suis une mage, non je danse pas la sarabande avec des démons les soirs de pleine lune, je ne mange pas d’enfant non plus et, pour ce que ça vaut, non je ne suis pas une apostate "
" - Pas la peine de le préciser, cela fait depuis que j'ai croisé votre regard que j'ai su que vous étiez mage. Comme la plupart de mes hommes, d'ailleurs."


Il avait en effet ressenti quelque chose, mais avait horreur de devoir mettre direct une étiquette sur une personne. Surtout si cette dernière était un mage. Et hors, il avait très clairement ressenti les effets néfastes qu'elle avait sur lui, en utilisant sa magie. Le commandant fit alors comme si de rien n'était et ôta son manteau pour aller l'essorer au-dehors de la tente, car elle était plus qu'imbibée d'eau.

Une fois cela fait, il revint à l'intérieur et alla le suspendre quelque part au fond de la pièce pour qu'elle puisse sécher . Entre temps, Mellisandre s'était déjà assise sur une chaise, à son aise. De son côté, le commandant préféra prendre place sur le fauteuil qui se trouvait à plusieurs mètres d'elle. Il y étendit une serviette dessus, quand il fut interrompu par les paroles de la jeunes femmes, à l'égard du capitaine qui commençait à devenir rouge pivoine.

" - Les couleurs de l’Inquisition me vont bien ?  "


Cullen regarda ce pauvre homme qui semblait le supplier du regard. Il se passa une main nerveuse dans les cheveux et se retourna vers la sortie de la tente.

" - Si vous me le permettez, Commandant, je vais prendre congé. "
" - A votre aise, capitaine. "


Sans plus tarder, il retourna dehors, avant de s'éloigner plus loin en poussant un soupir saccadé. Un des deux templiers de Cullen trouvait cette situation vraiment louche. Lui, il avait deviné qu'il s'agissait d'une mage, et ce rien qu'en ayant levé les yeux sur elle. Ne souhaitant pas laisser son commandant seul avec elle, il entra dans la tente, la main sur son épée.

" - Commandant, est-ce que cette mage vous importune ? "
" - Pas à l'heure actuelle, soldat. Je vais simplement m'entretenir avec elle. "


Le templier s'inclina et reparti en dehors de la tente, mais décida tout de même de rester stationné et sur ses gardes à l'entrée dans le cas où quelque chose tournerait mal.

Suite à cette interruption, Cullen finit par s'asseoir dans le fauteuil, à son aise également.

" - Vous venez de Tevinter, n'est-ce pas ? Je reconnaitrai votre accent entre mille. Mais qu'est-ce qu'une mage de votre rang fait ici, aussi loin de son pays ? "

Il avait observé les manières de cette femme, et ce n'était pas une simple citoyenne Tévintide. Elle devait être très probablement de la haute-société, ou avoir dû côtoyer la noblesse.

" - Cherchiez-vous à entrer en contact de quelque manière que ce soit avec l'inquisition ? Dans quel but ? "

PROCHAIN NIV. :
Invité
Invité
Posté Lun 31 Juil - 0:12
Les templiers du Sud étaient d’un autre niveau que ceux de Tevinter, il fallait bien l’avouer. Quand Cullen déclara que lui – et une partie de ses hommes – avaient déjà compris qu’elle était mage, Mellissandre ne cacha pas sa surprise. Elle ne s’attendait pas à être découverte sans utiliser la magie… En fait, elle ne savait même pas s’il était sincère ou s’il bluffait. Dans tous les cas, en ne cherchant pas à cacher ses pouvoirs elle devait avoir montré son honnêteté, ce qui était plutôt positif pour elle. Puisqu’il déclarait avoir « vu » sa magie, Mellissandre le gratifia d’un petit sourire en coin.

« Vous avez dû vraiment bien regarder alors... », répliqua-t-elle nonchalamment avec un air entendu. Cullen résistait admirablement bien à ses charmes mais elle n’aurait pas perdu sa soirée si un rougissement le trahissait. Vu tout ce qu’elle exposait, même sans le vouloir, s’était fort improbable que ses yeux n’aient pas glissés au moins une fois le long d'une courbe aguicheuse.

