— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
Sauvez ceux qui jadis vous ont offert gracieusement le privilège rester à l'abri du cinquième Enclin !
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[Terminé] Des héros dans l'ombre (P.V : Solas)

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MessageSujet: [Terminé] Des héros dans l'ombre (P.V : Solas) Dim 2 Juil - 14:45

Winds turn the inconstant pathSolas & EstridHerr Mannelig, herr Mannelig trolofven i mig, För det jag bjuder så gerna. I kunnen väl svara endast ja eller nej, om i viljen eller ej ( Völuspá →  Herr Mannelig  ) Des hauts et des bas on en a tous. Leur portée peut-être grande, horrible, mais petite et sauver bien des vies. Mesurer, avoir un sens du sacrifice. Faire preuve de créativité face à l'ennemi. Soyons plus rusé que le plus expérimenté des chasseurs. Tant de choses bougent, tant de choses changent en quelques mois ou années.

Et Andrasté, tu sais à quel point ces gens peuvent changer. Ils s'endurcissent, font preuve de compassion quand la guerre gronde sur leurs terres et sur leur chair. Ils deviennent autrement et bâtissent des lieux et des groupes. En arrivant à Fort Céleste sous sa cape aussi blanche que les montagnes alentours, le vagabond semble perdu, voir pris de vertiges quand ses yeux se posent sur cet immense passage posé sur cet immense vide. Sa pointe de pied touche la pierre pour se rassurer. Mais il n'ose pourtant pas aller plus loin; jusqu'à ce qu'une main familière vienne se poser sur sa tête. Le vagabond un peu petit se met à rire avant de s'engager à corps perdu sur l'immense étendue pierreuse menant au fort, passant chariots et soldats de cette vivacité qu'on les jeunes enfants. L'autre personne le regarde partir avant que l'on l'appelle pour aider à tirer les bêtes qui refusent d'avancer plus loin. Dans le dos de cette personne, on peut voir un bâton. Un bâton bleu au cristal brillant de mille feu sous les rares apparitions du soleil en ce jour. Elle a hâte de découvrir cet endroit empli de tant d'histoires et de mystères, capables d'augmenter ses listes de chants.

◊ ◊ ◊

Ses doigts se posent sur la pierre taillée et son visage prend de plein fouet les coups de vent intermittents. Mais l'étrange forme cachée sous cette cape blanche brodée de motifs en forme d'elfidée et grâce sylvestre, aux cheveux si verts sortant ça et là de sous cette capuche ne semble pas s'offusquer de ces quelques remous de la nature. Comme si, dans le fond, elle aimait être une partie de cette nature. Alors qu'elle s'apprête à étendre ses bras et sentir un peu mieux les sifflements de ces "airs", l'on l'appelle plus bas, dans les jardins du fort.
"Estriiiid ! Estrid estrid estrid !!!!! Tu as fini ton rapport ? Tu veux venir à la taverne ? Y a des gens qui sont trop drôles. Oh et j'ai vu une naine. Elle a dit s'appeler Harding et que j'étais super fort pour grimper."
Le petit bout se met à tournoyer et tenter de rejoindre Estrid qui, bien évidemment, se presse d'arriver au rebord. Elle fait alors les gros yeux, enjoignant à l'enfant de ne pas tenter le diable.
"Attends moi dans le jardin, je n'ai pas envie de te soigner encore l'épaule"
- Ah ben non ! J'ai plus peur quand tu me soignes de tout' façons.
- Ou pire, ta tête se cassera comme un oeuf de cocotte."
Le petit semble courroucé en imaginant sa tête se fendre comme un oeuf au point qu'il se la touche pour vérifier que ce n'est pas cassé. La demoiselle sort alors sa tête de sous sa capuche, dévoilant sa peau rose et ses longues oreilles percées de plusieurs boucles d'argentite et pierre d'aurore.
"Reste donc là. J'ai encore la force de marcher, malgré toutes les bêtises que tu as pu faire pendant le voyage au point d'en rendre ta mère hystérique."
Au moins, maintenant elle est sûre qu'ici, cette famille rencontrée durant sa mission, aurait de quoi reprendre leur vie en main.

◊ ◊ ◊

On l'assassine à nouveau d'une demande de rapports, lui demandant de joindre ses découvertes sur les ruines des Tombes Émeraude concernant les installations dans une mine de véridium. C'est non sans mal que l'elfe put demander un moment de répit, bombardée de questions concernant sa couleur de peau ou ses origines, le fait qu'elle n'ait pas les fameux tatouages alors qu'elle est dalatienne. Au bord de la noyade, Estrid a profité d'un couloir au niveau du grand hall et de quelques portes pour se cacher des curieux. Et c'est face à l'escalier qu'elle a monté plus tôt ce matin qu'elle se retrouve. De nouveau, elle monte les marches, touchant chaque pierre dans son sillage comme pour sentir toutes les vibrations de vie qui peuvent en émaner. Elle arrive donc dans la bibliothèque, feuilletant quelques précis forts intéressants concernant les mages Tévintides, des précis laissés ça et là sur un bureau qu'elle repose ensuite à leur place, sentant bien que ce bureau appartient à quelqu'un. Des mages sont aussi en train de feuilleter des livres ou bavardent juste de quelques recherches concernant le sang de dragon. Au moins, ici, la paix et la culture règnent, pense-t-elle en levant les yeux vers le haut de la tour. Des yeux qui bien vite font la rencontre d'un dos familier en s'intéressant à la partie se trouvant sous ses pieds.

L'elfe de sang dalatien voit cet homme aux oreilles pointues, à la peau blanche comme se serait celle d'un loup blanc s'affairer sur sa passerelle à ajouter quelques détails à une fresque mémorable. Pendant de longues minutes elle le regarde faire, penchée vers ce bureau un peu esseulé, accoudée à la poutrelle de bois.
"Des gens disent à Fort Céleste qu'un mage elfe, spécialisé dans l'immatériel reste en ces lieux de longues heures à caresser les murs de ses pinceaux. Une femme affirme même que malgré ses paroles froides, de ses dessins se dégagent une chaleur sans pareil. Car dans le fond, il aime sans doute voir ce pays changer."
Ses bracelets teintent quand elle croise ses mains, un son léger et cristallin ressemblant un peu à elle dans le fond, à présent. Elle, Estrid Bellanaris, ménestrel, mage soigneuse et maintenant, agent de l'Inquisition.
"Emma Falon."
Son dalatien est bien plus proche de la perfection que ce fut un temps. Plus mélodieux aussi, à force de chanter ballades et fils de vie de tout peuples.
"Bonjour, Solas."

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MessageSujet: Re: [Terminé] Des héros dans l'ombre (P.V : Solas) Ven 7 Juil - 17:42

La fresque avançait bien. Maintenant que Fort Céleste était un peu plus présentable, Solas avait plus de temps que jamais pour s'atteler à son œuvre – à moins qu'il ne s'agisse de celle de l'Inquisiteur. D'abord l'explosion du Conclave et l'ouverture de la Brèche, qu'il avait terminés il y a un certain temps désormais. C'était le point de départ évident de toute cette étrange aventure qu'était celle de l'Inquisition, et aussi la dernière grande erreur qu'il avait commise. Une de plus à ajouter à une liste déjà bien longue.

Il avait presque terminé de représenter la création de ladite Inquisition, peut-être celle là même qui trouverait le moyen de rattraper ses échecs, à défaut de les amender. Sur sa fresque, les loups hurlaient, défiaient le monde qui ne semblait pas prêt à vouloir les voir s'élever. Sans doute était-ce là une pointe de nostalgie de sa part, lorsque ce fut lui qui hurla à la Lune.

