— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
Sauvez ceux qui jadis vous ont offert gracieusement le privilège rester à l'abri du cinquième Enclin !
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Beaucoup d'elfique et de bavardages [PV : Solas] [Terminé]

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MessageSujet: Beaucoup d'elfique et de bavardages [PV : Solas] [Terminé] Dim 2 Juil - 16:01


Penchée sur un antique manuscrit, Irisviel rangea une mèche rebelle qui gênait sa lecture derrière son oreille… avant de soupirer car celle-ci glissait à nouveau dans son champ de vision. Elle avait improvisé un indolent chignon pour contenir sa flamboyante tignasse mais il y avait toujours quelques mèches pour venir gêner son travail.

Méprenant son soupir pour de la lassitude, le professeur qui travaillait avec elle lui tapota l’épaule et la gratifia d’un sourire compréhensif de gentil grand-père.

« Je pense qu’on va s’arrêter là pour aujourd’hui Mademoiselle », déclara-t-il d’une voix sans appel en rassemblant ses papiers.

« Je peux encore continuer », protesta-t-elle ennuyée par la confusion, d’autant plus que ce n’était que son deuxième jour, elle ne voulait pas passée pour une fainéante.

Le vieux Kerwin secoua la tête avec bienveillance, chancelant légèrement alors qu’elle l’aidait à se relever.

« Oh mais je n’en doute pas mais mon esprit n’est pas aussi vif que dans le temps, vous allez m’épuiser si vous continuez… Et puis il commence à faire sombre, mes yeux ne sont plus ce qu’ils étaient », se plaint-il avec nonchalance, acceptant volontiers la fatalité.

Que cela soit la vérité ou un pieux mensonge pour la dédouaner, Irisviel lui offrit un sourire radieux, le soutenant jusqu’à ce qu’il soit complètement stable.

« A demain jeune fille, reposez-vous bien », conclu-t-il alors qu’il s’extirpait de sa poigne pour marcher par lui même, trop fier pour accepter de l’aide plus longtemps que nécessaire.

Malgré ses déboires, Irisviel avait toujours eu énormément de respect pour les vieux érudits, le souvenir lointain de son mage au corps rongé par les années mais qui lui enseignant l’antivan avec tant de vivacité, dansait toujours dans un recoin de son esprit.

En parlant d’érudit, il était encore tôt, peut-être pourrait-elle avoir sa première leçon d’elfique…

Après s’être soigneusement étirée, Irisviel attrapa donc son cahier de note et un crayon de bois et dévala l’escalier avec entrain. Si elle n’avait pas été si bien élevé, elle aurait sans doute couru de peur d’arriver trop tard.

A son grand soulagement, Solas était toujours là, plongé dans la lecture d’un livre. Silencieuse, elle s’approcha jusqu’à pouvoir jeter un œil par dessus son épaule et tenter de déchiffrer quelques lignes pour savoir de ce quoi son ouvrage parlait. Consciente que c’était impoli, elle fit quelques pas sur le côté, restant cependant muette.

Elle était bien placé pour savoir qu’il était incroyablement frustrant d’être interrompu au beau milieu d’une phrase, elle préférait donc témoigner sa présence de manière tranquille qu’il puisse la remarquer sans être brusquement coupé dans son élan.

Ce n’est que lorsqu’il releva les yeux vers elle, réalisant sans doute que les bruits de pas qu’il avait entendu n’était pas qu’un pressé de passage, qu’elle lui sourit.

« Aneth ara, Solas », le salua-t-elle avec une infime révérence polie, plutôt fière de se souvenir de cette formule de politesse généralement utilisée entre pair. Un dalatien se serait sans doute vexé de cette familiarité, la traitant d’étrangère, mais en l’occurrence cela lui semblait joyeusement approprié car finalement, ils se ressemblaient : deux elfes passionnés de savoir sans faire partir d’un clan.

« Auriez-vous un peu de temps à m’accorder pour m’enseigner l’elfique comme vous l’avez suggéré hier ? », demanda-t-elle en présentant son cahiers de note.

« Cette fois, je suis venue équipée comme une parfaite écolière », conclu-t-elle en agitant son crayon, comme une promesse qu’elle n’allait pas encore prendre en otage sa peinture. En outre, le sourire aussi radieux que malicieux qui ornait ses lèvres lui donnait effectivement l’air d’une jeune apprentie malgré son âge. Elle avait beau approcher la trentaine, Irisviel avait toujours la fraîcheur et la spontanéité de ses jeunes années quand elle assistait à une leçon. Encore une fois, le souvenir de ses cours d’antivan sur les genoux de son mage ne quittait jamais son esprit.


Dernière édition par Irisviel Mavias le Jeu 13 Juil - 23:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Beaucoup d'elfique et de bavardages [PV : Solas] [Terminé] Ven 7 Juil - 17:42

L'énergie ambiante doit alors être manipulée également, et redirigée vers le sommet du bâton, là où se trouve le cristal - quand ils en sont pourvus. La pierre n'apporte qu'une facilité supplémentaire, car c'est avant tout la distance avec le sol ainsi que la forme du bâton qui facilitent et amplifient les sortilèges : éloigné des énergies naturelles de la terre, la magie est aisément manipulable, moins perturbée par le chaos naturel, tandis que le cylindre formé par le bâton canalise la magie, qui y évolue et s'y répercute jusqu'à émerger à son sommet. Il est impératif pour tout mage, de quelque niveau qu'il soit, de toujours accompagner ce mouvement ascendant. Le cas des barrières en est un exemple édifiant. En poussant l'énergie vers le haut, la barrière qui se forme peut retomber naturellement sur le mage et sur son groupe. De plus, en modulant son aura personnelle en la surchargeant, il est possible de...