Le Capitaine manifestement rendu mal à l’aise par la situation finit par s’éclipser avec la permission de son supérieur, et Mellissandre se permit même de lui faire un léger signe de la main pour le saluer alors qu’il se précipitait vers la sortie. Ultime bravade à son encontre pour rester gravé dans sa mémoire.

Elle pensait être enfin seule, mais un autre templier habillé en armure complète cette fois – à se demander comment il faisait pour qu’elle ne grince pas après un temps pareil – vint s’enquérir du bien être de son capitaine. Manifestement, il se méfiait de Mellissandre et elle ne savait pas trop comment interpréter ce zèle. En tout cas, le moins qu’on puisse dire c’est que le commandant était apprécié de ses hommes. Un bon signe pour l’Inquisition, un mauvais pour Corypheus.

Soutenant le regard presque haineux de l’individu, Mellissandre se demanda si son charme ne fonctionnait pas sur lui ou s’il détestait tant les mages qu’il pouvait passer outre. Toutefois, elle le gratifia d’un sourire à l’image de ceux qu’elle avait distribué sans avarice depuis le début de la journée. Un air angélique si forcé qu’il en devenait presque une provocation mais les ordres étaient les ordres et l’homme ne fit donc pas d’histoire.

Maintenant qu’ils étaient enfin en tête à tête – littéralement car il était venu s’asseoir confortablement en face d’elle – ils pouvaient discuter et Cullen ne tarda pas à ouvrir à nouveau les hostilités. Ah, n’avait-il donc jamais entendu parlé du concept de préliminaire ?

Retenant une remarque à ce sujet, elle opina quand il déclara avoir compris qu’elle était Tévintide. Elle aurait bien aimé annoncer la vérité de manière théâtrale et grandiloquente mais en soit, ce n’était pas si surprenant qu’il ait compris, effectivement, son accent la trahissait. Si elle avait été sûre du contraire, c’est que c’était elle qui le sous-estimait et elle se refusait à cette éventualité.

Encore une fois, il voulait savoir la raison de sa présence, et encore une fois, telle une amante insaisissable, elle le faisait languir en refusant de la lui donner. Pourtant, son mensonge était largement au point, mais elle se donnait davantage d’importance en faisant ainsi traîner les choses.

« C’est qu’en plus d’être beau vous avez le sens de l’observation », le taquina-t-elle toujours aussi facétieuse. Toutefois, contrairement à certaines de ses piques un peu salé, il y avait quelque chose de plus doux dans l’expression de son visage. De la séduction agressive elle était passé dans quelque chose qui relevait plus du jeu. Comme pour lui montrait qu’elle l’appréciait malgré ses bravades. Une évolution subtile qui était plutôt sincère pour être honnête. Elle appréciait la fermeté dont faisait preuve le commandant mais qui était légèrement troublé par la légère timidité qu’il dissimulait moins efficacement qu’il le pensait.

« Effectivement, je suis bien une altus tevintide », confirma-t-elle pour la forme, sans pensait qu’il ne connaissait peut-être pas les classes sociales de son pays. Pour elle, l’Empire était le centre du monde et c’est vrai que parfois elle oubliait que le Sud avait une vision très étriquée de ce dernier, ne connaissant que leurs excès et la position des mages.

« Je m’appelle Mellissandre Alirius, fille de la magister Marilia Vineon et du magister Octavius Alirius », se présenta-t-elle à nouveau, cette fois avec toute la solennité qu’appelait son nom. Il n’était pas difficile de sentir dans sa voix tout le respect dû à ses parents, tout son orgueil de faire parti de cette illustre famille. Et pour le coup, Cullen ne pouvait ignorer que les magisters gouvernaient Tevinter, cela confirmait donc sans doute possible l’importance de sa position.

Maintenant que ces formalités étaient achevées, Mellissandre plongea à nouveau son regard dans celui du Commandant. Plus de sensualité enjôleuse cette fois, elle était devenu sérieuse, retrouvant son visage naturel d’une placidité exemplaire. Neutralité qu’elle ne tarda pas à adoucir un peu d’un léger sourire pour ne pas être austère.