Le recrutement des mages était l’œuvre sur laquelle il travaillerait plus tard. Un grand pas en avant de la part de l'Inquisiteur, envers ceux que l'on continuait à percevoir comme les instigateurs de cette guerre civile. Désordonnés et effrayés, succombant au charme d'Alexius, les mages s'étaient perdus, et il n'avait fallu ni plus ni moins qu'un bond dans le temps pour rééquilibrer les comptes. Maintenant, les mages rebelles avançaient de concert avec l'Inquisition, tandis que les templiers leur avaient échappés, avant de commettre la même erreur : chercher le salut au creux d'un pouvoir supérieur. S'il avait été fataliste, il se serait pris à penser qu'il y avait dans le cœur des hommes et des elfes quelque chose qui les poussait à remettre sans cesse leur vie entre les mains d'être plus forts, au péril de leur liberté.

Or, il était fataliste.

Restait maintenant à voir comment cette histoire allait finir. Lorsqu'il aurait fini de représenter ces deux événements, ainsi que l'attaque de Darse, il serait à court d'événements passés à représenter. Le futur, il ne pouvait se l'empêcher de l'imaginer sombre, quand bien même Corypheus serait vaincu. Ne risquait-il pas d'être un fléau plus grand encore pour ce monde, une fois qu'il aurait récupéré son orbe ?

Perdu dans ses pensées, absorbé par sa peinture, il ne remarqua qu'on l'observait que lorsque l'individu en question s'adressa à lui, d'une voix qui remonta à un passé relativement récent, mais qui lui semblait pourtant remonter à bien longtemps. A une époque où l'espoir était totalement absent de sa vie, et où sa détermination était tout aussi forte, mais bien plus sombre qu'aujourd'hui. Un tintement de bracelets se fit alors entendre, comme pour lui prouver qu'il ne s'était pas trompé.

Il leva ainsi les yeux au dessus de là, vers là où il pouvait parfois apercevoir Dorian en train de pester sur l'indigence littéraire de la bibliothèque de l'Inquisition. Une jeune elfe immédiatement reconnaissable le regardait peindre, et le salua, se fendant même de quelques mots dalatiens bien maîtrisés.

« Qu'y a-t-il de plus fascinant que le changement ?  Lui répondit Solas en inclinant brièvement la tête vers elle pour la saluer à son tour. Tout Thédas tangue comme un bateau en pleine mer, et nul ne sait où il finira par arriver, ni même s'il reverra la terre un jour. C'est un spectacle terrible, mais aussi superbe, et hypnotisant. Cette chaleur que l'on peut trouver dans mes dessins n'est là qu'en comparaison à la froideur supposée de cet avenir inconnu. Le passé à cela de rassurant, surtout quand il vante la grandeur de l'Inquisition, comme ma fresque le fait maintenant. Peut-être l'opinion de cette dame changera quand ce seront ses échecs qui seront inscrits sur le mur. »

Ce n'était là qu'une question de point de vue d'ailleurs : beaucoup considéraient le recrutement des mages comme une erreur, certains même comme la pire décision que pouvait prendre l'Inquisiteur. La réussite n'est qu'affaire de perspective.

« Je ne m'attendais pas à vous revoir un jour, ajouta-t-il sans agressivité. Je suis agréablement surpris d'avoir eu tort, pour le moment tout du moins. Chantez-vous toujours, Da'len ? Ou bien est-ce que le monde vous a changé comme il m'a changé moi ? »
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MessageSujet: Re: [Terminé] Des héros dans l'ombre (P.V : Solas) Dim 9 Juil - 16:56

Winds turn the inconstant pathSolas & EstridHerr Mannelig, herr Mannelig trolofven i mig, För det jag bjuder så gerna. I kunnen väl svara endast ja eller nej, om i viljen eller ej ( Völuspá →  Herr Mannelig  ) L'entendre et le voir à nouveau emplit le coeur d'Estrid non pas de fierté, ni d'orgueil, mais bien d'affection. Tel l'enfant, elle aurait pu lui montrer qu'elle avait eu raison de croire. Ce qui l'importe c'est simplement de savoir que l'un comme l'autre ont pu survivre aux âpres événements, au Conclave brisé mais aussi à la chasse folle engagée par les templiers contre les mages. Elle se souvient aussi de la hâte que certains de ses camarades adeptes de magie ont pu lui montrer pour l'obliger à rejoindre les rangs d'Alexius. Et de la mort de Félix, ce fils malade dont on lui avait vanté les plus belles qualités. Même le fait de l'entendre dire Da'len ne la choque pas, ne l'offusque en rien, car après tout, que l'on soit dieu ou mortel, l'on reste et restera enfant dans nos coeurs. Estrid joint ses mains et ferme quelque peu ses paupières, appréciant cet instant unique comme tout ceux de sa vie; tant qu'elle peut encore vivre; et les aimer. Elle se permet même de rire légèrement, laissant entrevoir ses canines de sa dentition si blanche sous lèvres violacées et charnues.

"Apprends d'hier, vis aujourd'hui ... et espère demain."
Il pourrait la croire folle, enfantine. Elle pourrait le croire pessimiste, renfrogné. De son côté, elle ne sent que tristesse et compassion, comme lorsqu'il a quitté ce jour là Starkhaven. Qu'il puisse apprécier les sourires comme elle a pu les apprécier, au delà des entrelacs de violence humaine comme elfe. Soudain, elle se redresse, sur le qui vive, entendant l'un des soldats trop curieux l'ayant interpellée avec mille et une question sur sa personne. La ménestrel pose son index sur ses lèvres regardant Solas avec douceur et tranquillité avant de s'éclipser par l'autre porte de sortie. Le soldat fait alors irruption dans la bibliothèque avec l'un de ses camarades, cherchant ça et là quelqu'un, avant de s'empourprer légèrement au vu des regards assassins de certains mages interrompus dans leur conversation ou lecture par cette entrée quelque peu fracassante.
"Pardon on cherchait quelqu'un pis ... elle est pas là. On repart."
Dit-il, gêné. Il hésite un peu à repartir pour voir si l'assemblée accepte ses excuses, mais au vu de l'insistance des regards, cette espérance était bel et bien étouffée dans l'oeuf. C'est donc penaud et prenant de grandes précautions dans la fermeture de la porte qu'ils repartent.

◊ ◊ ◊

"Décidément ...."
Souffle-t-elle alors en fermant la porte derrière elle. Après quelques descentes et marches, Estrid a réussi à retrouver son chemin jusque dans le bureau de Solas. Dans un soucis de calmer ses émotions, elle enlève finalement sa cape et la plie avec une extrême minutie avant de la poser dans un coin de la pièce ronde. Ses yeux sont de suite attirés par les formes colorées des premières peinture. L'on peut encore sentir succinctement l'odeur des pigments, mais aussi le côté âpre du plâtre. Au delà de l'aspect sensoriel, le visuel la laisse sans voix. Une symétrie, des formes géométriques dont se dégagent un aspect vivant et vif. Elle n'ose pas toucher, laissant juste ses doigts dessiner chaque tracé, couvrir chaque dégradé pour s'imaginer les caresser et comprendre certainement le sens.
"Celui-ci ... est censé représenter la Brèche ... ? C'est magnifique ..."
Demande-t-elle en chuchotant quelque peu, regardant cet énorme oeil de feu lancer sur un sol neigeux d'énormes rayons prenant des teintes de feu sous les lumières de la torche. L'elfe retient son souffle un instant à mesure que ses yeux se lèvent vers le rouge de cette pupille (la fresque), rouge de sang et ses nombreux yeux démoniaques. Son sourire s'agrandit et ses lèvres s'entrouvrent à mesure qu'elle se sent transportée par cette fresque. Puis, elle se retourne finalement, fermant de nouveau les yeux avant de répondre aux questionnement de celui qui un jour, lui a dit être un vagabond.
"Je n'ai cessé de chanter depuis, Fen Falon. J'ai chanté l'amour, j'ai chanté la tristesse et la souffrance ... j'ai chanté les victoires et les bouffonneries d'une vie. J'ai parlé d'un mage vagabond donnant la leçon à une jeune femme bien trop idéaliste selon lui."
Ses sourcils se haussent, et une note d'espièglerie semble poindre sous son apparence placide.