Solas ne put s'empêcher de laisser échapper un soupir consterné. C'est donc ainsi que l'on enseignait la magie à Orlais ? Il n'y avait rien de bien étonnant à ce que Vivienne surcharge ses barrières – et s'en vante – en ayant reçu une pareille éducation. Considérer l'énergie naturelle du sol comme chaotique était aussi étroit d'esprit que de supposer qu'une flèche tirée par un arc partait au hasard. En se penchant un peu sur la question, il était facile de trouver comment faire quelque chose de ce flux d'énergie, et même de le mêler aux barrières pour les rendre plus fluides et plus larges sans perdre en puissance.

Cela étant dit, même si ce passage lui faisait rouler des yeux suffisamment fort pour lui briser le nerf optique, tout n'était pas à jeter dans ce traité, loin de là. Les orlésiens considéraient la magie avec prudence, comme une chose froide et sans vie, et cela les desservait sur de nombreux détails, mais leur donnait une grande précision dans leurs estimations. La puissance des sortilèges était détaillée comme nulle part ailleurs, et les rapports qu'entretenaient les différents types de magie avaient été étudiés dans tous les sens.

C'est après s'y être replongé, grinçant des dents pendant sa lecture du passage sur les barrières, que Solas fut interrompu par un bruit de pas énergique qui se dirigeait vers lui. Concentré sur sa lecture, il reconnut du coin de l’œil la chevelure rousse de la traductrice avec qui il avait discuté lors de son arrivée, et à qui il avait proposé d'apprendre l'elfique. Il prit quelques instants, le temps de finir son paragraphe, que la jeune elfe lui accorda volontiers, silencieuse.

Lorsqu'il referma son livre et se tourna vers elle, elle le salua en elfique, visiblement fière des quelques mots qu'elle connaissait. Son accent était très bon, mais tenait plus de l'imitation que de la compréhension. Sa voix sonnait en effet légèrement plus aigue, comme si elle répétait – et c'était probablement le cas – des mots qu'elle avait entendu, sans doute prononcés entre eux par des dalatiens. Elle en avait forcément déjà rencontrés, et même s'ils avaient refusé de lui enseigner leur langue, Irisviel avait probablement noté le moindre petit mot qu'elle avait pu entendre.

« Andaran atish'an », la salua Solas en retour, plus formellement, avant de se lever et de lui faire face.

Elle se tenait face à lui, son carnet dans une main et son crayon dans l'autre, l'agitant joyeusement, un air malicieux presque enfantin sur le visage. Ce genre de crayon était rare en dehors d'Orlais, car difficile à produire : le graphite – quand il ne s'agissait pas de charbon, moins cher – était difficile à modeler, et la fine couverture de bois qui l'entourait était tout aussi récalcitrante. Il n'irait pas jusqu'à dire qu'il s'agissait d'un produit de luxe, mais ce n'était définitivement pas quelque chose de commun.

« Je ne suis pas sûr d'être le parfait professeur, répondit Solas en souriant, mais c'est rassurant de voir qu'au moins un de nous deux aspire à la perfection. »

Il lui indiqua la place qu'il venait de quitter. La pièce avait beau être peu meublée, la petite table disposait de plusieurs chaises, mais il préférait être debout lorsqu'il parlait.

« Nous n'allons pas travailler longtemps ce soir, lui expliqua-t-il, il s'agira seulement d'apprendre quelques bases. Mais avant que nous commencions, dites moi ce que vous savez de l'elfique. »

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MessageSujet: Re: Beaucoup d'elfique et de bavardages [PV : Solas] [Terminé] Sam 8 Juil - 1:27

Dans son excitation, Irisviel en avait oublié les bonnes manières et elle se mordit l’intérieur de la joue alors qu’il se montrait plus formel dans ses salutations. Éduquée dans la culture orlésienne, elle prenait pour une faute grâve tout manquement à la politesse, à ses yeux il s’agissait donc d’un subtile rappel à l’ordre et il n’avait pas tort. Quand bien même leur discussion enflammé de la veille avait été fort sympathique, il était son professeur, il méritait donc une forme de respect particulière. Même s’il avait l’air de douter de ses talents de professeurs. Une assertion qui la faisait sourire dans la mesure où seulement quelques demi heures de bavardages lui avait permis de voir à quel point il aimait dispenser son savoir…

« Oh moi je suis sûre que vous ferez un excellent professeur », répondit-elle par courtoisie autant que par sincérité. « Comment dois-je vous appeler ? Solas ? Monsieur ? Professeur Solas ? Maitre Solas ? », tenta-t-elle en variant le ton comme s’il s’agissait d’une quelconque comédie. Il faut dire que la liste des titres possibles était à faire pâlir la noblesse, un peu d’humour ne faisait jamais de mal.

Elle fit une moue déçu en apprenant qu’il ne pourrait lui consacrer que peu de temps. Peut-être changerait-il d’avis en voyant la brillante élève qu’elle était et ses faramineuses capacités de concentrations. A moins qu’il n’ait d’autres choses de prévues ? C’est vrai qu’il avait son rendez-vous avec l’Immatériel…

De toute manière, Irisviel qui s’attendait encore à voir un piège se présenter à tout moment était disposée à satisfaire toutes ses exigences tant qu’il n’exagérait pas.