« Vous vous trompez, je ne cherchais spécialement à rencontrer l’Inquisition, mais disons que je sais profiter des opportunités qui s’offrent à moi », déclara-t-elle en ne le quittant toujours pas des yeux. Le premier mensonge d’une longue liste. D'ailleurs, preuve de son sérieux, elle ne se donna même pas la peine de faire un sous entendu sur le fait de profiter des opportunités. C'est dire si elle était concentrée.

« Voyez vous, si j’ai été envoyé ici c’est que ma famille - et d'autres nobles de l'Empire - s’inquiète des conséquences néfastes des actes de ce… Corypheus, et surtout de ses séides, les Venatori, pour l’Empire. Les Tevintides sont déjà accusés d’avoir provoqué les Enclins et voilà que cette engeance démoniaque sort de nulle part et met Thédas à feu et à sang.  Nous ne souhaitons pas qu’une nouvelle catastrophe nous soit imputée, nous n’avons vraiment pas besoin de ça alors que nous sommes déjà en guerre contre les Qunari », expliqua-t-elle avec une certaine emphase, reprenant un discours de couloirs entendus auprès d’un conseiller de l’archonte.

Si la majorité des magisters souhaitaient l’avènement de Corypheus sans prendre le risque de se mouiller, l’Ancien avait de fervents détracteurs, il ne lui avait pas été difficile de piocher dans leurs arguments pour se créer un personnage solide.

L’avantage d’être aussi vide que Mellissandre c’est qu’elle pouvait se montrer très convaincante. Comme elle ne ressentait pas d’affection particulier pour Corypheus, se contentant d’obéir aux ordres, il lui était facile de ternir son nom sans sourciller. Elle se permettait même d’avoir un ton en tantinet dramatique pour montrer à quel point le visage de son pays la touchait.

Maintenant, il ne lui restait plus qu’à se faire désirer et le tour était joué.

« Sans vouloir vous vexer, dans mon pays, l’Inquisition est vu comme un groupe d’arriviste qui souhaite profiter de la situation pour se faire une place de Thédas. Mais, depuis que je suis ici, j’ai vu le respect que les gens vous porte, c’est pour ça que je suis disposée à collaborer et à vous donner les informations vitales que j'ai recuilli, mais j'ai deux conditions », annonça-t-elle, se calant plus solidement sur son fauteuil pour paraître plus ferme. A l’entendre et à la voir, on aurait presque cru qu’elle portait une armure complète tant elle débordait d’assurance.

« Tout d’abord, je veux m’assurer que l’Inquisition est bien ce qu’elle prétend être : une force qui œuvre pour le bien de Thédas, et surtout une puissance qui a les moyens de sa politique et pas une marionnette de papier », déclara-t-elle, énonçant clairement ce qu’elle souhaitait du Commandant. Maintenant, il devait comprendre pourquoi elle avait fait tant d’histoire pour rentrer dans le camp : elle voulait voir les infrastructures, l’organisation, la discipline. Mais il avait encore beaucoup à dire pour la convaincre de son efficacité.

« Ensuite, si j’estime que l’Inquisition a une chance de vaincre, je veux en faire parti. J’entends par là que mon implication est aussi une question politique. Je souhaite que quand nous triompherons, le monde sache qu’une tévintide a agit pour sauver Thédas. Les amalgames sont inévitables, mais j’aimerais qu’il y en ait le moins possible », conclu-t-elle toujours aussi solennel en lui faisant face.

Se redressant, elle se pencha en direction de Cullen, sans se soucier que la chemise trop ample laissait une vue imprenable sur sa poitrine.

« Alors Commandant, à quel point êtes vous désireux de voir mes cartes ? », questionna-t-elle, retrouvant son souffle sensuel et légèrement provocateur. C’était fascinant de voir comme elle arrivait à donner des allures de propositions salaces à une phrase si anodine. Tout était dans le sourire. Charmeur, confiant et légèrement mystérieux.