"Je vais d'ailleurs chanter tout cela pendant quelques mois ici, à Fort Céleste."
Elle se garde bien d'en dévoiler les raisons, ayant même pour réflexe de cacher son coeur de ses mains, derrière le motif de soleil fleuri, fait de cuir et de métal et courant jusqu'à ses rondes épaules (ici). De nouveau, elle écoute d'une oreille ce qui se dit dans le hall mais cette fois, on l'avait bel et bien lâchée. Du moins, jusqu'à ce soir, dans la taverne.
"Et je dois vous avouer que je suis bien heureuse de ne pas avoir changé ces pans, depuis notre dernière rencontre. Dénaturer le propre de ce que nous sommes peut se révéler fatal pour le coeur ... et amener de possibles regrets."
Cette fois, elle serre fortement sa main, cette main même qui a un jour été coupée pour de sinistres raisons.
"Peut-être me ferez vous l'honneur de venir ce soir à la taverne. Mais oublions un peu ma personne pour le moment. J'ai pu lire les rapports concernant Haven et je voulais savoir si vous ... alliez bien."
Tourmentée par ce qu'elle a pu lire ou entendre, elle ne sait quoi penser, dire. Même si les chansons qu'elle a écrite ont pu retracer au mieux les événements, pour elle, une part de mystère subsistait. Son visage se tord d'inquiétude.
"Je me suis demandée si cela était ... dur pour vous, de devoir rester avec ces doutes, ces angoisses et ces incertitudes concernant les objectifs fixés."
Ses longs sourcils se haussent, ses yeux s'agrandissent et bien qu'elle sait que sa compassion peut paraître idiote, bien qu'elle ne connaisse que très peu Solas, elle voudrait juste lui montrer que dans le fond, aussi pessimiste soit-il concernant l'avenir, elle voulait l'aider. Comme tout autre personne.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Des héros dans l'ombre (P.V : Solas) Mar 11 Juil - 16:50

Solas haussa un sourcil surpris et amusa quand l'elfe se cacha pour échapper à ce qui semblait être un homme un peu trop attentionné pour elle. C'était à se demander si elle n'utilisait pas un sort quelconque sur tous ces gens qu'elle semblait... Eh bien, envoûter était le mot, qu'il s'agisse de ses chansons ou de sa magie, nombreux semblaient ceux qui tombaient sous son charme su atypique. Peut-être était-ce simplement de la fascination pour ces longues oreilles et cette peau rose, une fois le choc – et parfois le rejet – de la surprise passé.

Une fois son poursuivant orienté ailleurs, elle descendit à sa rencontre, à moins qu'elle ne s'intéressa plutôt à son œuvre. Comme beaucoup avant elles, la fresque avait immanquablement attiré son regard. Celle-ci avait en effet un certain don : soit les éventuels visiteurs y étaient totalement indifférents, à tel point que certains semblaient ne même pas la voir, si ils la considéraient avec beaucoup d'attention, cherchant à comprendre ce que ce style si particulier pouvait bien représenter, qu'il s'agisse de la scène globale – que beaucoup arrivaient à identifier sans grande difficulté – ou bien des détails, plus subtils.

« C'est bel et bien elle, confirma-t-il stoïquement. Épiant le monde de ses milliers d'yeux menaçants, la Cité Noire en son centre. Après l'avoir représentée, je me suis rendu compte qu'elle trône au cœur de l'image comme un bastion, prêt à vomir des hordes de démons sur le monde. J'aurais aimé un résultat plus subtil, mais ce qui est fait est fait. »

Peut-être sa perception des choses et de sa propre peinture avait été influencée par l'ambiance qui régnait sur Fort Céleste et les récits qui dépeignaient l'Inquisition dans sa guerre contre les démons de la Brèche. On ne pouvait pas dissocier une œuvre du contexte dans lequel on l'observait après tout. Peut-être allait-elle sembler différente une fois toute cette histoire derrière eux.

Silencieux, il détourna son attention de sa fresque pour la concentrer sur Estrid, qui répondait à sa question avec force détails. Il n'était guère surpris qu'elle ait rejoint l'Inquisition : ils comptaient beaucoup d'idéalistes dans leurs rangs après tout. Tous ceux qui voulaient rendre le monde meilleur d'une façon ou d'une autre se joignaient plus ou moins à eux, ou participaient à l'effort de guerre à leur façon. Il n'avait connu Estrid que brièvement, mais il était évident qu'elle était de ceux là.

Et le monde semblait ne pas avoir réussi à étouffer sa candeur. Qu'avait-elle bien pu vivre depuis leur rencontre à Starkhaven ? Il en avait une petite idée : avant même l'ouverture de la Brèche, Thédas s'était vue plonger dans les heures les plus sombres de son histoire depuis le cinquième Enclin. La rébellion des mages et la riposte des templiers avait semé la mort un peu partout, et comme souvent, les innocents étaient les premières victimes. Combien d'hommes, de femmes et peut-être même d'enfants avaient pu s'éteindre dans les bras de la guérisseuse ? Suffisamment pour la troubler, quand bien même elle semblait s'être maintenue à flots.

Vint finalement la mention des événements de Haven. L'attaque de la ville, encore récente, se faisait encore ressentir, qu'il s'agisse de l'écho d'une conversation dans un couloir, des pleurs d'un veuf ou d'une veuve dont on avait enfin fini par retrouver le corps de son aimé, ou bien des râles de douleurs des soldats dont on n'avait pas encore réussi à guérir les blessures et qui restaient entre la vie et la mort depuis parfois des semaines.

« La défaite est bien souvent un état purement provisoire, et les événements l'ont prouvé à nouveau. Ce qui avait débuté en un torrent de peur et de désespoir s'est finalement mué en une inspiration que beaucoup de chantristes qualifieraient de divine. Haven a été difficile à vivre, et ses cicatrices sont partout parmi nous, mais la lutte ne fait que commencer.

Et ce doute que vous mentionnez, je l'accueille volontiers. Trop de donneurs de leçons, comme vous dites
, souffla-t-il avec un sourire amusé, ont tendance à ne jamais accepter d'en recevoir. Le doute est comme l'obscurité : angoissant et sombre, c'est lui qui nous pousse à allumer nos lumières et à poser sur le monde un regard plus fin. Vivre avec le doute est le fardeau et l'honneur de tout esprit éclairé, et je pense pouvoir dire sans trop me tromper que j'en suis un. »

Il laissa flotter son sourire quelques instants, alors qu'il envisageait sa proposition. Il n'avait pas l'habitude d'aller dans quelque taverne que ce soit, et ne buvait pas, pour des raisons de concentration évidentes. Ses soirées, il aimait les passer à peindre, à lire, à réfléchir, ou à pratiquer la magie.

« Je ne suis pas un grand adepte des tavernes, lui annonça-t-il finalement. Vos chants sont magnifiques, mais ce n'est pas un lieu dans lequel j'aime particulièrement évoluer. »
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MessageSujet: Re: [Terminé] Des héros dans l'ombre (P.V : Solas) Mar 11 Juil - 23:28

Winds turn the inconstant pathSolas & EstridTavern song ( The III Project →   Kopanitsa   ) Malheureusement, Solas a raison. Combien de défaites, ou l'idée même de se rappeler ce ciel vomissant ses plaies sous forme démoniaques, après un tremblement aussi assourdissant que celui que l'on avait pu lui décrire. Elle, à ce moment là, était retranchée à Val Firmin, tentant pour la énième fois de se dépêtrer des fantômes de son passé et surtout oublier cette voix qui se complaisait à la torturer, lorsque la peur venait poindre en son coeur. Des assauts qui avaient bien failli lui coûter la vie, vie dans le sens qu'elle n'aurait plus été la même. L'elfe hoche la tête, ses épaules se baissent, car certes Solas parlait de Haven, de ses habitants secourus et de ceux morts dans cette attaque surprise digne d'un homme aveuglé par sa soif de pouvoir, mais il évitait de parler de lui. Peut-être par pudeur, et malheureusement pour la rosée ce genre de qualité est de celles qu'elle ne peut que respecter. Ou bien sans doute n'avait-elle pas été assez claire en lui montrant son intérêt pour sa santé aussi bien mentale que physique. Cependant, Estrid l'oublie bien vite en voyant que celui qu'elle a connu vagabond semble bel et bien ... capable de se poser ? Voilà qui est bizarre. Le trouble se lit sur son visage un instant et pensive, la ménestrel reste silencieuse pendant quelques secondes. Des secondes assez longues pour lui faire comprendre qu'elle se doit de répondre, par politesse.

"C'est dommage, mais je comprends ce besoin de calme en soi."
Toujours troublée par cette question taraudant son esprit, cela ne l'empêche cependant pas de sourire à son tour chaleureusement, à Solas, de ce sourire qui enveloppe les âmes les plus torturées : un réconfort.
"Je me contenterai de ce premier sourire que vous me laissez entrapercevoir, de cette fresque que j'ai hâte de voir dans sa finalité. Et de mes recherches concernant Coryphéus, ces ... Venatori."
Des mages tévintides, des vrais, des fiers. Pas comme elle, rebut ayant refusé la puissance qui lui tendait pourtant les bras. Estrid se permet de faire le tour de cette salle avant de tout bonnement rejoindre son singulier interlocuteur. À mesure qu'elle s'approche, les odeurs de peintures se font différentes. La peau a cela de magnifique, quand quelque chose la touche. Cela peut devenir la plus belle des jouissances olfactives, ou bien la pire chose qui puisse vous donner envie de respirer par la bouche jusqu'à votre mort.

"Vous savez que j'ai la fâcheuse tendance à aller au devant du danger pour aider les gens. J'ai fait ce que j'ai pu pour tenir le Foyer d'Argon avec plusieurs autres volontaires. Mais nous avons dû nous retrancher plus loin, dans une crevasse. Je suis venue faire un rapport concernant les mouvements, tout en ramenant certaines familles ici. Ainsi qu'une découverte assez étonnante."
Bras croisés, Estrid prend un air plus dur, beaucoup moins rassurant.
"Des templiers rouges."
Les études qu'elle a pu consacrer aux écrits de divers frères chantristes mais aussi mages ne faisaient pas mention de cette couleur. Ou alors, cette information a été tue pour des raisons obscures. Raisons que, la mage a soupçonné en voyant l'état des dits templiers. Sous leur casque, les visages sont couverts de veines proéminentes, leur teint blafard. Il y a aussi quelque chose dans leurs agissements qui diffère du templier prenant du lyrium normal.
"Je n'ai pas grand peur des templiers car ils peuvent encore voir le bon, mais je dois avouer que ceux-ci ... il y a quelque chose dans leur regard qui vous fait comprendre que leur âme n'appartient plus qu'à la folie et la corruption."
Ils hurlent, partent épée hautes sur les innocents refusant leur soi disant aide. Des machines à tuer, à la merci du plus adepte des manipulateurs, qu'il soit humain ou faux dieu. C'est à cette pensée que l'elfe Estrid se permet de se pencher vers Solas, sans pour autant le toucher comme elle l'avait fait ce soir là. Ce côté tactile elle se le gardait à présent pour ceux qui le voulaient.
"Aussi mystérieux que vous voulez paraître Solas, je ne peux m'empêcher de m'inquiéter de votre ressenti. Aussi têtu que vous puissiez être dans vos convictions, comme moi d'ailleurs ... " soupir "... je porte à croire ... dans le fond de votre coeur, que l'espoir point, malgré le traitement subi par les mages et les elfes. Et je n'ai pas envie que cela soit balayé par ce genre d'atrocités."
Estrid s'incline finalement, enlevant les plis de sa robe avant de repartir chercher à la hâte sa cape. Alors qu'elle s'apprête à passer la porte menant aux remparts et au poste de commandement, un léger rire lui remonte à la gorge et elle se retourne une dernière fois vers Solas.
"J'espère que ma voix portera, pour que vous puissiez l'entendre. À demain sans doute, Era."
Et elle disparaît, sous une volée de tissu rouge et de cheveux émeraudes.

◊ ◊ ◊

Deux jours se sont écoulés. La fête bat son plein dans la taverne, tandis que chants et danses se succèdent avec plus ou moins d'enthousiasme de la part de la clientèle. Des hommes renfrognés, perdus le nez dans une chope, plutôt que devant le chemin de leur vie; sinueuse et angoissante. Au moins, ils savaient que dans cette chope le monde se finissait dans son fond. Pas plus loin. D'autres rient et se prennent bras dessus bras dessous tandis que l'étrange musique de l'instrument de la ménestrel battait la mesure, autant que son pied battait le plancher pour donner un rythme particulier aux sons sortant de cette "machine". Et au vu de la gestuelle des doigts agiles et du visage de l'elfe rose qui jusque là en renfrognait plus d'un de par son apparence malgré les appréciations de certains de leur camarades, quelques uns se retrouvent transportés de plus en plus par la rapidité de ce son unique. Bien évidemment, on l'applaudit quand celle-ci se lève et range enfin ses affaires. La nuit était tombée depuis belle lurette sur Fort Céleste et elle ne se sentait pas de descendre jusqu'aux campements.

Alors, sur un coup de tête sans doute un peu présomptueux, la dame se décide à retourner errer sur les remparts, non loin des portes menant aux bâtiments principaux du fort. Son but ? Passer le reste de cette "journée" sous ce ciel clément, encore brisé par cette faille immense dans le ciel. Il n'en reste certes que des vestiges, mais l'on voit malgré tout cette brisure, tel la cicatrice rouverte d'un grand blessé. Estrid soupire alors fortement, se rappelant de ce que lui avait conté une elfe se disant dalatienne de naissance comme elle à propos de légendes, de déchirures arrivées bien avant celles que l'on connaît. Et de destins brisés sous un esclavage abject et sans fondement. Elle reprend son instrument sur ses cuisses et lentement, le son en sort, doux et moins saccadé que lors des chansons en taverne. Elle prend son temps, pensive, se rappelant de ce que cette Brêche et ces légendes lui avaient alors inspirées.

Oh dieux, j'espère que mes mots ont touché
Les cieux pour qu'un jour l'on reprenne nos vies
Je ne veux rien d'autre que juste un peu de paix ...
Mais tous ces hommes à votre image semblent abrutis
Par le pouvoir, les épieux
Car ils veulent de venir comme vous, les dieux.
Comment croire encore en vous ?

Oh dieux je m'excuse de vous déranger mais
Je crois que je dois me faire entendre de vous
Nous voulons juste à la place des paroles des faits
Pour un jour briser les chaînes sur nos frêles genoux
Voyez les soulever les épées,
Hurler devant vos yeux aveuglés, oh dieux ...
Comment croire encore en vous ?

Oh dieux, vos noms sont inscrits dans nos livres
Cités, comme les sauveurs de nos humanités
Et nous fous humains les avons écrits, regardez les.
Et tous ces hommes à votre images en sont ivres
Pensant que cette camelote est vraie
Mais je sais que cela n'est pas vrai, et que votre coeur le sait,
Oh dieux ...
Comment croire en vous ?
Je n'y crois pas.

Les pères aimés, les fils sacrés,
N'ont rien d'immortel dans leur chair viciée
Si vous êtes là haut, si vous les voyez
Donnez leur une chance de se racheter
Mais moi je sais que jamais je ne croirai  
En vous.

Oh dieux ...
Oh dieux ...
Oh dieux ...


Elle continue de presser les volets encore un instant avant de ralentir la cadence déjà bien lente de sa musique. Adossée aux remparts, les yeux perdus dans cet horizon de noir de gris et d'un peu de bleu, elle repense aux contes, aux papiers sur les dalatiens, à ces parents qu'elle n'a jamais connu; à Joscelin, avant la magie du sang. Puis à Kadilen qui maintenant pouvait dormir sur ses deux oreilles; malgré l'absence de son père resté aux Tombes Émeraudes. Des sacrifices pour un moindre mal. Pour espérer mieux au prochain tournant tant que les gens se battent avec une certaine lucidité. Elle se pose tout cela jusqu'à entendre une porte grincer. Elle ne bouge pas, reste là à soupirer, son instrument contre sa poitrine, pensant qu'il s'agit d'un simple soldat faisant sa ronde.
"Dites moi. D'après vous, est-ce que ces dieux et les hommes devraient à nouveau se rapprocher ?"

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Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [Terminé] Des héros dans l'ombre (P.V : Solas) Sam 15 Juil - 10:10

Des templiers rouges, souffla-t-elle. A la mention de ce nom, Solas sentit un léger frisson parcourir sa colonne vertébrale. Ce n'était rien de bien nouveau pour lui : les templiers rouges avaient fait partie des forces qui avaient attaqué Darse, et ce jour là, il avait eu un bel échantillon de toute la corruption qui les habitait. Il se rappela notamment de ce monstre de lyrium rouge qui les avait attaqué peu avant l'arrivée de Corypheus et de son dragon, monstre qu'ils avaient réussi à identifier comme étant le chevalier sous-capitaine Denam. Ce jeune homme un peu timide mais aux convictions fermes et qui se voulaient justes, Solas l'avait croisé à Val Royeaux lors de la première visite de l'Inquisiteur à la capitale, lors des tous premiers jours de l'Inquisition.

Et il avait fini changé en cette chose qui n'avait plus une once d'humanité, comme un esprit perverti en démon. Le lyrium rouge avait fini par supprimer toute rébellion qu'il y avait pu avoir chez cet homme, toute volonté, pour le transformer en cette créature corrompue et assujettie au bon vouloir de son engeance de maître.

Et voilà qu'Estrid lui annonçait qu'il y en avait d'autres. Cela n'avait en soit rien d'étonnant, mais cela n'en était pas moins alarmant : ils devenaient plus nombreux, et leur influence plus étendue. Il en allait, certes, de même pour l'Inquisition, et Solas estimaient même qu'ils avaient une longueur d'avance, maintenant qu'ils savaient ce que Corypheus avait prévu.

Il n'exprima cependant ses pensées que brièvement, et choisit même de ne pas argumenter sur la façon dont Estrid lui disait ne pas avoir vraiment peur des templiers. Il aurait pourtant eu beaucoup à dire sur le sujet, mais ce n'était pas le moment de se lancer dans ce genre de débats.

« Le lyrium rouge est vivant, déclara-t-il d'un air sombre, et il a l'air d'obéir à Corypheus. A moins que ce soit lui qui leur obéisse. Mais dans tous les cas, il détruit, corrompt et à terme, finit par tuer. Je ne sais même pas si on peut encore parler d'âme, toute souillée puisse-t-elle être. »

Quant à savoir s'il y avait de l'espoir dans son cœur, comme elle le lui demandait... C'était une question à laquelle il était difficile de répondre, et lui même n'avait aucune certitude. S'il avait fallu se prononcer, il aurait sans doute estimé qu'il voulait avoir de l'espoir, de la même façon que beaucoup n'ont pas la foi, mais aimeraient y trouver ce réconfort que leur vantait la Chantrie. Depuis leur arrivée à Fort Céleste, il s'était mis à croire en la réussite de l'Inquisition, mais cela ne signifiait rien de plus qu'un répit pour le monde.

Car après tout, qu'il s'agisse de l’œuvre de Corypheus ou de la sienne, celui-ci finirait par s'effondrer, et en fin de compte, ce qui viendrait après n'avait que peu d'importance pour les milliers – les millions ? - de morts qui allaient suivre.

Il préféra ainsi ne pas répondre, et se contenta de la saluer poliment lorsqu'elle finit par quitter sa tour, le laissant pensif, tant à propos d'elle que de lui même. Elle espérait que sa voix porte, et en définitive, n'était-ce pas le cas de tout le monde ? Le discours changeait beaucoup, mais tous souhaitaient pouvoir être tendue. Certains parlaient, certains criaient, certains pleuraient, et d'autres, comme Estrid, chantaient. Mais Solas lui, que faisait-il ?

Ces questions s'installèrent paisiblement dans son esprit au fur et à mesure que les jours s'écoulaient, rejoignant la cohorte d'interrogations qui ne le quittait jamais totalement. Durant deux jours, il ne croisa pas Estrid, et n'entendit que ponctuellement parler d'elle, jusqu'à ce qu'un soir, un chant ne se mette à vibrer quelque part sur les murailles, non loin de sa tour. Un chant lancé aux dieux, qui oscillait entre la supplique et l'accusation. On y entendait le doute et le ressentiment, la pointe d'une colère sourde à l'idée d'avoir été abandonné, mais aussi un espoir, celui qu'ils sortent de leur mutisme et viennent en aide aux mortels.

Un tel discours trouva son écho en Solas, qui l'avait entendu bien trop de fois pour se contenter de l'ignorer. Il décida ainsi de quitter sa tour et de se diriger vers la voix qu'il reconnut comme celle d'Estrid, avant de la voir adossée aux remparts, visiblement perdue dans ses pensées. Elle lança alors une question à la nuit et à l'inconnu qui s'approchait d'elle, n'ayant probablement pas deviné qu'il s'agissait de Solas lui même.

Une question qui, là encore, fit vibrer le vieil elfe qu'il était au plus profond de son être et de ses souvenirs.

« Non, répondit-il d'un ton grave. Il est difficile de s'orienter seul dans un monde aussi vaste et aussi complexe, mais l'errance vaut toujours mieux que l'esclavage. »

Il n'était plus Fen'Harel, plus vraiment, mais il restait au fond de lui cet apôtre de la liberté qu'il avait toujours été, ce briseur de chaîne qui avait mené une guerre contre ceux qui se faisaient appeler des dieux, un peu comme Corypheus le faisait aujourd'hui.

« Mettre sa vie entre les mains d'une puissance supérieure, poursuivit-il, c'est renoncer à notre libre arbitre et se passer une chaîne au cou. Qu'il s'agisse des dieux elfiques, des anciens dieux tévintides ou même du Créateur, se trouver un dieu c'est avant tout se trouver un maître. C'est un sacrifice qui peut être considéré comme acceptable tant que lesdits dieux sont absents, mais s'ils devaient un jour se manifester, alors il y aurait une main à l'autre bout de la chaîne, et le seul espoir qu'il resterait serait d'espérer que celle-ci soit bénéfique. »

Il soupira en laissant son regard courir sur l'horizon nocturne.

« Puissent les dieux ne plus jamais avoir de fidèles. »
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MessageSujet: Re: [Terminé] Des héros dans l'ombre (P.V : Solas) Sam 15 Juil - 13:02

Winds turn the inconstant pathSolas & EstridTavern song ( The III Project →   Kopanitsa   ) Les yeux si bleus s'écarquillent, devenant une sorte de verre translucide sous la lumière lunaire. Ils se figent, s'illuminent un peu plus à l'entente des mots, mais se cachent quelque peu sous les longs cils leur servant de couverture face aux lumières du monde; et face aux regards un peu trop malsains que peuvent offrir elfe, nain ou humain. Ici, Estrid, l'elfe dalatienne, l'elfe sans clan cherche à cacher son trouble, car de soldat il n'y a point. Il n'y a que Solas lui aussi baigné par la céleste lumière, tout comme elle. Droit, grave et impressionnant, comme lors de la conversation dans l'écurie de Thorne Le Gris. C'était intriguant, reposant. Malgré le fait que cela n'ait pu régler les problèmes de cette soirée. D'ailleurs, elle avait appris que Marja était en réalité la soeur de ce vieux grincheux, chose qui ne l'a guère étonnée quand les deux personnages se sont retrouvés côte à côte, à tenir leur auberge. L'un en train de râler derrière son comptoir tandis que clopinante et la marmite en main, Marja servait les ribs aux habitués encore sonnés par la nuit précédente; et encore plus avec une Marja hurlant contre son propre frère.

Penser à leur dernière lettre apaise quelque peu la gêne d'Estrid, qui voulait recueillir une opinion, mais pas de celles qui semblent avoir tout vécu, même si cela lui semble certainement impossible ? Elle en cligne des yeux, quelque peu perturbée, ses mains pressant légèrement son instrument de musique dans son accès de surprise.
"Je m'excuse, Era. J'ai cru que vous étiez un des soldats assigné à la ronde par sieur Rutherford.
L'elfe prend une très longue inspiration avant de redevenir elle-même, calme, et moins ... perdue dans son monde où elle se sent parler avec d'autres gens, qui s'amusent à lui chuchoter de belles histoires, ou même à siffler ses chants dans un accès de bonheur.
"Je ne sais pas. L'esclavage se fait dans un accès d'orgueil ne pensez-vous pas ? Est-ce que l'on peut se considérer en soi encore humain, comme nos parents ont pu nous l'inculquer ? Est-ce qu'asservir est vraiment guider ?"
Estrid repense à ce que Solas a dit, quelques jours avant, concernant ce lyrium rouge. Aussi vivant qu'il puisse être, est-il encore vraiment "vivant" en ne se concentrant que sur un défaut propre à l'être ? Comment peut-on vivre en ayant de coupé quatre de nos sens ? Ou vivre sans mains ? Cet aspect physique affecte aussi notre état mental après tout, et inversement. La sans clan dépose alors sa nommée vielle contre le mur, pour arriver lentement non loin du dos de cet elfe qui dans son sens, a un très bel esprit. Un esprit blessé, torturé, mais beau. Et voilé de draps opaques qu'elle ne se permettrait pas de soulever dans un excès infantile de curiosité. Mais malgré tout, elle se permet de reproduire à sa façon, cette main protectrice qu'un jour lui-même avait tendue; en la posant sur un poteau. Elle, c'est délicatement sur son dos, entre ses deux omoplates, qu'elle la pose.

"Vous savez Solas. Je chantais tout à l'heure ce qu'une vieille elfe m'avait un jour conté, lors d'un passage à Val Firmin. Elle m'a dit gravement que ces dieux ont les penchants de ceux qu'ils se devaient, normalement, d'aider. En soi, ils ont aussi leurs émotions, leurs faiblesses, leurs envies. Et tous ne sont pas des êtres aux vertus irréprochables malheureusement ... "
Elle regarde à son tour l'horizon, parcourant de son oeil vif les quelques méandres grisâtres et noirs formés par la Brèche, tandis qu'elle pose son autre main sur son coeur.
"J'ai moi aussi mes faiblesses. Si je ne les avais pas, est-ce que je serai vivante selon vous ? Si vous n'aviez pas un peu d'espoir, seriez-vous vivant Solas. Et je trouve cela magnifique, en soi. Elfe, nain, humain, Qunari, nous avons le choix. Sans choix ......."
Elle ferme un moment les yeux, repensant à Joscelin, à ses rires et ses facéties, à cette magie qu'il aimait tant lui montrer d'un simple mouvement de mains. Et alors apparaissait ces étoiles tout près d'elle, en minuscules boules de lumière. Une admiration, devenue abomination, peur.
"J'ai des nouvelles de Thorne et de Marja. Ils vont bien. Même si malheureusement le Prince a décidé d'assiéger Kirkwall ... et qu'ils doivent subir les inepties que profèrent les soldats à l'encontre des habitants et de Ser Valen. Imaginez qu'ils disent que le Capitaine des gardes de Kirkwall est une engeance aux attributs féminins forts bien pourvus. Si elle avait entendu cela, nul doute qu'elle leur aurait montré qu'elle n'a rien d'une engeance. Avec ses poings."
Ses doigts glissent un instant sur le tissu du haut de son interlocuteur pour tout bonnement se retirer et finir par rejoindre le ventre d'Estrid, tandis que l'autre main se pose sous son visage rosé.
"Je me suis dit que cela vous ferait sans doute plaisir d'avoir des nouvelles de ce vieux grincheux ne comprenant pas un traître mot des insultes des autres."

À dire vrai, elle pense certainement que Thorne serait ravi de pouvoir faire une embrassade à cet oreilles pointues, malgré son tristement célèbre caractère de cochon.Elle s'approche finalement du rebord des remparts, pour mieux sentir l'air caresser son visage et sa nuque, ainsi que ses cheveux vert joyau.
"Je sais que, je vous avais dit revenir le lendemain. Pardonnez-moi cet affront, mais j'ai été prise par mes écrits, les aides au camp et encore des questions concernant mes origines. Et je n'avais pas vraiment envie de venir troubler le seul endroit où vous pouvez avoir un minimum de calme."
Rien que d'y repenser, la ménestrel sent sa tempe lui jouer des tours. Par les dieux, que les hommes et les enfants peuvent être bavards par moments. Si l'on pouvait les comparer à quelque chose, ce serait à une boîte. Une boîte pleine de phrases qui lorsqu'on l'ouvre n'arrête pas de déblatérer jusqu'à temps que vous trouviez un moyen de la refermer.
"Alors comme ça, vous êtes un spécialiste de l'immatériel. Vous êtes plein de surprises ma parole. Même un barde ne cache pas autant d'atouts dans sa manche."

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MessageSujet: Re: [Terminé] Des héros dans l'ombre (P.V : Solas) Sam 15 Juil - 21:24

Elle se fourvoyait, mais pouvait-il vraiment lui en vouloir ? Toutes ces questions qu'elle jeta ainsi au vent, elles avaient toutes un sens, et y réfléchir était un exercice de pensée fascinant. Dans quelle mesure était-on libre ? Qu'est-ce qui, dans notre éducation, nous définit toute notre vie alors que l'enfance n'est plus qu'un souvenir lointain ? Est-ce qu'un guide était foncièrement un esclavagiste ? Toutes ces réflexions philosophiques, Solas se les formulait souvent, mais il y avait un point sur lequel il n'y avait aucune tergiversation possible : on ne pouvait pas faire confiance aux dieux, ou tout du moins aux dieux tels qu'il les connaissait.

Tant que ceux-ci avaient une dimension humaine, ils étaient faillibles, et il n'échappait d'ailleurs pas à cette règle. Malgré le monde privé de magie et l'intolérance qui assombrissait chaque coin de Thédas, Estrid n'avait jamais connu qu'un monde en paix, un monde libre en comparaison avec ce qu'il avait été à l'époque des Evanuri. Lorsqu'ils étaient à la tête de leur peuple, aucun elfe n'était libre, et certains avaient même fini par accepter cette servitude comme une part indéniable de leur vie, brisé au plus profond d'eux même. Avant que le Loup Implacable ne se décide à hurler, il n'y avait que des esclaves.

« Les dieux sont des êtres de pouvoir, souffla-t-il. Leur en conférer un sur notre vie est le plus grand risque que l'on puisse prendre. J'aurais bien aimé comparer cela à de la possession, mais au moins, face à un démon, on peut lutter. Mais tant que les dieux seront humains dans leur cœur, alors ils seront prédisposés à devenir des maîtres, et non des guides. »

En cela, l'idée du Créateur était attrayante. Un être tout puissant mais à la conscience supérieure à celle d'un simple mortel, capable de voir au delà des banales émotions, mais aussi de les ressentir, comme il l'avait fait avec Andrasté. Un dieu capable de comprendre mais aussi d'accepter. C'était un concept séduisant, sûr.

« Votre vieille elfe trouve trop d'excuses aux dieux. A l'entendre, on en viendrait à croire que les tourments qu'ils nous infligent sont en partie de notre faute, comme si l'on reprochait à un esclave sa capture. A trop vouloir idéaliser les dieux, on en oublie de considérer l'évidence : ils ne sont pas plus sages que vous et moi, qu'il s'agisse de nos propres dieux ou des tévintides. Pour le Créateur, je consent à garder une certaine réserve.

Mais je veux bien reconnaître que je suis d'accord avec vous quand vous me parlez de choix, même si je doute qu'il soit très pertinent d'y mentionner les Qunari. Privé de notre capacité à choisir, et à nous tromper, nous ne sommes que l'ombre de nous même...
 »

Il l'écouta ensuite prononcer deux noms qu'il ne parvint pas à reconnaître tout de suite. Le visage de l'aubergiste de Starkhaven finit par se former dans son esprit au bout d'un certain temps, mais il n'avait pas la moindre idée de qui était la dénommée Marja. Mais en définitive, avait-il vraiment besoin de savoir de qui il s'agissait pour apprécier l'idée que cette personne était hors de danger ? Thédas était si troublée en ce moment que chaque bonne nouvelle était rafraîchissante.

Tout cela était bien entendu à mettre en opposition avec ce jeune et stupide prince qui estimait que la menace la plus importante à ses yeux était à Kirkwall. Solas, grâce à Varric, en savait désormais un peu plus à son propos, et il n'ignorait pas qu'il se trouvait dans la ville le jour où la Chantrie avait explosé et où la rébellion des mages commença. Sa promesse de venir raser la ville et ses habitants lui avait été contée par le nain, et il fallait croire qu'il était suffisamment rancunier pour le tenir, et au diable si ce choix n'avait aucun sens. Quoi qu'il ait voulu contenir ou détruire à Kirkwall, cela s'était étendu bien au delà des murs de la cité, et il y avait de toute façon des soucis bien plus importants à régler, comme de se bâtir une défense solide au cas où l'Inquisition échouerait, ou si Tevinter se décidait à soutenir les Venatori et à attaque directement.

Il poussa un soupir consterné à cette idée, comme face à un enfant qui venait de commettre la même erreur pour la quatrième fois de la journée. Il se murmurait au sein de l'état major – toujours d'après ce que Varric en avait entendu, aussi l'information était à prendre avec des pincettes – que l'Inquisition prévoyait de venir en aide à Kirkwall. Cela risquait probablement leur attirer des accusations d'ingérence.

Estrid poursuivit son discours, et en vint à s'excuser, par pure politesse plus que par culpabilité réelle sans doute, pour son absence lors des deux derniers jours. Solas ne lui en tenait pas rigueur, tout pris qu'il était dans sa fresque ainsi que dans ses recherches. Il avait ainsi discuté avec la mage qui se faisait appeler « votre instructeur » et qui n'avait plus toute sa tête à la suite de ses études sur la Brèche. Il était triste qu'elle et ses collègues aient subi un tel sort pour le prix de connaissances que Solas aurait sans doute pu dispenser lui même, mais il ne pouvait pas s'opposer à la recherche après tout.

Il haussa d'ailleurs un sourcil quand elle mentionna justement sa connaissance de l'Immatériel. Il est vrai qu'il aimait bien en parler autour de lui – encore qu'il prenait garde à qui il révélait ce genre d'informations – mais il ne s'était pas attendu à ce qu'elle soit au courant.

« Spécialiste est un bien grand mot, mais il est vrai que j'en connais bien plus à son sujet qu'à peu près n'importe quel mage de Thédas. Il faut dire que je dois être l'un des rares à ne pas m'y aventurer avec crainte, mais plutôt avec respect. »

Un nouveau sourire vint briser la neutralité de ses traits.

« Mais en effet, il y a beaucoup de choses que l'on ne décèle pas tout de suite chez moi. C'est plutôt utile lorsque l'on est un apostat d'ailleurs. Et croyez bien que ce n'est pas le dernier de mes secrets, de même que j'en ignore beaucoup des vôtres. Vous attirez les regards plus certainement que moi, mais n'allez pas me dire que vous surprises s'arrêtent à une peau rose et à quelques notes de musiques. »
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MessageSujet: Re: [Terminé] Des héros dans l'ombre (P.V : Solas) Dim 16 Juil - 13:09

Winds turn the inconstant pathSolas & EstridTavern song ( The III Project →   Kopanitsa   ) Ah ces dieux resteraient un mystère, pour tout ceux qui n'avaient eu chance de les côtoyer. Solas avait-il raison de leur jeter la pierre ? N'ont-ils pas tous été eux-mêmes humains ? Cela étonne Estrid que l'on ne puisse créer quelque chose qui n'est pas à notre image. Un être vivant qu'il soit à l'état primaire de ses réflexions ou non, fait toujours en sorte que celui qui lui ressemble ne devienne pas par exemple une cocotte. Ou un cochard. Un jour peut-être, percera-t-elle le mystère entourant ces personnes d'un autre genre, lorsque les Tombes seront à nouveau plus calmes. Chose qui risque de prendre du temps si l'Inquisiteur se trouve amené à régler d'autres problèmes avant ceux de la mine et du Foyer Argon. Et y aller seule serait folie, sachant que l'ombre de son mentor plane au dessus d'elle, telle une épée de Damoclès.

Cela sera un sujet qui, sera abordé en temps voulu, se dit-elle, habitée par cette nouvelle résolution pleine de promesses concernant l'un de ses sujets favoris de chansons comme de recherches amateurs : l'humain. Pour le moment, l'elfe aux si longues oreilles frisonne de plaisir quand ce vent vient chatouiller la pointe de celles-ci. Et cette vue, que dire .... un plongé vers les camps où encore quelques flammes dansent encore dans les braseros ou sur les torches plantées sur leur promontoire. C'est grisant. Estrid en sourit, tout en écoutant Solas faire preuve d'une modestie qu'elle ne peut qu'admirer. Le nombre de mages se disant spécialiste de ce thème ont l'air quelque peu ... perdu dans l'Immatériel même ?
"Je ne fais que rapporter ce que l'on m'a dit. Et quel honneur de se savoir admiré pour l'une de nos passions, ou même nos connaissances."
De ses mains, elle s'appuie un peu plus sur la pierre, se penchant un peu plus vers ce vide duquel l'on entend le vent siffler. Et son sourire s'agrandit quand elle entend qu'il est l'un des rares à vaquer entre ces deux mondes; un sourire mélancolique.
"Cela m'a toujours étonnée que l'on dise que ce Créateur a formé le Voile séparant vivants, esprits et démons. Je sais que c'est blasphémer, mais ... j'ai l'intime conviction qu'il a été créé, non pas par une entité, mais par quelqu'un. Les fois où j'ai pu y aller, c'est comme si ... est-ce que vous voyez un tisserand ?"
Animée d'une nouvelle flamme, la mage se redresse, se tourne vers Era et prend un pan de sa robe bleu nuit à voiles entre ses doigts pour se donner un moyen d'imager ses propos.
"Ça peut paraître idiot, mais lorsque je touche un tissu, j'ai la même sensation. De sentir des mailles fines glisser entre mes doigts. Après tout, on dit bien que le Voile se déchire, c'est sans doute une de ses significations ! Ou alors est-ce une histoire bien plus complexe, concernant un voile sur le coeur des êtres, ou une magie particulière qui ..."

Faisant les cent pas et absorbée par ses réflexions, Estrid perd un instant le cours de la discussion. Son soudain arrêt en est la preuve. Elle reste là, un instant à fixer Solas de ses immenses yeux de bleu de peinture diluée. Elle a en effet oublié cette partie de la discussion.
"Mes ... secrets ..."
Chuchote-t-elle, reprenant peu à peu sa contenance habituelle.
"Il est vrai que ... je ne vous en ai dit que très peu me concernant."
Estrid repart vers son instrument, quelque peu assommée par ses pensées, faisant dos à Solas; bras croisés dans un soucis de soutenir le poids que son coeur lui impose à l'évocation de ce mot : secret.
"Vous ai-je dit que je suis dalatienne ? Alors pourquoi n'ai-je pas de valaslin."
Elle tourne la tête, souriant tristement à son homologue.
"Car j'étais différente, Solas."
Ses bras se resserrent contre sa poitrine.
"Vous connaissez la légende de Mi Lin ? C'est une source qui selon les légendes consume celui trempé dedans. Et j'ai bel et bien été consumée ... en devenant autre chose qu'une elfe ... normale."
Un long soupir sort à présent de ses lèvres violacées, tandis qu'elle perd son regard vers les jardins couchés dans la pénombre. Un garde passe à côté d'elle, elle le salue tout de même, malgré son trouble. Lui, il la regarde avec étonnement un instant avant de reprendre sa ronde, pas vraiment sûr qu'il s'agisse d'une vision due à son énième pinte à la taverne, durant sa pause.

"Quand aux regards, comme vous le voyez, ils changent du tout au tout. J'ai même été griffée sévèrement au bras par une femme que je devais soigner une fois. Elle a cru que j'allais la rendre démoniaque. Je me souviens encore de ses yeux exorbités, de ses ongles enfoncés dans ma chair."
Et par les esprits, que cela avait été fastidieux ! Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Comme celui qui lui avait lancé un vase sur le visage quand il avait appris qu'une mage l'avait soigné. Les gens peuvent se montrer quelque peu réprobateur et souvent non redevables quand vous leur avez sauvé la vie. Mais à quoi bon en vouloir à celui qui n'a pas. Estrid cligne plusieurs fois des yeux, pour tenter d'effacer les images qui à présent hantent partiellement son esprit.
"On peut être béni par un don, mais chaque jour, une nouvelle épreuve est là pour nous faire regretter ce cadeau. Ou bien nous le faire aimer. Que l'on soit homme, dieu, mage, dirigeant. Si vous voulez, vous pouvez venir demain au camp, pour voir à quel point je dois me faire entendre d'un soldat ou d'un réfugié allergique à la magie."
Elle se met enfin à rire.
"En y repensant. Cette vieille elfe n'avait sans doute pas tord. On trouve en soi des excuses aux personnes auxquelles nous nous sentons redevables. Je vous trouve bien des excuses, Solas."
Détendue, sourire plus franc, elle finit par avouer ce qu'elle a appris, à l'époque où il avait fait preuve d'une certaine colère face à son impétuosité. Ou peut-être qu'elle se trompait, mais pour elle, cela représente bien plus qu'un bijou offert à l'orlésienne la plus vénale qui soit.
"Ce jour là, à Starkhaven merci d'avoir voulu me préserver."

Homme, tu es si fragile, toi, mortel parmi les légendes vivantes. Tu n'as rien d'autre que le blé à transformer,
tandis que d'autres transforment les métaux en superbes châteaux. Grâce à d'autres hommes, comme toi ... mais tu leur dois la vie, homme. Car ce sont eux qui t'ont donné les terres, pour qu'un jour puisse pousser ton blé.


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MessageSujet: Re: [Terminé] Des héros dans l'ombre (P.V : Solas) Ven 21 Juil - 20:57

Solas resta silencieux et impassible lorsqu'il l'entendit évoquer le Voile et ses imperfections. Lui même ressentait régulièrement cette étrangeté en allant dans l'Immatériel, mais il faut dire que son opinion à ce sujet était pour le moins biaisée, dans la mesure où il en était le créateur. Cela étant dit, et avec toute l'objectivité dont il était capable, il reconnaissait une forme de justesse de la perception qu'avait Estrid du Voile et de sa nature. Il était à la fois dense et éthéré, solide et fragile, souple et imperméable, empli de toutes les contradictions du monde et de ses habitants. Il était un œuvre infiniment complexe, mais aussi profondément imparfaite, et en cela, il aurait probablement pensé la même chose s'il ne savait pas ce qu'il savait, à savoir qu'il n'était pas la création d'un être omnipotent et omniscient comme semblait l'être le Créateur.

Mais la réflexion, malheureusement, s'arrêtait là. Il ne s'agissait pas d'une métaphore subtile et divine sur la dualité de l'être humain, opposant les idées et la réalité en reprenant le champ de bataille qui existe dans le cœur et l'âme des vivants. Le Voile n'était rien de plus qu'une barrière créée à la va-vite par un elfe puissant et dont la sagesse n'avait guère été qu'une illusion. Le Voile, c'était une prison bâtie pour enfermer les Evanuri, craignant qu'ils ne détruisent le monde, et qui avait pourtant profondément blessé ce dernier lors de sa création, laissant derrière lui une Thédas amputée et qui finit par oublier le jour où elle avait été valide.

Refusant de se laisser emporter par la nostalgie, Solas repoussa ces sombres pensées et n'en dit pas un mot, attendant qu'Estrid poursuive son récit, ce qu'elle fit un peu plus tard, visiblement peu encline à raconter son histoire.

Elle lui évoqua une légende qu'il ne connaissait pas, mais dans l'absolu, il pouvait en deviner les tenants et les aboutissants. Les sources, les bosquets, les grottes, tous ces lieux étaient souvent l'objet de légendes et de superstition de la part des peuples qui y vivaient, et les elfes devenus nomades n'y avaient pas échappés. D'ailleurs, on en retrouvait plus d'un même dans leur histoire ancestrale, à l'époque où forêt et villes ne faisaient plus qu'un.

Il parvint ainsi à se figurer l'importance et le poids que pouvait avoir cette source inconnue, et ne put s'empêcher de conclure en voyant la peau de la jeune elfe, que les légendes devaient être au moins en partie fondées. Pourquoi s'y était-elle retrouvée plongée, et en quoi cela l'avait-il changé au delà de sa couleur, il n'en savait rien, et estimait qu'il valait mieux ne rien lui demander : cette histoire avait tout l'air d'être difficile à raconter pour elle.

Il se contenta donc d'un geste de la tête entendu lorsqu'elle mentionna un peu plus tard les réactions parfois violente des gens face à la magie, et ce, même lorsqu'elle avait contribué à leur sauver la vie d'une façon ou d'une autre. Il comprenait bien cela : apostat ou non, prudent ou non, il lui était fatalement arrivé d'user de ses dons à un moment ou à un autre pour venir en aide à autrui, pour le protéger d'un coup ou pour terrasser un groupe de loup affamés. Il ne s'était guère souvent laissé aller à ce genre d'écart, mais il n'avait pas été rare qu'on le considère plus tard avec peur, voire avec mépris, avant qu'il ne disparaisse à nouveau. Engoncé dans le carcan dans lequel la Chantrie l'avait placé, le monde ne semblait définitivement pas prêt pour les mages.

Et en cela, il plaignait Estrid, et ce sentiment se manifesta à nouveau lorsqu'elle le remercia de n'avoir voulu que son bien à Starkhaven. Il avait été rude, pour ne pas dire désagréable, mais sa désapprobation était en effet motivée par d'autres émotions plus profondes, telles que la pitié et la tristesse.

« Vous me faîtes penser à un esprit de compassion », lui répondit-il.

Il y avait au bas mot des milliers de différence entre elle et un esprit de compassion comme pouvait l'être Cole, et ce genre de comparaison entre les hommes et les esprits était toujours à considérer avec prudence, mais Solas maintenait tout de même ce qu'il venait de dire. Il y avait suffisamment de vrai dans ces mots pour les laisser tels quels.

« Ce jour là, à Starkhaven, je vous ai vu vous ingénier à faire le bien autour de vous de la façon la plus large possible, soignant et secourant autrui au péril de votre vie. En cela, vous me rappeler ce genre d'esprit, parmi les plus purs mais aussi les plus fragiles de tous. Même moi, je n'en ai rencontré qu'une poignée, et certains n'ont mis guère de temps à se changer en démon de désespoir, écrasés par toute cette souffrance qu'ils n'ont jamais réussi à éteindre complètement.

C'est un sort qui plane autour de vous. Un jour, l'enfant de trop mourra entre vos bras, ou bien une maladie rongera trop de malades que vous ne pouvez en sauver, et ce jour là, quelque chose s'en prendra à vous, à ce que vous avez de plus précieux au sein de votre être. Peut-être résisterez-vous suffisamment pour pouvoir mener à nouveau ce combat plus tard, mais peut-être aussi finirez-vous brisée, comme tant d'autres l'ont été avant vous, sans parler des risques plus grossiers, comme les templiers.

Vous avez choisi un chemin difficile, Estrid. Honorable, héroïque diraient certains, mais aussi inconscient et fragile. Vous arpentez un pont de verre en courant d'un blessé à l'autre, et je ne peux qu'espérer qu'il ne se brise pas.
 »
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