Étudiante modèle, elle entreprit donc de répondre à sa demande de faire l’état de ses connaissances après quelques instants de réflexions et avoir feuilleté son cahiers pour se remémorer.  Elle avait effectivement noté le moindre mot grappillé et malgré les conditions parfois folkloriques de ses notations il y avait une certaine logique dans son organisation. Toutefois, on pouvait constater une chose étonnante : les mots étaient écrits en phonétiques. En effet, l’écriture encore plus que la langue était un secret connu des archivistes seuls, elle n’avait donc jamais voulu se risquer à orthographier mal un mot, au risque de graver cette erreur dans son esprit.

Une fois son perfectionnisme satisfait, ayant une vision globale de ses connaissances, elle entreprit de lui répondre.

« Je connais le vocabulaire de la vie quotidienne, les salutations, les adieux, les sobriquets… Par déduction, j’ai aussi isolé quelques particules comme les pronoms ou des adverbes récurrents. Sinon, des traductions que l’on m’a fait, j’ai cru comprendre que, de la même manière qu’on ne peut prétendre parler Antivan sans utiliser leurs expressions follement colorées, j’ai l’impression que l’elfique est un langage qui aime les circonvolutions, les métaphores un peu poétique », expliqua-t-elle montrant là son expérience de linguiste. Elle savait qu’une langue n’était pas qu’une question de vocabulaires, de conjugaisons et de grammaires. Il s’agissait aussi de comprendre les attitudes, les habitudes qui entouraient la parole, pour savoir les reproduire.

Les jambes croisées sur la petite chaise en bois qui lui convenait parfaitement pour l’heure, Irisviel fit un sourire navré à Solas. Elle aurait aimé avoir davantage de bases, mais malgré sa volonté elle n’avait guère pu obtenir plus que cela.

« Voilà, à peu de choses prêts mes connaissances en elfique », dit-elle donc sur un ton d’excuse, aussitôt contrebalancé par une pointe d’orgueil enjoué. « Mais vous verrez, je suis une très bonne élève dans ce domaine », conclut-elle, ventant des talents qu’elle savait exact. C’était ça qui lui avait permis d’entrer à l’Université et nombre de ses professeurs lui avait fait la remarque, elle savait, qu’elle ne se tromperait pas.
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MessageSujet: Re: Beaucoup d'elfique et de bavardages [PV : Solas] [Terminé] Sam 8 Juil - 11:58

Il ne put s'empêcher de laisser un léger rire s'échapper lorsqu'elle lui demanda comment elle devait l'appeler, en passant par nombre de titres un peu grandiloquent et en modulant sa voix pour caricaturer chacun de ces termes. Monsieur, Professeur, Maître, tous ces noms par lesquels on instaurait un ordre, une hiérarchie dans nos relations. Solas lui même n'y coupait pas, car après tout, ne persistait-il pas à appeler Cassandra "Chercheuse"? A moins qu'il ne s'agisse du titre qui la décrit le mieux, peut-être mieux que son propre nom, tout comme il avait endossé le manteau de Fen'Harel face aux Evanuris. Mais aujourd'hui, qu'était-il? Un observateur, un guide, un enseignant?

"[color=darkgreen]Juste Solas, lui répondit-il. [color=darkgreen]C'est avant tout envers le savoir qu'il faut se montrer respectueux, et non celui qui le dispense."

Il l'écouta par la suite lui détailler tout ce qu'elle savait sur l'elfique, et il ne put s'empêcher de remarquer que la somme de ses connaissances était assez honorable quand on considérait le fait que personne n'avait jamais daigné le lui apprendre. Mais plus il y réfléchissait, moins il était surpris : pour qu'une elfe ait pu rejoindre l'Université d'Orlais, elle devait avoir fait preuve d'un talent indéniable dans son domaine. Sans doute avait-elle bénéficié d'un peu d'aide pour s'y faire entendre, mais contrairement à ce que l'on peut constater avec les humains, un simple coup de piston n'aurait jamais suffit à l'y faire rester.

Elle eut beau afficher un sourire gêné en étalant son elfique, le trouvant sans doute bien trop maigre, Solas l'estimait plus que suffisant pour commencer, et ne doutait pas un seul instant de ses capacités d'apprentissage qu'elle aimait tant vanter. Rester à voir jusqu'où elles pouvaient aller.

"C'est un bon début, l'encouragea-t-il, et c'est même plus que je ne l'aurai cru."

Il se pencha vers son carnet et en lut certains passages. N'ayant aucune idée de ce à quoi pouvait bien ressembler l'écriture elfique, elle avait tout écrit de manière phonétique, ce qui lui faisait manquer quelques subtilités de langage. Une apostrophe dans un mot ne se prononçait en effet pas de la même façon qu'une simple liaison, ou qu'un espace.

"Je ne parle pas l'Antivan, mais de ce que j'ai pu apprendre auprès de dame Montilyet, je comprends votre comparaison. Les métaphores sont légion en elfique, car c'est un langage qui aime la beauté avant tout. Le peuple d'Elvhenan était animé par cette volonté de créer des merveilles. Les villes volaient, la magie était partout, l'immortalité dont ils jouissaient laissait une place immense aux arts et aux loisirs. Leur langue n'échappe ainsi pas à cette volonté, à cette recherche du beau et de la grâce. Prenez les salutations que l'on vient de s'échanger. Celle que vous avez employée, aneth ara, pourrait être traduit par "ce lieu sûr", et transmet l'idée de sociabilité et de proximité entre deux êtres. Ce lieu qu'ils partagent - qui désigne autant l'endroit physique dans lequel ils se trouvent, mais aussi la conversation qui va suivre - est un lieu de paix, dans lequel ils peuvent s'exprimer sans crainte. La même idée, plus verbeuse et prudente, découle de andaran atish'an, que l'on peut traduire "je m'attarde dans ce lieu paisible". Alors que le premier est souvent prononcé comme une déclaration - cet endroit est sûr - le second, notamment dans sa prononciation, a des allures de questions, de demande. Voyez cela comme la différence entre "bonjour" et "salutations". Dans le premier, vous déclarez et vous souhaitez à votre interlocuteur que son jour soit bon, tandis que dans le second, vous vous contentez de lui offrir votre salut, sans rien présumer de sa vie. Ce sens, plus personne n'y pense, car au fil des siècles, il s'est ancré dans ces deux formules, leur donnant une vie et une identité comprise par tous sans avoir besoin d'être détaillée."

Tous ces détails pouvaient sembler anodins aux yeux des néophytes, mais Irisviel savait certainement à quel point ce genre de subtilité avait son importance lorsque l'on apprenait une langue. Lorsqu'ils passeraient ainsi à des formules plus complexes et à des phrases construites, ce genre de réflexion séparait la familiarité de la solennité, et par extension, l'insulte de la politesse.

"L'écriture de l'elfique, poursuivit-il en désignant son carnet, est complexe, et est férocement gardé par les archivistes, plus encore que le langage lui même. Il n'est pas si rare que ça de voir un elfe adulte, parmi les dalatiens, qui peinent encore à écrire l'elfique, tant le secret qui l'entoure a fini par le rendre opaque. Et ce n'est pas ce qui va nous intéresser en priorité, car c'est un langage qui est avant tout fait pour être parlé. La compréhension de l'elfique est avant tout un jeu d'intentions plus qu'une retranscription mécaniques des phonèmes que vous avez pu écrire."

Un exemple particulier lui venait à l'esprit, un juron - l'un des pires de son peuple - qu'il aimait beaucoup, et qui exprimait particulièrement cette idée.

"Ainsi, si je vous dit dirthara-ma, il y a de grandes chances que vous vous sentiez insultée. Et pour cause, ces mots signifient "puissiez vous apprendre", et étaient utilisés comme une insulte. En revanche, si je le prononce dirthara ma, il s'agit plus d'un encouragement. C'est là la plus grande difficulté de l'elfique : avant la conjugaison ou l'accord des mots, c'est la prononciation et l'intention qu'il faut apprendre et connaître."

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MessageSujet: Re: Beaucoup d'elfique et de bavardages [PV : Solas] [Terminé] Dim 9 Juil - 20:08

Attendant son verdict avec une certaine appréhension, Irisviel fut d’autant plus flattée de ses compliments. Il était impressionné par ses maigres – mais honorables – capacités ! Un sourire candide aux lèvres, elle se retint de laisser trop éclater sa joie, trop candide à son goût pour une femme de son âge. Avec les années, elle avait perdu cet innocent bonheur d’être complimenté par ses professeurs, sans doute parce qu’elle ne les respectait plus autant qu’avant. Après ce qui était arrivé à ses travaux, après être devenue plus douée que bien de ses enseignants, comment les considérer avec toute la déférence et l’humilité qu’elle avait d’antan ? Impossible. Mais Solas n’était pas un de ses académiciens, son enseignement avait quelque chose de rafraîchissant, parce qu’il était improvisé, et parce qu’il ne réclamait rien. Du moins pour l’instant…

Dissipant tout doutes sur ses connaissances, il confirma les maigres formules de politesse qu’elle avait employé, renchérissant sur l’amour de la poésie qu’elle avait effectivement bien identifié. Puis, il lui fit part d’une nuance dans la tonalité qui pouvait changer tout le sens d’une phrase. Un peu à la manière d’un sarcasme, la prononciation induisait soit une insulte soit un encouragement. Bien entendu, c’était ce genre de subtilité qui fascinait Irisviel par dessus tout, qui lui faisait aimer les langues. Il y avait toujours à apprendre, quand bien même elle se considérait elle même avec orgueil comme une très bonne linguistique.

Répétant soigneusement la nouvelle phrase qu’elle venait d’apprendre, Irisviel la nota scrupuleusement dans son cahiers, dessinant des sons pour signifier la différence d’intonation. Même si en l’occurrence, c’était – comme tout – davantage une histoire de contexte que de prononciation.

Même si elle l’écoutait docilement en opinant avec enthousiasme pour montrer son attention, Irisviel était assez mature pour ne plus tout concéder sans discussion.

« Il est vrai que l’écriture elfique est un secret encore mieux gardé, mais ce n’est pas pour cela qu’elle ne m’intéresse pas, au contraire. Je pratique les langues anciennes mortes, bien souvent ce n’est que de l’écrit qu’il me reste... », expliqua-t-elle, espérant lui faire comprendre subtilement qu’elle préférait qu’il n’omette pas de lui enseigner ce savoir aussi, si du moins il le connaissait.

Néanmoins, ses ambitions étaient motivées par son désir de reconnaissance mais également par une envie plus pur, une curiosité insatiable de réellement comprendre…

« Je suis intriguée, j’aimerais voir comment ce jeu d’intention que vous mentionnez est traduit concrètement à l’écrit. A moins que ce dernier ne soit utilisé que pour des choses concrètes tel que les instructions ou les finances. Après tout, dans les premières tribus barbares, on ne trouve des traces écrites que l’en ce sens, mais cela n’en reste pas moins intéressant », déclara-t-elle en se perdant elle même dans les méandres de ses pensées, pour mieux reprendre son propos aussitôt, partant là dans des conditions propres à son domaine de connaissance et en même temps très éloigné : pour elle, la langue ne pouvait jamais être dissocié de la culture, sinon toutes les subtilités nous échappait.

« Je ne peux m’empêcher de me demander… L’écriture, est-ce un savoir qui s’est perdu ou bien en a-t-il toujours été ainsi ? J’ai tellement dû mal à imaginer des êtres intemporelles se contenter uniquement d’une culture orale et de tous les défauts que cela comporte. Quand on a des centaines, des milliers d’années d’existences, comment peut-on ne pas craindre d’oublier tout le savoir accumulé jusque là ? Et puis, les anciens elfes sont réputés pour être des créatures sages et savantes, or l’écrit apporte à ce niveau là bien plus qu’on ne pourrait le croire. Il favorise la conscience de la langue et le métadiscours, permet l’accumulation de connaissances et des techniques d’organisations de pensées tel que les listes, il offre une vision d’ensemble, plus d’objectivité... Bref, il est essentiel d’un point de vu cognitif à l’avancer d’une science je pense… C’est pour cela que j’ai dû mal à croire qu’il ait pu avoir une place si secondaire dans la société d’antan », conclu-t-elle en réalisant qu’elle s’était laissée emporter dans une tirade un peu dithyrambique mais l’apprentissage sans passion n’était que vaine propagande après tout.
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MessageSujet: Re: Beaucoup d'elfique et de bavardages [PV : Solas] [Terminé] Mar 11 Juil - 17:34

Solas commençait tout doucement à cerner la personnalité d'Irisiviel. On lui disait que l'écriture de l'elfique était complexe et qu'elle ne serait pas abordée pour le moment ? Elle voulait en savoir plus à ce sujet. Sans doute était-ce là la même logique que celle qui l'avait poussée à devenir ce qu'elle était devenue, une elfe dans un monde qui était normalement exclusivement humain. De toute évidence, elle avait un soucis avec le fait de s'entendre dire « non », et s'était mise à batailler fermement, mais aussi subtilement, pour obtenir un « oui ».

Dans ce cas précis, il lui était difficile d'entrer plus en détail à propos de l'écriture elfique, pour des raisons qu'il allait bien devoir lui expliciter, car elle n'allait sans doute pas vouloir se contenter d'un « faîtes moi confiance je sais ce que je fais ». Encore qu'il n'aurait pas spécialement voulu y avoir recours : celui qui ne parvenait pas à expliciter ses raisons n'avait pas le droit de s'y accrocher. Après tout, comme l'avait dit un homme dont il ne parvenait malheureusement pas à retrouver le nom : ce quoi se conçoit bien s'énonce clairement.

« Comme je vous l'ai dit, lui répondit-il, c'est un sujet complexe. L'écrit est constitué de symboles plus que de lettres, et il en existe un très grand nombre, plusieurs centaines. A une époque de notre histoire, ils se comptaient même en milliers, et tout immortels que les elfes aient pu être, écrire pouvait parfois s'avérer difficile. Je vous laisse imaginer le désastre qui a pu en résulter quand ils ont perdu leur immortalité : le langage, extrêmement complexe, a été presque impossible à maintenir tel qu'il était, et ce qui en subsiste aujourd'hui, même chez les dalatiens, omet beaucoup de choses. Là encore, pour faire une comparaison, c'est un peu comme si les lettres les moins courantes de votre alphabet avaient été oubliées. Plus de k, de x, de z, et autres encore. »

La comparaison n'était pas tout à fait honnête cela dit, car les symboles elfiques représentaient plutôt des mots ou des idées.

« Je réalise, en y pensant, qu'il n'est pas très intelligent de ma part d'employer ce genre de raccourci auprès d'une linguiste, et je m'en excuse. Je pense que vous avez très bien saisit l'idée par vous même. »

Techniquement, il n'avait pas répondu directement à toutes ses questions, mais concrètement, il était à peu près sûr de ne pas avoir à en dire plus. Celles-ci pouvaient ainsi trouver naturellement leur réponse dans la brève explication qu'il venait de fournir. Comment se traduisait ce jeu d'intention ? Il était facile d'imaginer que parmi tous ces caractères, il en y avaient qui servaient à marquer l'intonation, quand les mots ne s'écrivaient pas purement et simplement différemment selon ce que l'on avait en tête. L'écriture avait-elle une place secondaire et purement administrative au sein de leur société ? Absolument pas, bien au contraire, du moment que l'on se rappelait que le temps n'était pas une contrainte. Un ancien elfe pouvait parfois passer des heures à chercher le caractère qui exprimait le mieux sa pensée, et en aucun cas ce n'était un problème. Et un langage aussi riche était la porte ouverte à de nombreuses fantaisies artistiques, tant et si bien que les poètes étaient légion parmi eux. Les bons poètes, eux, étaient tout de suite moins nombreux.

Tout cela, Irisviel avait le moyen de le deviner elle même, car il lui avait donné toutes les clefs pour y parvenir, et elle avait démontré à plusieurs reprises qu'elle était parfaitement capable de ce genre de réflexions. Il n'y avait qu'à s'attarder quelques instants sur son ultime tirade.

Mais si le langage l'intéressait tant, ils allaient vite rencontrer une impasse, ou tout du moins des difficultés. Solas lui même ne se rappelait pas de tout, et dans le mesure où le contexte était d'une importance capitale à la compréhension de l'elfique, se contenter de vagues phrases de test n'allait pas les amener bien loin. Ce qu'il fallait, c'était du concret.

« Dans l'idéal, il serait plus intéressant de vous le montrer directement. Il y a de nombreuses ruines elfiques un peu partout sur Thédas, et nous avons déjà dû en croiser quelques unes lors de nos pérégrinations avec l'Inquisiteur. Nous n'avons pas pu y envoyer beaucoup d'hommes, et encore moins d'érudits, pour des raisons de priorités évidentes, mais si un voyage de plusieurs jours ne vous dérange pas et que vous avez dans vos bagages autre chose que vos robes orlésiennes citadines, je serai ravi de vous en faire découvrir une. »

Une petite idée se mit à germer dans un coin de son esprit, et il retint un sourire malicieux.

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MessageSujet: Re: Beaucoup d'elfique et de bavardages [PV : Solas] [Terminé] Mar 11 Juil - 22:28

Solas avait sans doute raison à propos de l’esprit de contradiction d’Irisviel qui la poussait sans cesse à chercher ce qu’elle ne pouvait avoir, mais elle était bien inconsciente de ce défaut – à moins que cela ne soit une qualité ?

En tout cas, le défit présenté par son instructeur ne lui faisait pas peur. Certes, il faudrait sans doute qu’elle passe par l’oral avant, mais elle avait bien des années devant elles pour apprendre cette langue une fois qu’on lui en aurait enseigné les bases. Mais encore fallait-il qu’il accepte de le faire… Manifestement, il n’était toujours pas décidé, et, bien que cela là contrariait, elle conservait son sourire poli et attentif. Il ne servait à rien de le brusquer maintenant, l’opportunité d’apprendre l’oral était déjà fantastique ! Et puis, peut-être que si elle lui montrait l’étendu de ses talents il changerait d’avis. A moins qu’elle ne trouve un levier pour le motiver. Tout était possible.

Même s’il avait refusé de lui en dire plus, il n’avait pu s’empêcher de détailler la complexité de la langue et Irisviel notait soigneusement ses commentaires. Après tout, elle ne savait pas qu’il s’agissait d’une écriture idéographique. Voilà qui remettait bien des choses en perspectives, elle qui avait essayé vainement de reconstituer un alphabet à plusieurs reprise. C’était peine perdu dans la mesure où ils n’en avaient tout simplement pas !

Néanmoins sa comparaison et son absence de précision lui firent froncer les sourcils. Ou plutôt, dans la mesure où elle était polie et qu’elle faisait de son mieux pour dissimuler ses émotions, un léger pli vint orner son front en signe de délicate contrariétée. Il dû s’en rendre compte ou simplement repenser à sa position car il s’excusa aussitôt pour sa comparaison maladroite.

Il est vrai que Irisviel avait un certain sens du perfectionnisme et suffisamment de connaissances pour ne pas souffrir l’amateurisme. Toutefois, Solas prenait la peine de lui enseigner et en plus il réalisait sa maladresse, elle ne pouvait définitivement pas lui en tenir rigueur.

« Ce n’est rien, j’ai compris l’idée, c’est similaire au neromenian primitif mais en infiniment plus complexe », répondit-elle avec un sourire étincelant, summum de la courtoisie et de la bienveillance : cela ne laissait aucun doute sur son état d’esprit. Par ailleurs, la comparaison lui semblait cette fois adéquate car cette ancienne tribus barbare utilisait des signes pour traduire des mots ou des concepts. Leur champ lexical était cependant très limité.

Pour l’instant, sa curiosité était rassasiée, elle pouvait bien remettre à plus tard ses questionnements sur les autres choses, par exemple le jeu d’intention, car elle imaginait bien que cela demandait du concret. Et c’est d’ailleurs exactement ce qu’il lui proposa avec un sourire malicieux qui la laissait aussi perplexe qu’intriguée. Manifestement, il avait une idée derrière la tête, et elle mourait d’envie de savoir laquelle.

« C’est une excellente idée ! », commenta-t-elle avec un enthousiasme non feint, faisant agilement tourner son crayon entre ses doigts tandis que ses pensées s’emballaient. « Cela fait très longtemps que je n’ai pas visité de ruine et le terrain est toujours riche en enseignement ! Si l’endroit est sûr, cela serait un grand plaisir que de vous y accompagner », déclara-t-elle en le gratifiant une nouvelle fois d’un rictus de félicité plein d’entrain.

Son commentaire sur sa tenue lui arracha même un léger rire d’autodérision – elle aimait la mode orlésienne mais connaissait bien les limites de cette dernière. Jetant un œil à ses vêtements pourtant sobres malgré les motifs complexes qui dansaient sur les fils, elle lui renvoya un sourire taquin.

« Fort bien, pas de robes », concéda-t-elle avec grandiloquence avant de poursuivre avec cette même exagération. « Dommage pour vous, c’est pourtant hilarant de me voir enjamber avec toutes les précautions du monde un buisson d’ortie », déclara-t-elle, faisant encore une fois preuve d’autodérision en se souvenant d’une anecdote de ses jeunes années. Quand elle n’était pas encore assez maligne – ou trop superficielle – pour enfiler une tenue adéquat.

Elle était toujours méfiante – il faudrait qu’elle prenne la peine de se renseigner sur la ruine en question pour ne pas se retrouver seule et sans défense dans la nature – mais pour l’heure, elle prenait le parti de lui faire confiance. Disons qu’elle n’ôtait pas la probabilité qu’il veuille la kidnapper pour quelques sombres desseins – parce que définitivement tant d’amabilité c’était louche – mais qu’elle lui laissait le bénéfice du doute, bien déterminée à mettre en application cette proposition.

Réfléchissant quelques instants, Irisviel mima quelques nombres du bout des lèvres sans qu’aucun son de s’échappe, les yeux dans le vague.

« Je pense pouvoir me libérer la semaine prochaine, est-ce que cela vous conviendriez ? », le questionna-t-elle subitement une fois qu’elle eut fini de se remémorer son emploi du temps. Avec quelques arrangements, cette sortie ludique devait être envisageable.

Toujours de bonne humeur par l’attitude mystérieuse mais pleine de bonne volonté de Solas, Irisviel renchérit.

« Tout de même, c’est la première fois qu’on me propose une visite de ruines antiques en guise de rendez-vous galant », conclu-t-elle, indéniablement taquine car elle avait bien conscience que cela n’en était pas un – quoi que, cela pourrait expliquer sa trop grande gentillesse de manière moins sordide. Dans tous les cas, derrière l’humour, sa voix avait subtilement pris des intonations badines et chaleureuse, le laissant libre de transformer sa taquinerie en proposition si le coeur lui en disait. Après tout, ils n'étaient plus en posture d'enseignement où elle ne pouvait pas se permettre la moindre incartade.

A première vu, Solas n’était pas son genre, mais elle était d’un naturel charmeur – une solution fort efficace pour obtenir ce qu’on désirait – et puis, il fallait bien avouer : elle avait toujours eu un faible pour les professeurs et leurs voix graves et passionnés alors qu’ils déclamaient leurs leçons.
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MessageSujet: Re: Beaucoup d'elfique et de bavardages [PV : Solas] [Terminé] Jeu 13 Juil - 19:21

Comme toujours – encore que « toujours » soit un peu hors de propos vu qu'il la connaissait à peine – Irisviel ne cacha pas son enthousiasme. Elle semblait avoir d'ores et déjà fait l'expérience des ruines auparavant, et cela n'avait rien de bien étonnant : il s'agissait en quelque sorte d'un passage obligé pour tout historien – ou linguiste, en l'occurrence, même si les deux disciplines sont bien entendu très liées. Un peu partout dans Thédas, pour peu que l'on plisse les yeux, on pouvait toujours trouver le moyen d'apercevoir une ancienne ruine, appartenant à telle ou telle ancienne civilisation, disparue ou non. Les vestiges de l'époque des elfes devaient bien faire partie des plus nombreux, mais le temps avait fait son œuvre sur beaucoup d'entre eux. D'autres, protégés par la magie qui continuait à vivre en eux, tenaient bon tant bien que mal, comme Fort Céleste par exemple. D'autres enfin étaient dans un entre-deux des plus tristes, et c'est vers ce genre de ruines qu'ils allaient se diriger.

Quant à savoir si l'endroit été sûr... Il ne pouvait rien répondre de plus qu'un « a priori, oui ». Beaucoup se seraient contenté d'un « oui » pur et simple, mais il y avait toujours des secrets qui ne demandaient qu'à être découverts dans ce genre d'endroits, et si certains ne faisaient que se mouvoir des statues cachant un vieil artefact, d'autres avaient tendance à déclencher des mécanismes moins sympathiques, quand il n'invoquaient tout simplement pas des démons. Ce genre de détail, Irisviel le savait sans doute, à moins qu'elle n'ait jamais étudié que des ruines qui avaient déjà été inspectées auparavant – ou qu'elle ait tout simplement eu de la chance.

Qu'elle soit au courant ou non, il estima qu'il n'y avait pas de grand intérêt à lui mentionner ce détail. S'il y avait quoi que ce soit – ce dont il doutait – il serait capable de s'en débarrasser lui même.

Il laissa par la suite échapper les prémices d'un léger rire lorsqu'elle accepta volontiers sa pique et s'en servi comme d'une arme, brandissant son autodérision avec fierté. Il était lui même un peu trop orgueilleux pour se laisser aller facilement à ce genre d'humour. Généralement, quand il devait se critiquer, cela revêtait un aspect plus sombre et sérieux, et il peinait à rendre – ou même à vouloir rendre – la situation amusante d'une façon ou d'une autre. Pourtant, c'est un trait d'esprit qu'il appréciait, chez les autres. Cela témoignait d'un recul et d'une conscience de soi qu'il leur enviait, en quelque sorte.

Il prit, par la suite, le temps de réfléchir à sa question. Serait-il disponible la semaine suivante ?

« Tant que l'Inquisiteur n'a pas besoin de moi, je suis disponible. »

Ce n'est pas un départ qu'il pouvait décider à lui seul : il devrait en parler à Ragnar directement, ou à Joséphine s'il ne parvenait pas à le croiser. Il aurait probablement le champs libre, mais mieux valait se renseigner auparavant.

Alors qu'il considérait que cette partie de la conversation était terminée, la jeune elfe se permit une petite réplique inattendue et joueuse, pour ne pas dire mutine. Il avait déjà pu constater qu'elle aimait bien lancer ce genre d'invitations, comme si elle le mettait au défi de lui répondre sur le même ton. Ou bien peut-être aimait-elle simplement jouer à ce petit jeu. Quant à savoir si c'était également le cas de Solas...

« Ça n'a rien d'un rendez-vous galant, répondit-il d'un ton grave. Si c'en était un, je n'aurais pas cherché à vous convaincre d'abandonner ces robes qui vous mettent en valeur votre physique inspirant aussi bien que vos mots mettent en valeur votre esprit. Loin de moi cette idée. »

Il fit de son mieux pour garder un visage sévère, mais sentit la commissure de ses lèvres se rebeller en un sourire amusé. Il leur restait encore un peu de temps ce soir, et il décida de reprendre son cours, non sans lui laisser quelques instants si elle souhaitait formuler une réponse.

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MessageSujet: Re: Beaucoup d'elfique et de bavardages [PV : Solas] [Terminé] Jeu 13 Juil - 22:49

Manifestement, le délais qu’elle proposait ne posait pas de problème à Solas qui lui rappela que, bien entendu, l’Inquisiteur passait en premier. C’était une évidence mais il n’était pas inutile de douchait l’enthousiasme d’Irisviel qui oubliait parfois les contraintes du quotidien.

« Espérons qu’aucune autre engeance millénaire de se manifeste d’ici la semaine prochaine alors », lança-t-elle avec détachement, son sourire trahissant encore une fois sa facétie. Néanmoins, aussitôt sa pique lancée, elle la regretta. Le problème des traits d’esprit c’est que parfois on ne réfléchit pas aux tenants et aux aboutissants de ce que l’on dit. En l’occurrence elle songeait que les événements de Darse devait encore être vivace dans les esprits des survivants… Peut-être qu’il était trop tôt ou malvenu pour plaisanter à ce sujet ? D’un autre côté, comme le disait le dicton : mieux vaut en rire qu’en pleurer. Dans tous les cas, si elle n’allait pas s’apitoyer sur cette maladresse, il lui parut approprié de changer de sujet en lui lançant une nouvelle taquinerie.

Son badinage eut l’effet escompté, et elle lui offrit l’essence du sourire flatté mais pas encore impressionné. Le sérieux et la gravité de sa réponse l’avait fait craindre d’avoir été trop loin, mais heureusement, ses flagorneries de beau parleurs et le rictus qu’il s’efforçait de dissimuler lui prouvait qu’il avait malgré tout était réceptif à son audace. Le jeu pouvait donc continuer.

Lui faisant toujours face avec un aplomb teinté d’orgueil, Irisviel remit une mèche derrière ses oreilles avec un geste un peu plus enjôleur que lorsqu’elle le faisait sans y penser. Au moins devait-elle reconnaître que ses compliments étaient originaux, et elle appréciait qu’ils ne portent pas que sur son physique, mais aussi son intellect. Il avait très bien compris qu’elle était fière de ses talents de linguiste et que rien n’aurait pu lui faire plus plaisir que d’être honorée pour son phrasé. Derrière ses airs de vagabonds marginaux, Solas était manifestement un fin observateur.

Toutefois, des connaissances sur la mode orlésienne lui faisaient défaut pour songer que les vêtements qu’elle portait étaient élégants. Il manquait au moins un bustier brodé et quelques fanfreluches pour qu’elle puisse considérer sa tenue comme une robe digne de ce nom, capable de mettre en valeur la finesse de ses formes elfiques.

« Vous devriez me voir dans une vrai robe en ce cas.. », rétorqua-t-elle en orlésien sans savoir s’il le parlait. Au pire, rien qu’au ton de sa voix, il pourrait savoir qu’elle était à nouveau mutine et charmeuse. Finalement, employer une autre langue n’était qu’une illustration du compliment : des mots elle en connaissait, sans doute plus que lui même vu le nombres de dialectes qu’elle maîtrisait. Dans les deux  cas le message était clair, qu’il complimente son intellect ou son physique : il n’avait encore rien vu.

Cette aparté lui avait fait du bien, mais Irisviel n’était pas du genre fainéante. Une fois que l’humeur fut redevenu plus sérieuse, elle se replongea dans sa leçon avec assiduité. Attentive, elle répétait les mots que Solas lui enseignait. C’était un bon professeur, mais il n’était pas linguiste, aussi se permit-elle de lui poser quelques questions orientées, pour apprendre des mots de vocabulaire clef qu’on imagine pas forcément être aussi important mais qui lui servait de points de repères. Malgré tout ses efforts, sa prononciation n’était pas encore parfaite, trop mimétique, mais elle savait qu’il lui faudrait du temps pour réussir à rendre la chose spontanée.

Après une bonne heure de cours, elle le remercia chaleureusement en s’inclinant avec grâce et l’abandonna à ses Esprits. Elle aurait pu rester encore longtemps mais elle n’avait pas oublié ses obligations et elle ne voulait pas être un poids pour lui. Ayant elle même son propre travail à accomplir, elle s’abstint donc de venir le voir tous les soirs, se contentant de passer un jour sur deux pour savoir s’il était disponible et remplir petit à petit son carnet.

Sans grande surprise, son collègue n’avait pas vu d’inconvénient à ses vacances anticipées, du moment qu’elle s’avançait avant de partir. C’est donc la mort dans l’âme qu’elle rompu sa petite habitude et passa trois jours enfermés dans la bibliothèque pour travailler. Après tout, ils avaient plusieurs jours de trajets, elle aurait donc tout le temps de laisser son esprit fatigué se reposer.

Puis vint le jour du grand départ. Toujours aussi ponctuelle et courtoise, elle se présenta très tôt dans la matinée dans la grande tour à fresque. Comme promis, elle avait cette fois revêtue de longues bottes en cuir pour résister aux plantes griffues et aux rochers coupants. Son pantalon était également très sobre mais la tunique vert clair qu’elle portait en haut assorti d’une ceinture ne manquait pas d’élégance. Même en expédition loin de ses robes à fanfreluches, Irisviel savait très bien comment mettre en valeur ses formes et l’écarlate de sa chevelure.

Toutefois, elle n’avait pas oublié qu’il ne s’agissait pas que d’une balade champêtre, provisions, rechanges et matériel d’étude étaient soigneusement rangés dans un petit sac de voyage. Le minimum pour voyager léger mais bien préparé.


>> Fin
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