Tout se jouait maintenant, elle le savait. Cullen saurait-il dépassé les inévitables préjugés à son encontre du fait de ses pouvoirs et de son origine ? Elle en avait presque le coeur qui battait.
PROCHAIN NIV. :
avatar
avatar
The Army's Commander ⊱ Inquisition
— PSEUDOs : Delavan
— DISPONIBILITÉ RPs : ✓ Disponible
— PRÉSENCE : Le soir
— MISSIVES : 360
— DC&TC : Louhara Feralmas
— PRESTIGE : 657
— PAIRING & OTP : Cullelia

— ICONE (100x100) : — NATIONALITÉ : Fereldien
— ÂGE : 31 ans
— PROFESSION : Templier
— FACTION : Inquisition
— ARMES : épée, bouclier et maniement de l'arc
— AMOUREUSEMENT : Aucun partenaire
— O.SEXUELLE : Hétéro, préférence pour les humaines et les elfes
Posté Lun 31 Juil - 20:46
Missive 1
Commandant,
nous avons finalement pu trouver le campement des mercenaires aux abords de la côte orageuse. La mission fut un brillant succès, leur chef est sous notre contrôle et comme promis nous allons le livrer à l'inquisiteur pour son jugement. Nous vous attendons.
Un soupçon de pluie et de charme



Ses questions étaient très simples, et la demoiselle ne devait pas avoir de peine à y répondre. Pourtant, cela l’amusait de ne pas répondre à ses questions. Elle rebondissait sur des compliments et de la séduction précipitée, ce que ne supportait pas Cullen. Si elle continuait, il allait perdre patience et la forcer à lui donner les informations qu’il souhaitait entendre. Mais dans le pire des cas, il se contenterait de l’ignorer, une chose qu’une femme qui se trouve désirable déteste au plus haut point, surtout si cette dernière n’arrivait pas à mettre le grappin sur sa cible.

" - C’est qu’en plus d’être beau vous avez le sens de l’observation. Effectivement je suis bien une altus Tevintide."
" - J'en suis flatté ~ "


A force de côtoyer des personnes de diverses nationalités à Fort Céleste, il était facile pour Cullen de reconnaître les accents. De plus, leurs manières les trompaient, tant chaque nation possède ses propres politesses. Cependant, lorsque la jeune femme mentionna « Altus » cela rappela une de ses discussions avec Dorian à propos de l’empire. Il s’agissait du nom désignant la classe dirigeante composée de Magisters, les meilleurs mages de tout le  pays. Comme quoi l’Ex-templier avait vu juste, elle avait bel et bien côtoyé la classe noble de Tevinter. Mais c’était ce qui attisa d’avantage la flamme de sa curiosité envers elle.

" - Je ne me doutais pas que vous étiez de la haute-société de Tevinter. Vous êtes magister ? "
" - Je m’appelle Mellisandre Alirius, fille de la magister Marilia Vineon et du Magister Remus Alirius "


Une fille de deux Magisters, intéressant. Cependant, au vu des circonstances de Darse, les magisters étaient d’avantage des ennemis que des alliés. Raison de plus pour rester sur ses gardes, ne sait-on jamais. Cullen se cala dans son siège et croisa les bras, tout en continuant Mellisandre continuer de parler.

"  - Vous vous trompez, je ne cherchais spécialement à rencontrer l’inquisition, mais disons que je sais profiter des opportunités qui s’offrent à moi. "

Etrange, elle n’était pas là par hasard, pourtant… Et son regard insistant envers lui démontrait qu’elle avait changé de tactique maintenant que leur discussion avait commencé. Elle était plus dynamique et moins aguicheuse, ce qui réjouissait pas mal le commandant.

"  - Voyez-vous, si j’ai été envoyé ici, c’est que ma famille – et d’autres nobles de l’Empire – s’inquiète des conséquences néfastes des actes et ce… Corypheus, et surtout de ses séides, les Venatori, pour l’empire. Les Tevintides sont déjà accusés d’avoir provoqué les enclins, et voilà que cette engeance démoniaque sort de nulle part et met Thédas à feu et à sang. Nous ne souhaitons pas qu’une nouvelle catastrophe nous soit imputle, nous n’avons vraiment pas besoin de ça alors que nous sommes déjà en guerre contre les Qunari. "

Etrange, elle avait changé de masque à la manière orlésienne de la chose. Elle approchait l’inquisition d’une manière suspecte tout ça pour sortir un discours pareil devant un de leur dirigent… C’était bluffant et difficile à croire, un peu comme si elle pouvait passer d’une humeur à une autre en fonction de son interlocuteur. Mais étrangement, il y avait une part de vérité et de sincérité dans ses propos. Cullen était concentré sur ses réflexions, la main se frottant doucement la lèvre inférieure.

" - Sans vouloir vous vexer, dans mon pays l’inquisition est vu comme un groupe d’arriviste qui souhaite profiter de la situation pour se faire une place de Thédas. Mais, depuis que je suis ici, j’ai vu le respect que les gens vous portent, c’est pour ça que je suis disposée à collaborer et à vous donner les informations vitales que j’ai recueillis, mais j’ai deux conditions. "
" - Lesquelles je vous prie ? "
" - Tout d’abord, je veux m’assurer que l’inquisition est bien ce qu’elle prétend être : Une force qui œuvre pour le bien de Thédas, et surtout une puissance qui a les moyens de sa politique et pas une marionette de papier "


Le Commandant Rutherford ne comptait pas l’interrompre avant qu’elle ne termine ses propos. Il notait les informations qu’elle souhaitait dans le creux de sa tête,  et continua de l’écouter avec attention. Elle cherchait à l’atteindre par le point de vue de société qu’elle considérait comme le sien. Il se demandait bien qu’elle était son avis à elle ?

" - Ensuite si j’estime que l’inquisition a une chance de vaincre, je veux en faire partie. J’entends par là que mon implication est aussi une question politique. Je souhaite que quand nous triompherons, le monde sache qu’une tévintide a agit pour sauver Thédas. Les amalgames sont inétivables. Mais j’aimerais qu’il y en ait le moins possible. "

Suite à ses paroles, elle lui sourit comme elle savait bien le faire, tendrement et au passage, profita probablement avec inadvertance, pour se pencher en avant dévoilant ainsi un généreux décolleté.  Ça en devenait presque gênant, et elle le savait.

" - Alors Commandant, à quel point êtes-vous désireux de voir mes cartes ? "

Ses exigences étaient simple : savoir si l’inquisition voulait le bien de Thédas, et si c’était le cas,  déposer une brique sur cette construction pour s’attirer une quelconque gloire. Quelque chose qui le fis grimacer d’un côté. Cullen ne voulait pas de recrues qui venaient juste pour pouvoir s’en vanter auprès de leur caste dès que tout sera terminé. Mais, elle allait être agréablement déçue sur ce point-ci. Cependant, Joséphine attendait d’avoir d’avantage d’alliés au Nord, pour appuyer l’importance de l’inquisition. C’était une opportunité intéressante de ce point de vue-ci. Et d’un autre, si elle avait des informations sur Corypheus, c’était tout bénéfique pour l’inquisition. Encore restait-il à la convaincre.

" - Dame Mellissandre, laissez-moi répondre à vos attentes, suite à votre proposition quelque peu étonnante, je me dois de le dire "

Il se redressa, s’appuyant sur ses genoux pour être d’avantage près d’elle, histoire d’être dans la confidence. Si elle souhaitait être surprise, elle le sera. Les cheveux encore mouillé, ce qui donnait encore plus d’effet, charmeur qu’il était sans le vouloir.

" - Vous êtes donc à la recherche d’opportunité, n’est-il pas ? Peut-être qu’on peut y trouver un arrangement. "

Autant la bluffer, après tout. Il devait vendre les mérites de l’inquisition. Même si ses ses ambitions diffèrent probablement des leurs, un poids supplémentaire auprès des magisters serait vraiment une bonne chose. Quitte à avoir un œil sur elle par la suite, ce qui était également le cas avec Pavus.

" - Je peux particulièrement comprendre vos ennuis, avec la guerre actuelle qui fait rage dans le pays. Mêlé à cela le conflit entre les mages et les templiers j’imagine bien le désir de paix de la part de l’empire. "

Il n’allait pas mentionner trop Corypheus pour éviter qu’elle se serve comme une arme contre lui. Après tout, le but était de faire des alliances avant d’aller l’affronter, tant son armée est puissante. Malgré l’urgence du problème, il fallait y aller point par point.

" - L’inquisition œuvre pour maintenir l’ordre sur Thédas. Après cet incident au saint temple cinéraire, il était de notre devoir de reprendre ce que la Divine a laissé derrière elle. Notre but est de ramener la paix et unir les peuples, afin que la guerre cesse. Nous comptons dans nos rangs d’innombrables mages et templiers, guerriers, membres de la chantrie, de toutes espèces. Nous avons le soutient de plusieurs autorités, principalement d’Orlaïs et de Ferelden, et cela ne cesse de s’accroitre. Ce petit camp que vous voyez ici n’est rien comparé à ce que l’inquisition possède. Il s’agit juste d’une patrouille qui combat les mercenaires de la région qui sème le trouble auprès de ses habitants. C’est le cas de tous nos campements, et nos mercenaires s’occupent de répondre aux besoins des habitants, comme ce fut le cas pour le croisement de Ferelden. "

Il restait vague dans ses propos, pour éviter de terminer dans des détails ennuyeux. Cullen savait qu’avoir une Tevintide en face de lui était peut-être un atout mais également un problème dans le cas où cette femme était une potentielle ennemie. Mais malgré tout, il commençait à s’éloigner l’idée de la tête comme quoi elle était du côté des Venatoris. Elle semblait sincère, et prête à aider. Autant aller dans son sens directement.

" - Entre nous, je ne pense que l’inquisition a une chance de battre Corypheus. Malgré son armée et un village peu fortifiée pour contrer une attaque frontale, nous avons tout de même réussi à faire fuir notre ennemi. Depuis, nous avons gagné le respect de beaucoup de gens, maintenant que la faille est refermée. De nombreux cotoyens, soldats et mercenaires nous ont rejoints, et nos rangs ont gonflés. Si on continue sur cette lancé, je peux vous assurer que nous allons vaincre. "

Concernant son implication, il était primordial de pouvoir compter sur son aide. Elle avait des contacts, et ces gens pourraient nous aider. De plus, les Venatoris ne leur sont aucunement inconnus, étant donné les circonstances dans le pays.

" - Politiquement parlant, je n’y vois aucune objection à ce que vous rejoigniez nos rangs, car on a besoin d’une certaine influence dans le Nord, et votre aide pour coincer Corypheus serait la bienvenue, vu votre rang. Et de votre côté, vous vous attireriez la faveur de beaucoup d’hommes de la haute-société qui pourraient profiter à votre famille ~ C’est tout bénéfique pour vous, chère Mellissandre. "

Il se redressa sur son siège, en passant le bras sur le dossier, de manière à se remettre à l’aise. Il était vrai qu’elle utilisait de drôles de manière pour s’attirer les faveurs d’un homme, mais elle n’en était pas bête pour autant. Encore, restait-il à voir de quelle manière elle comptait contribuer au point de vue de magie.

" - Notre inquisition compte notamment de l’aide d’un Certain Dorian Pavus, fils du magister Halward Pavus. Est-ce que vous le connaissez par hasard ? En tant que Tevintide, il nous est d’une grande aide, et ses paroles sont de sages conseils. Je ne doute pas de vos compétences. Il est la preuve que peu importe le pays auquel on appartient, il est possible de collaborer. "

Curieux de connaître la réputation de son ami envers une autre Tevintide, Cullen avait fait exprès de le mentionner : Premièrement parce que ça l’amusait, et deuxièmement pour avertir la demoiselle qu’elle n’était pas la seule Tévintide dans les rangs. Mais cela ne lui empêcherait pas de se faire un nom dans sa société en tant que partisante de l’inquisition.  

" - Nous n'avons pas joué toutes nos cartes, mais il me semble que la partie est terminée, non ? Je constate que nous sommes d’accords sur certains faits, qu’en dites-vous ? Avez-vous... une autre suggestion ? "


Cullen se prêta au même jeu qu’elle et commença à sourire également. Il était pratiquement impossible qu’elle refuse, de plus que c’était elle qui avait suggéré cette idée.  Il restait assis, les bras croisés, et attendit sa réponse.

PROCHAIN NIV. :
Contenu sponsorisé
Posté
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum