— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
Sauvez ceux qui jadis vous ont offert gracieusement le privilège rester à l'abri du cinquième Enclin !
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Irisviel Mavias, une elfette à l'Université

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— PSEUDOs : Ayael
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— NATIONALITÉ : Orlésienne
— LIEU D'HABITATION : Orlaïs mais voyage beaucoup
— ÂGE : 28 ans
— RANG SOCIAL : Civil, étudiante-chercheuse à l'Université d'Orlaïs
— PROFESSION : Linguiste & traductrice spécialisée dans les langues anciennes
— FACTION : Aucune pour l'instant
— ARMES : Un stylet empoisonné
— O.SEXUELLE : Bisexuelle
— AMOUREUSEMENT : L'Amour n'existe pas

MessageSujet: Irisviel Mavias, une elfette à l'Université Mer 21 Juin - 14:18



Irisviel Mavias
Il faut comprendre le passé pour forger l'avenir

NOM & PRÉNOM(S) ⊱ Mavias Irisviel SURNOM ⊱ Tous les sobriquets habituels pour les elfes (oreille pointue, lapine...) AGE ⊱ 28 ans   NATIONALITÉ & LIEU DE NAISSANCE ⊱ Orlaïs, née à Churneau PROFESSION ⊱ Linguiste, traductrice & assistante du professeur Jean de Firmin LIEU DE RÉSIDENCE ⊱ Val Royeaux, mais voyage beaucoup pour ses recherches SITUATION AMOUREUSE ⊱Célibataire ORIENTATION SEXUELLE ⊱ Bisexuelle FACTION & RANG ⊱ Civil : étudiante-chercheuse spécialisée dans les langues anciennes à l’Université d’Orlaïs, mécénée par la Comtesse Solange de Montbelliard ARMES ET/OU MAGIE ⊱ Juste une stylet empoisonné, un grand classique en Orlaïs. Si elle n’avait pas le poison pour finir le travail, elle aurait peut-être une chance de gagner contre un adversaire ivre et manchot, vous l’aurez compris, ce n’est pas une grande combattante. LANGUE PARLÉE ⊱ Couramment : Universelle, Orlésien, Tevene, Rivaini, Antivan, elle n’a pratiquement pas d’accent étant très à l’aise à l’oral même si son Universel est typiquement orlésien dans le choix des expressions.  / Langues mortes : Ancien Tevene, Ciriane (langue d’une des premières tribus humaines installé en orlaïs). / A noter quelques parles quelques mots d’elfique basiques, mais elle n’a encore jamais trouvé d’Archiviste Dalatien d’accord pour lui enseigner pleinement ce langage, et notamment son écriture, CF Histoire.

Tout sur ton personnage !
on veut tout savoir de lui.

Ambitieuse ⊱ Réfléchie ⊱ Passionnée par son travail ⊱ Méfiante ⊱ Ouverte d'esprit  ⊱ Impitoyable ⊱ Déterminée ⊱ Sentimentalement désabusée Égoïste avec un inexorable besoin de reconnaissance  ⊱



Rien ne prédestinait Irisviel à devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Heureusement, cette dernière ne croit pas au destin et elle a donc trouvé le courage de conquérir de ses mains ce qu’elle ambitionne. Non-croyante, elle n’envisage ni l’existence des dieux elfiques, ni celle du Créateur même si, comme beaucoup de nobles, elle affiche aisément un vernis de croyance, se soumettant aux expressions quotidiennes qui invoquent la divinité principale de Thedas sans sourciller et assistant aux rituels majeurs qui rythment la vie de Val Royeaux. Après tout, elle ne souhaite pas être cataloguée comme hérétique, c’est déjà suffisamment dur d’être une elfe sans en plus se tirer une flèche dans le genou en affichant ouvertement son scepticisme envers la divinité la plus vénérée du monde. Pour elle, il ne faut pas sous estimer le pouvoir de la Chantrie, surtout en Orlaïs.

Parce qu’elle pense être libre de ses choix et de son chemin, Irisviel est plutôt orgueilleuse, elle a parfaitement conscience de ses capacités et de ses charmes, pouvant se montrer très susceptible quand on la titille là dessus. Les insultes gratuites sur ses oreilles ne la font même plus frémir tant elles sont faciles, mais par contre, remettait en question ses talents linguistiques et là, malgré son calme légendaire elle aura beaucoup de mal à contenir sa colère ou son désir de vous prouvez vos torts. Au mieux, si elle est vraiment fâchée, elle explosera, sa fureur éclatant tel un orage, au pire, elle enfouira sa haine jusqu’à ce qu’elle trouve le moment propice pour se venger. Soyez sûr qu’elle est patiente et rancunière, tant qu’elle ne vous a pas pardonné ne soyez jamais tranquille car sa revanche viendra un jour. Déterminée, un tantinet égoïste après avoir consacré son enfance à s’occuper des autres et indéniablement implacable, Irisviel a grandi à l’ombre du noble Jeu et si elle ne le pratique pas pour le sport elle en a retenu les règles et les ficelles. Pour elle, c’est une question de nécessité : manipulation, corruption, meurtre… Tout est permis tant que tu ne te fais pas prendre et Irisviel ne reculera devant rien pour satisfaire ses ambitions. Elle pense effet que le handicap que représentent ses oreilles ne lui permet pas de se montrer gentille et compréhensive si elle veut accomplir le rêve de sa vie : devenir quelqu’un. C’est son seul souhait, son seul désir. Elle aime sincèrement apprendre les langues, mais son objectif dans la vie n’est pas de devenir la meilleure polyglotte du monde, c’est que son nom soit connu, qu’elle reste dans les mémoires, qu’elle laisse une trace dans le monde.

Irisviel a donc un besoin compulsif d’attention, quand bien même elle n’a pas d’amis proches elle n’aime pas la solitude, préférant être isolée dans une foule plutôt que seule sur une île déserte, sauf quand elle travaille, la concentration compensant le manque d’animation. Parfois, elle ne se rend même pas compte du temps qui passe tant elle est passionnée par ses études et savoure une satiété temporaire de sa soif de savoir. De manière générale c’est une personne calme et réfléchie, qui pense et envisage les conséquences de ses actions avant d’agir, si toutefois une action lui semble nécessaire. A noter que bien qu’elle s’intéresse beaucoup au passé et à l’Histoire, étant spécialisée en langue morte, Irisviel a toujours les yeux tournés vers l’avenir, préférant changer les choses plutôt que de se lamenter d’une grandeur désuète.

Désireuse d’être bien vue, Irisviel prend donc soin des apparences, souriante en toute circonstance, aimable, polie, à même de faire la conversation même avec son pire ennemie. Une hypocrisie latente qui s’explique facilement par le fait qu’elle se soucie profondément du regard que porte les autres sur elle. Elle veut être aimée, appréciée, marquer les esprits. Son intellect est sa meilleure arme mais pour autant elle ne néglige pas son physique bien consciente que dans le monde superficiel d’Orlaïs c’est une nécessité. En outre, Irisviel ne croit pas en l’amour. Elle peut respecter, admirer, mais après avoir confondu les deux, elle ne pense pas que cette affection inexorable pure et indestructible décrite dans les romances puisse vraiment exister. L’Amour avec un grand A est une fable et elle se sent stupide d’y avoir cru un jour. Les relations sont affaires de passions charnelles, d’apparence et d’intérêt mutuel, ni plus ni moins. A ce titre, ses charmes ne sont qu’un outil comme autre et elle n’hésitera pas à se montrer séductrice pour parvenir à ses fins, ni à se laisser allé à une soirée de luxure si le désir lui en prend. Par ailleurs, elle n’a pas d’ami proche à cause de cette même méfiance qui la pousse à croire que les sentiments sincères et désintéressés n’existent pas.

Bien entendu, Irisviel ne tolère pas le racisme ambiant envers les elfes, d’autant plus qu’elle en fait elle même l’objet. Pour autant, elle n’est pas particulièrement solidaire envers les siens, considérant que leur passivité ambiante y est pour beaucoup dans cette situation. Ceci dit, elle n’idéalise pas non plus les Dalatiens qui ont choisi de faire l’autruche selon elle. Pour autant, Irisviel a bien conscience que monter son propre prestige ne suffit pas si elle veut réellement briller un jour. Si elle veut pouvoir être pleinement considérée il faut que les elfes de manière général ne soient plus autant déconsidéré par la société sinon ses travaux seront toujours censurés comme l’ont longtemps été les elfes qui ont marqué l’histoire. Pour l’heure, elle s’efforce donc de lutter avec ses rares camarades de l’Université pour prouver que les elfes peuvent faire partie de l’élite intellectuel du pays. Néanmoins, la rébellion de Briala a capté son attention et elle envisage de lui prêter main forte tant qu’elle n’est pas directement impliquée, il faudrait qu’il ait beaucoup plus d’ampleur pour que ça vaille le coup de risquer sa place durement gagné. D’autant plus qu’elle pourrait également se consacrer à l’Inquisition, ses connaissances en ancien Tevene pouvant être potentiellement utiles contre l’antique magister Corypheus. 

Obligation quand on parle comme elle tant de langues, Irisviel a un profond respect pour les autres cultures ainsi qu’une grande ouverture d’esprit. Même si, vu sa condition, elle est très sensible aux questions d’esclavages et de soumissions notamment à Tevinter ou chez les Qunari, la plupart des autres traditions la choquent rarement. Par ailleurs, Irisviel aime voyager et, même si elle ne sait pas se battre et s'assure donc toujours d'avoir une protection adéquate, elle n'hésite pas à travailler à même les temples délabrés. En effet, elle a bien conscience que les découvertes capables de la rendre vraiment célèbre au delà de la communauté intellectuelle nécessitent de l'audace.





Irisviel ne tient pas l’alcool, elle maitrise donc à la perfection l’art de garder un même verre pendant toute une soirée sans s’en donner l’air. Irisviel aurait aimé être mage, en tout cas elle ne les craint pas et trouve leur récente indépendance positive. Irisviel est une vrai pipelette ! Elle est capable de faire la conversation pendant des heures si on ne l’arrête pas. Très méfiante, Irisviel n’accorde sa confiance à personne et elle prend toujours des précautions pour protéger ses travaux depuis qu’elle s’est fait volée sa thèse.   Irisviel s’attache rarement les cheveux, et même lorsque c’est le cas, elle laisse quelques mèches volatiles pour le simple plaisir de les remettre derrière ses oreilles, c’est son tic. D’ailleurs, elle affiche fièrement ses oreilles d’elfes, ne cherchant pas à les dissimuler sous d’audacieuses coiffures. Elle a beaucoup de respect envers Célène, sans qui elle n’aurait jamais pu entrée à l’Université car c’est sous son règne que les elfes et les roturiers ont pu être acceptés. Irisviel aime travailler dans les bibliothèques car elle n’est pas seule mais dans le calme malgré tout. Cela fait longtemps qu’elle n’a pas pratiqué l’Antivan et le Riviani, il lui faudrait une petite séance de révision pour pouvoir le parler avec aisance. Irisviel aime beaucoup l’architecture, elle adore les visites guidées ou spontanées et peut rester des heures à admirer de beaux bâtiments Elle n’aime pas les verres de terre et les asticots, c’est trucs gesticulants la dégoute. 






Ton toi derrière l'écran !
on veut tout savoir de toi.


NOM & PSEUDO ⊱  Ayael
ÂGE ⊱  21 ans
TES PASSIONS ⊱  Ecrire, lire, le codage, la piscine..
SÉRIES, FILMS, JEUX VIDÉO ⊱  ça change tout le temps, mais au débotté je dirais :
-Jeux : Dragon Age, cinderella phenomenon, league of legend
- Série : Games of throne, Stargate Atlantis, Supernatural
- Livre : toutes les œuvres de Pierre Bottero,  Licia Troisi et Bernard Weber
PRÉSENCE ⊱ En vacance 7/7 à la rentrée je ne sais pas encore vu que  je débute ma première année en tant que professeur stagiaire j'ai dû mal à jauger de mon futur temps libre^^
TON AVIS SUR LE FORUM ⊱ J’ai décidé de créé un hotel à votre gloire rien que pour la chronologie.
COMMENT AS-TU CONNU DA:I ⊱ Par Ewie ^^
TON DERNIER MOT, NIARK ⊱ Ravie d’être parmi vous ! Ca m’a fait plaisir de me replonger dans tous les wikis sur Dragon Age







Dernière édition par Irisviel Mavias le Sam 24 Juin - 0:13, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Irisviel Mavias, une elfette à l'Université Mer 21 Juin - 14:20


   

this is my story
Je vais devenir quelqu'un, quelqu'un qu'on citera encore dans les siècles à venir


   


> 9:17 de l’ère du Dragon

Irisviel, debout sur la pointe des pieds en équilibre précaire sur une chaise, regardait le bébé en train de s’époumoner dans son magnifique berceau ouvragé. Elle ne comprenait pas pourquoi toute la maisonnée était en ébullition depuis que cette chose braillarde était arrivée alors elle avait décidé d’aller voir de ses yeux cette « merveille » et elle était fort dubitative.

Concentrée sur l’humain miniature qui gesticulait devant elle et lui vrillait les oreilles, elle n’entendit pas la porte s’ouvrir et sursauta donc quand la voix de la vieille gouvernante raisonnait dans son dos.

« Qu’est-ce que tu fais là ! Va-t-en immédiatement, tu veux que le bébé attrape des maladies sale oreille pointue ? », vociféra la vieille femme tandis qu’elle trébuchait à cause de la surprise et de son manque de coordination musculaire. Le moelleux tapis amortit sa chute et elle se redressa promptement en prenant l’air le plus penaud possible, regardant ses pieds avec beaucoup d’attention.

« Désolée Madame, je voulais juste voir... », s’excusa-t-elle poliment en Orlésien, articulant bien les mots, ce qui laissa la gouvernante pantoise. L’aisance avec laquelle elle parlait âgée de seulement trois ans surprenait toujours son entourage. Elle n'était pas encore capable de faire de longues phrases complexes, mais elle maitrisait sans le savoir l'art de la conjugaison là où les autres enfants de son âge ne s’embarrassaient pas de ce concept. Profitant de la surprise, elle effectua une maladroite révérence et trottina vite jusqu’à la sortie avant que la mégère ne change d’avis et ne décide de la punir.

Manque de chance, alors qu’elle crapahutait dans les couloirs pour s’éloigner de la chambre de la mini-comtesse, elle croisa sa mère en train de dépoussiérer les bibelots qui ornait le couloir. Irisviel ne savait pas très bien ce qu’elle avait fait de mal, mais vu qu’elle s’était fait gronder, elle se doutait qu’elle avait fait une bêtise. Comme rien ne la rendait plus triste que de se faire punir par ses parents, elle tenta un demi-tour stratégique mais sa présence n’avait pas échappé à l’œil inquisiteur de sa génitrice, pas plus que son changement soudain de cap.

« Dis donc petite souris, que fais-tu par là ? », demanda celle-ci avec un mélange de douceur et d’autorité.

Se mordant la lèvre, Irisviel regarda à nouveau ses pieds en se dandinant pour toute réponse.

« Irisviel ? », répéta sa mère d’une voix beaucoup plus ferme, l’emploi de son prénom lui annonçant qu’ils étaient passé aux choses sérieuses.

« Je suis allé voir le bébé », avoua-t-elle d’une toute petite voix après un instant de blanc, levant à peine la tête pour voir la réaction de sa mère. Elle n’aimait pas la voir fâchée…

Mais ce n’est pas de la colère qui se peint sur les traits de sa génitrice mais de l’inquiétude. Lâchant son plumeau, elle s’approcha pour la prendre par les épaules.

« Qu’est-ce que tu as fais exactement ? »
, demanda-t-elle nerveusement, sa voix empressée témoignant de son angoisse.

Un peu surprise, Irisviel sentit les mots lui échapper et les larmes monter aux yeux. Elle bafouilla quelques mots incompréhensibles loin de son niveau habituel mais la question fut répétée.

« Juste regardé... », finit-elle par dire entre deux sanglots tandis que sa mère l’enveloppait dans ses bras, l’odeur rassurante de ses cheveux apaisant ses larmes. Seule vestige de leur origine, elle murmura une petite berceuse elfique que tout le monde connaissait, la guidant sur le chemin rassurant du calme.

Finalement, la jeune fille arrêta de hoqueter et sa mère chercha ses yeux pour s’assurer qu’elle écoutait bien.

« Irisviel, je sais que tu es une fille très intelligente, capable de comprendre ce que je dis alors écoute bien parce que c’est très important »

Irisviel hocha la tête, infiniment heureuse de voir que sa maman ne la détestait pas.

« Tu ne dois jamais, jamais, approcher le Comte, sa femme ou le bébé sans qu’on te le demande d’accord ? Ils sont très gentils, mais si la moindre chose arrivait on aurait de très très gros ennuis... »

Mal à l’aise, Irisviel se mordit la lèvre en hochant à nouveau la tête. Ses parents travaillaient depuis des décennies pour les Montbelliard. Elle était trop jeune à l’époque pour comprendre à quel point ils aimaient leur position, le comte et la comtesse traitant leur serviteurs elfiques mieux que la plupart des autres nobles. Trop jeune aussi pour comprendre qu’en tant qu’elfe, c’était une hérésie que de se montrer familière avec la petite comtesse et que sa vie n’avait aucune valeur face à la moindre égratignure que le nourrisson aurait pu subir. Trop jeune pour comprendre, mais assez sage pour ne plus jamais s’approcher de cette chambre et ne pas subir les foudres de la maisonnée.

Après tout, depuis toute petite, Irisviel savait se faire discrète. Écouter sagement les grands qui parlaient en essayant de comprendre ce qu'ils disaient. Il faut dire qu'ils ne faisaient que ça, parler. Pendant que les elfes faisaient le ménage, la lessive, entretenaient les jardins, les humains se réunissaient autour d'une table et discutaient de choses et d'autres. Souvent incompréhensibles pour la jeune elfe qui ne connaissaient pas tout et qui n'était pas encore accoutumée à la tradition orlésienne des sous entendus et des codes, mais elle avait toujours été fascinée par le langage dans toute ses dimensions. Elle aimait l'immensité de ce qu'on pouvait exprimer avec des phrases, elle qui avait toujours des questions sur tout, mais elle appréciait aussi la beauté primaire des mots, des sons qui s'enchevêtraient et qui coulaient tout seul sur la langue.

Inconsciemment, dès son plus jeune âge, Irisviel avait remarqué sans le comprendre tout le pouvoir que portait le langage qui incarnait à lui seul le fossé entre les serviteurs et les nobles, mais ce n'est que plus tard, qu'elle comprit que la richesse et la subtilité du vocabulaire pouvait être une arme.



> 9:21 de l’ère du Dragon

Des pleurs. De détresse, de désespoirs. Un petit corps secoué entre ses bras qu’elle s’efforçait de calmer, de consoler. Elle ne savait pas quoi faire, pas quoi dire, ses yeux se posèrent sur la petite tombe du chien, puis sur Janine qui était en train de laver sa robe à l’eau salé. Maladroitement, elle frotta son dos, chantonnant la même berceuse que lui murmurait ses parents. Elle n’en connaissait pas la signification mais la mélodie était apaisante et elle ne savait pas quoi faire d’autre pour tranquilliser sa maîtresse. Finalement, les sanglots cessèrent et le visage bouffie de la petite comtesse lui serra le coeur. Sortant un des mouchoirs brodés de la damoiselle, elle lui essuya les joues mais soudainement, Janine attrapa ses doigts pour les presser entre les siens.

« Tu ne m’abandonneras jamais toi Iris, tu seras toujours mon amie pas vrai ? »
, demanda-t-elle avec des yeux suppliants, désespérés.

La jeune fille en resta muette. Cela faisait 5 ans qu’elle était au service de la petite comtesse, elle avait subit ses caprices, partagé ses joies, ses peines. Elle avait été à ses côtés chaque jour de son existence, tantôt complice tantôt dans l’ombre car elle ne pouvait pas accompagner sa maîtresse dans la lumière de la noblesse et qu’on lui rappelait régulièrement où était sa place. Mais malgré leur proximité, c’était la première fois que Janine l’appelait son amie, qu’elle oubliait les recommandations de sa famille, de la gouvernante qui lui répétait sans cesse que les elfes étaient inférieurs.

Abasourdie, elle ne répondit rien, ce qui inquiéta son interlocutrice qui serra plus fermement ses mains

« Je sais que tu es fâchée parce que j’ai dis que c’est toi qui a cassé le vase mais je ne le ferais plus ! S’il te plaît, promets moi, tu resteras avec moi pour toujours Iris », répéta la voix chevrotante portée par d’immenses yeux embués.

C’est vrai qu’elle avait été très contrariée d’être accusée de ce ‘crime’ qu’elle n’avait pas commis, d’ailleurs, elle pouvait presque encore sentir la chaleur sur ses joues après la correction qu’on lui avait infligée. Les cris et les menaces. Surtout que c’est ses parents qui avaient payé les pots cassés. Littéralement. Mais elle avait l’habitude, elle était toujours la coupable, que Janine fasse quelque chose ou qu’elle ait osé se montrer trop autoritaire pour l’en empêcher. Mais ses mots la touchaient profondément et elle sentit ses yeux s’embuer eux aussi.

« Oui, promis »
, répondit-elle finalement émue, la gorgée serrée, perdant à nouveau son éloquence légendaire devant tant d’innocence.

Elle n’aimait pas les nobles ni les humains en général parce qu’ils la traitait souvent comme un vulgaire animal à leur disposition, mais elle aimait Janine quand même.




> 9:25 de l’ère du Dragon

« Non Irisviel, pour parler une langue, tu ne peux pas te contenter d’aligner les mots dans le bon ordre. Tu dois aussi comprendre la musique des phrases. »

Une moue vint orner les lèvres de la jeune fille, alors qu’elle croisait les bras, boudeuse. C’était la première fois que quelqu’un ne s’extasiait pas devant ses talents linguistiques et elle était vexée. Elle était pourtant sûre d’avoir dit tout correctement.

Le vieil enchanteur s’amusa de sa réaction, laissant échapper un rire de papier froissé en ébouriffant ses cheveux.

« Tu sais, là d’où je viens, on ne prononce pas les mots, on les exclame ! On parle toujours avec passion ! Tu es trop monocorde pour faire honneur à la vivace et magnifique langue antivane ! », lui expliqua-t-il sans aucune méchanceté, incarnant ses explications dans la vigueur éloquente de sa voix. Effectivement, il ne parlait pas, il chantait, les syllabes prenant différentes teintes en fonction du crescendo de ses exclamation.

Irisviel opina et réessaya, imitant maladroitement cette force et cette modulation pour un résultat caricatural mais qui sembla lui plaire.

« Pourquoi vous êtes parti d’Antiva ? », demanda-t-elle finalement, en orlésien cette fois.

Le sourire paternel du vieil enchanteur Hedrim ne faiblit pas.

« L’amour ma chère, elle s’appelait Rose, la femme la plus magnifique et la charmante que j’ai jamais rencontrée. Et elle sentait tellement bon, crois moi, elle portait bien son nom. »


« C’était une mage elle aussi ? », questionna-t-elle, poursuivant inlassablement son innocent interrogatoire, curieuse d’en apprendre plus. Toujours fascinée par ses romances et ses aventures. Ah, qu’elle aurait aimé vivre quelque chose d’aussi merveilleux que sa passion avec Rose. Mais elle était encore trop petite, plus tard peut-être.

Hedrim était venu du cercle des mages pour soigner le Comte qui avait une grave maladie chronique, son arrivée avait provoqué beaucoup d’émoi au château et tout le monde l’évitait soigneusement. Elle n’avait pas compris pourquoi, elle qui le trouvait fort sympathique. Il ne l’ignorait pas quand elle passait dans les couloirs, il la saluait, lui demandait comment elle allait. Il l’avait même laissé s’asseoir sur son lit et toucher ses livres. Lui, il n’avait pas peur d’attraper des maladies s’il jouait avec elle. Et maintenant, il lui apprenait l’Antivan.

C’était le premier à avoir remarqué qu’elle aimait apprendre, qu’elle était douée avec les langues. Pourtant, elle avait appris l’orlésien et l’Universel avec une rapidité et une facilité déconcertante. Elle avait aussi appris à lire et à écrire toute seule, en reprenant les cahiers de Janine. Janine, elle n’aimait pas ça, elle disait que les lettres changeaient de place toute seule, alors Irisviel faisait ses devoirs à sa place. Et personne ne la félicitait, ne l’encourageait. Mais l’enchanteur Hedrin lui le faisait. Il disait qu’elle était brillante, que c’était dommage qu’elle n’était pas mage, car face aux démons et à la magie tout le monde est égaux. des propos lancés avec décontraction, distractions, des paroles volantes qui se gravèrent pourtant dans l’esprit d’Irisviel. Égale. Jamais elle n’avait envisagé qu’elle puisse être un jour l’égal de Janine, ou même des humains, mais la graine était plantée. Un rêve en devenir. Elle souhaita secrètement être mage, mais son rêve ne semblait pas prêt de se réaliser, alors en attendant, elle le bombardait de questions. Pourquoi, comment, où. Le soir, quand Janine n’avait plus besoin d’elle, elle buvait ses histoires, dévorait ses livres et apprenait sa langue pour lui faire plaisir.

Il pensait qu’elle méritait un peu de reconnaissance, alors il montra à la Comtesse Solange qu’elle avait appris l’antivan en à peine quelques mois. Un peu nerveuse, Irisviel était si désireuse de faire plaisir à Hedrim et d’impressionner la maîtresse des lieux qu’elle fit de son mieux, récitant un poème, traduisant quelques phrases à la volée. Elle se prit même au jeu alors que d’autres convives testait ses limites sans jamais les trouver. Pour la première fois de sa vie, elle n’était pas dans l’ombre de Janine, elle était au cœur de la lumière et le sentiment grisant qu’elle en retira s’ancra dans les plus profonde fibre de son corps.

Il y avait de la condescendance dans leurs regards, de l’amusement, elle n’était qu’un singe savant que l’on exhibe en soirée fière de sa possession, mais malgré tout, Irisviel commençait à se poser des questions. Sur sa place dans le monde, sur son amitié avec Janine. Elle commençait à se lasser d’être en retrait, invisible, malmenée par les autres nobles sous le regard impassible de sa maîtresse. Alors elle commença à chercher encore davantage de reconnaissance, apprenant le Riviani auprès de quelques marchands pour pouvoir renouveler ses petits spectacles improvisés en soirée. Mais jamais elle ne retrouva la même exaltation que lorsqu’elle apprenait l’antivan sur les genoux de feu Hedrim.



> 9:29 de l’ère du Dragon

Avez vous déjà eu l’impression de prendre un virage dans votre vie ? Une courbe violente, douloureuse et exaltante qui d’un coup d’un seul, change toute votre existence…

Irisviel connu ce moment  lors d’un bal de printemps où toute la maisonnée s’était rendue chez des nobles voisins…

« Ton elfe m’a manqué de respect ! »

Irisviel se recroquevilla, essayant de se cacher derrière les imposants jupons de Janine dans un désir inconscient de disparaître pour ne plus subir le courroux du jeune duc qu’elle avait énervé.

« Allons, allons, elle ne pensait pas à mal et elle s’est excusée », essaya de tempérer Janine, incapable de soutenir la fureur de son interlocuteur.

« C’est tout de même intolérable qu’une servante, une elfe, une moins que rien ose me contredire ! Elle m’a ridiculisé, j’exige qu’elle soit châtiée sur le champs ! »

Plusieurs fois, la famille Montbelliard avait quitté Churneau pour se rendre à des bals et Irisviel avait remarqué à de maintes occasions que son sort était enviable à beaucoup d’autres serviteurs, mais cet éclat ancrait encore plus profondément son affection pour sa maîtresse.

Jamais, elle n’aurait pu imaginer que l’on réclame sa tête, juste parce qu’elle lui avait dit qu’il se trompait sur la traduction d’un mot. A vrai dire, elle ne savait même pas pourquoi elle l’avait corrigé, c’était sorti spontanément. Le temps qu’elle se morde la langue, il était trop tard, le mal était fait.

« Iris, excuse toi encore »
, ordonna finalement Janine d’une voix impérieuse, espérant ainsi calmer le jeu. Une froide fureur s’empara de la jeune elfe face à cette injustice. Techniquement, elle n’avait rien fais de mal, mais elle s’était quand même excusée pour sa maladresse protocolaire et voilà qu’on souhaitait qu’elle recommence ?

Serrant les dents, elle quitta sa cachette pour s’incliner.

« Je suis désolée de vous avoir manquer de respect Monsieur le Duc », prononça-t-elle d’une voix légèrement monocorde qu’elle essayait de rendre sincère malgré tout.

Toujours furieux, son interlocuteur croisa les bras.

« Et ? »

Surprise, elle redressa un peu la tête pour jeter un regard interrogateur à sa maîtresse puis au duc, incapable de comprendre ce qu’il voulait ajouter. Face à son silence, l’homme s’impatienta.

« Et admets que j’avais raison et que c’est toi qui dit n’importe quoi », s’emporta-t-il en répétant le mot litigieux.

Les dents d’Irisviel crissèrent, agressée par son accent nasillard et par l’ignominieuse faute. Elle avait raison, elle le savait, elle en était sûre. Mais Janine ne dit rien, la regardant pour lui intimer de s’exécuter. Même si c’était un mensonge, même si c’était injuste.

« … Et vous aviez raison sur la traduction, c’est moi qui me suis trompée », cracha-t-elle finalement avec toute la mauvaise foi du monde, n’ayant jamais trouvé aussi pénible d’ouvrir la bouche.

Janine qui avait dû sentir sa réticence sembla se détendre un peu considérant l’affaire close, mais manifestement le duc n’en avait pas fini avec elle. Soudain attrapée violemment par les cheveux, il la força à se redresser, plongeant les yeux dans les siens, la menaçant de toute sa stature.

« Je te pardonne pour cette fois mais souviens toi de ta place la prochaine fois ! Tu n’es rien, personne. Tu as de la chance que la Comtesse ait été là, tu devrais la remercier, parce que sinon tu serais déjà morte », déclara-t-il avec une voix d’outre-tombe, chacun de ses mots s’enfonçant comme des aiguilles dans son corps.

Morte. Et personne ne s’en serait rendu compte si ce n’est ses parents qui n’avaient plus toute leur tête, brisés par le travail.

Janine resta immobile, manifestement mal à l’aise jusqu’à ce qu’il la lâche, la laissant s’effondrer sur le sol, échevelée. Elle vit au regard de la jeune comtesse que cette dernière voulait l’aider à se relever mais déjà il tournait les talons en l’appelant et elle le suivit en trottinant, lui jetant simplement un regard compatissant au passage.

Le cuir chevelu brûlant, Irisviel disparut dans les quartiers de sa maîtresse pour le reste de la soirée, jusqu’à ce que cette dernière rentre.

« Ma mère a eu vent de ce qu’il s’est passé », déclara-t-elle mal à l’aise alors que l’elfe brossait soigneusement ses cheveux. « Elle a peur que les événements n’entache sa réputation et tu sais comme c’est important depuis qu’elle siège au conseil des messagers. »

Irisviel ne répondit rien, le regard perdu dans les boucles blondes de la jeune femme, hypnotisée par le mouvement régulier de ses propres mains.

Elle avait voulu pleurer, crier, enrager, mais quand bien même les mots du futur Duc résonnaient dans son esprit comme une lancinante litanie. Personne, elle n’était personne. Et cette pensée la frustrait à un point qu’elle n’aurait jamais imaginé. Cela faisait des années que son désir de reconnaissance, de respect et de célébrité remuait en elle mais jamais elle n’en avait compris la force avant ce moment.

Personne, elle n’était personne et elle ne voulait pas. Elle voulait être une étoile dont la lumière brillerait bien après qu’elle se fut éteinte. Elle voulait ne plus jamais avoir à mentir quand elle avait raison. Elle voulait que tout le monde l’admire pour ses talents au lieu de la punir de savoir.

Elle y avait réfléchi toute la soirée, et maintenant elle savait.

« Janine, je veux aller à l’université d’Orlaïs », déclara-t-elle soudain, brisant le silence inconfortable qui s’était installé.

Choquée, la jeune femme se retourna, arrêtant à mi chemin son coiffage.

« Je te demande pardon ? »

« Les autres serviteurs en parlaient l’autre jour, depuis que Célène est montée au pouvoir, les elfes peuvent rejoindre l’université s’ils ont un don et qu’ils sont sponsorisés par une famille noble. Je pense que je suis assez forte avec les langues pour mériter ma place, et ta famille peut être mon mécène. Je veux aller à l’Université d’Orlaïs », expliqua-t-elle soigneusement, sa détermination vibrant dans chacun de ses mots. Jamais elle n’avait fixé si longtemps les iris de sa maîtresse, inflexible comme le plus vieux chênes d’une antique forêt. Déjà à l’époque elle avait rêvé d’y aller, mais maintenant elle avait décidé de concrétiser ses rêves.

Le temps de la docilité gentillette était terminée.

« Mais enfin j’ai besoin de toi, et ma mère ne voudra jamais et... », balbutia Janine prise de court par sa force et l’audace de sa demande. Mais Irisviel avait bien réfléchi à la situation et, audace suprême, elle lui coupa la parole, ne lui laissant pas le temps de chercher de nouvelles excuses.

« On pourra se revoir chaque fois que tu viens à Val Royeaux, et cela pourrait apaiser la situation avec le Duc. Si j’entre à l’université dans le domaine des langues, il ne se sentira plus insulté, car ce n’est pas une simple elfe, mais une spécialiste linguistique. Je gagnerai en légitimité, et si tu dis que l’idée viens de toi à ta mère, elle te soutiendra, elle ne te refuse rien, et en plus elle sera fière que tu participes au Noble Jeu », détailla-t-elle en essayant de montrer tous les avantages qu’elle en retirerait. « Et je saurais tenir ma langue à propos de tout tes petits secrets... », déclara-t-elle d’un ton détaché malgré la menace latente contenu dans ses paroles. Oh, elle savait bien des choses que Janine ne voulait pas ébruiter, ce n’était pas dans son intérêt de trop la contrarier, la jeune demoiselle n’était pas assez implacable pour la faire taire de manière définitive mais elle même n’hésiterait pas. Plus jamais, quand bien même elle appréciait réellement Janine.

Perdue, elle sentait que la jeune femme était sur le point de céder. Combien de fois avait-elle endossée la responsabilité d’un bêtise pour elle, combien de fois avait elle trimé pour réaliser ses caprices, combien de fois l’avait elle soutenue ? Elle sentait que cette fois, c’était à son tour de la soutenir, que sinon, jamais plus elle ne pourrait l’appeler son amie.

Jamais plus Irisviel ne tolérerait d’être personne. Elle avait enfin décidé de prendre sa vie en main, d’arrêter de quémander un peu d’attention mais de la conquérir, de la mériter.

« Je vais devenir quelqu’un, Janine... Quelqu’un qu’on citera encore dans les siècles à venir. Quelqu’un de respecté et de célèbre qui fera briller le nom des Montbelliard. Soutiens moi Janine, je te promets que jamais plus je ne serai personne », déclara-t-elle avec emphase, ayant tant de conviction et de détermination dans sa voix et dans ses yeux, que sa maîtresse fut forcée de s’incliner. Ce n’était pas un espoir, c’était une promesse, une assurance, elle ne doutait pas une seule seconde qu’elle réussirait parce qu’elle l’avait décidé, à partir de maintenant, rien ne l’arrêterait.



> 9:30 de l’ère du Dragon.

« Il faut comprendre le passé pour forger l’avenir »
Les mots du professeur Michel de Montfort raisonnèrent jusqu’aux entrailles d’Irisviel et les yeux rivés sur ce brillant universitaire d’une trentaine d’années, elle vécut sa seconde courbe.

En entrant enfin à l’université d’Orlaïs après plusieurs mois de négociation avec la Comtesse Solange de Montbelliard, la jeune femme avait pénétré dans un tout nouveau monde encore inconnu, parfois effrayant mais ô combien exaltant. Elle savait qu’elle voulait travailler dans les langues, mais elle n’avait pas encore choisi sa spécialisation.

Les premiers mots du cours de Michel de Montfort, spécialisé dans l’ancien Tevene lui montrèrent la voie. Fascinée par son raisonnement, par cette façon élégante qu’il avait de mêler mystères, histoire et traduction elle se retrouva complètement happée par son charisme et ses cours, devenant son élève la plus assidue.

Il y avait tant de ruines de l’antique empire Tevinter à Orlaïs ou dans les alentours. Elle voulait tout découvrir, tout traduire. Cela lui semblait bien plus excitant et source de reconnaissance que de jouer les interprètes pour de riches marchands qui la traiteraient comme les nobles l’avaient fait. Non, elle voulait percer des mystères, collaborer avec les mages. Une vie trépidante sous le signe de l’étude.

Elle n’avait plus qu’une vague ambition, elle avait un rêve, concret, à porté de main. Elle apprit le Tevene et l’ancien Tevene d’une traite, ne lésinant jamais sur les leçons supplémentaires, si désireuse de bien faire et d’être remarqué par cet homme qu’elle idolâtrait.

Et ses efforts portèrent leurs fruits. Après 3 ans de dur labeur, âgée de seulement 20 ans, elle fut choisie pour être l’assistante personnelle de Michel de Montfort lors de son voyage à Tevinter pour examiner les ruines d’un temple jumeau à celui qui avait été découvert à Ghislain quelques années plus tôt. Une rare opportunité compte tenu des relations diplomatiques tendues entre les deux pays, une promesse de succès à la clef. Tout s’annonçait pour le mieux.



> 9:33 de l’ère du Dragon

Les doigts de Michel chatouillèrent sa nuque alors qu’il accrochait avec une lenteur caressante le pendentif orné d’un splendide saphir.

Irisviel vit son propre reflet sourire dans le miroir alors qu’elle admirait l’éclat de la pierre.

« C’est magnifique », murmura-t-elle en lâchant ses cheveux qui dansèrent sensuellement jusqu’à ses reins dans une valse de flammes.

« Je savais que ça irait merveilleusement avec tes yeux », répondit-il d’une voix suave en l’embrassant tendrement à la naissance de la mâchoire.

Elle gloussa, un sourire radieux aux lèvres. Elle s’était promis pourtant de ne jamais ressembler à ces nobles enfarinés qui formaient un poulailler dès qu’elle parlait de leurs histoires de cœur. Pourtant sa joie la grisait et elle devenait stupide dès qu’elle était dans ses bras.

Il déposa une nouvelle série de baisers et elle frissonna, lentement happée par le désir grandissant qu’elle lisait dans sa respiration de plus en plus haletante. Avant même qu’elle n’ait pu s’opposer faiblement à la luxure qui naissait sous ses lèvres, il l’enlaça plus fermement, l’emprisonnant dans ses bras de sorte qu’elle ne puisse plus échapper à ses attentions et qu’elle cède volontiers, contorsionnant son cou pour venir capturer ses lèvres et s’enivrer de baisers langoureux.

Depuis qu’ils étaient à Tevinter, sa vie était comme un rêve marqué par la passion de son travail et celle de la volupté. Ses journées étaient exaltantes perdue dans un ancien temple face à des inscriptions inédites, étourdie par une nouvelle culture flamboyante et ses soirées l’étaient plus encore, découvrant tous les plaisirs de la chair elle qui y avait été si longtemps hermétique. Elle savait qu’elle ne serait jamais qu’une maîtresse d’un homme bien plus âgé qu’elle, mais cela lui convenait pour l’instant et le titre de maîtresse était plutôt prestigieux en Orlais même si pour l’instant, leur relation était tenue cachée. Mais qu’étaient ces années et ce secret face à la fougue de leur passion partagée, à l’amour d’un travail commun et l’exaltation de leur liaison.

Malgré ces moments de volupté, elle travaillait d’arrache-pied sur sa thèse, certaine que celle-ci lui vaudrait une très grande reconnaissance et qu’un jour peut-être elle pourrait devenir professeur à son tour, digne d’être l’égal de son amant et de pouvoir marcher à ses côtés.

Pour l’instant, elle était condamnée à l’ombre mais la lumière était si proche qu’elle choisissait la patience.




> 9:35 de l’ère du Dragon

« Qu’est-ce que cela signifie ! »

La voix d’Irisviel raisonna dans le bureau de Michel, faisant taire toutes les conversations en cours. Les jeunes élèves choqués regardèrent l’elfe pénétrer comme un ouragan sans même daigner  frapper, jetant violemment le dernier livre du professeur sur son bureau.

Le professeur se leva, demandant gentiment à ce que les autres quittent la pièce, pendant qu’Irisviel les bras croisés, écumait de rage. Les quelques secondes qu’ils mirent à déguerpir lui sembla durer une éternité tant elle était sous pression, une cocotte minute prête à imploser à la moindre seconde.

Dès que la porte fut refermée, son ton devient plus mielleux.

« Je peux tout t’expliquer ma Flamme », susurra-t-il en la prenant dans ses bras pour l’apaiser mais elle se débattit, le repoussant violemment pour ne pas se laisser attendrir par sa présence.

« Dis moi que c’est une erreur de l’éditeur et que tu vas la faire corriger sur le champ », répondit-elle la voix serrée. C’était sa seule explication, son seul espoir avant de faire face à l’inévitable : Michel lui avait volé ses travaux. Cette même thèse qu’il prétendait brillante mais encore inachevée et qu’elle lui avait montré il y a de ça une semaine. 5 ans de travail acharnés dans les ruines Tevintides, un point de vue inédit sur un vieux symbole et une nouvelle traduction pour quelques mots anciens doublée d’une théorie sur les anciens rituels des magister corrompus. Sa consécration, son passeport vers la lumière. Arrachée, volée par la personne qu’elle respectait le plus au monde, qu’elle croyait. La personne à qui elle avait offert son travail, son corps et son cœur.

Les faits étaient là, son œuvre à peine modifiée signée Michel de Montfort, mais elle ne voulait pas encore y croire. On l’avait prévenu qu’il était courant que les roturiers voient leur travaux volés, en particulier les elfes mais elle avait cru y échapper. Parce qu’elle lui faisait confiance. Elle ne voulait pas admettre qu’elle avait pu être atrocement naïve. Elle ne voulait pas. Il ne l’avait pas trahi, il y avait une explication.

« Tu sais bien qu’aucun éditeur n’aurait voulu te publier si cela avait été signé par toi… Tu es brillantes mais les intellectuels ne sont pas encore près à accepter qu’une elfe soit un sommet de la linguistique… Dans quelques années peut-être… En attendant, c’était le seul moyen de donner à ton œuvre la reconnaissance qu’elle mérite ! »
, tenta-t-il maladroitement tandis qu’elle sentait son sang s’échapper des pores de sa peau, blanchissant encore son teint.

Chancelante, elle s’appuya contre le bureau pour ne pas flancher, ses jambes lui semblant soudain terriblement faibles. Après la colère, elle faisait face à la réalité et c’était la tristesse qui régnait en maître dans son esprit. Elle n’arrivait pas à lever les yeux vers son professeur, son amant. Elle n’arrivait pas à pleurer ses prunelles brûlaient mais les larmes restaient inertes, figées dans ce moment hors du temps.

« Ma flamme... », souffla-t-il en retentant une approche pour la prendre dans ses bras.

Irisviel se mordit la lèvre. Pourquoi ce surnom affectueux sonnait soudainement si insultant. Si ridicule. Elle le repoussa à nouveau, plus violemment, surprise de la force qui animait encore ses bras.

« Je m’en fiche que l’on déconsidère mon travail parce que je suis une elfe, moi je sais qu’il est bon ! Je veux mon nom dessus ! Tu dois dire la vérité, me rendre mon œuvre ! », s’exclama-t-elle avec détermination, reprenant un peu ses esprits et ses priorités.

Il était hors de question que le travail de son existence lui soit ainsi arraché, elle ne pouvait pas le laisser faire.

« Je ne peux pas faire ça tu le sais bien, je perdrais toute crédibilité... »

Irisviel ferma les yeux. Serra les poings, les dents. Il croyait vraiment qu’elle allait le plaindre ?

« Et ma crédibilité à moi, tu y penses ? Je ne vais pas me laisser faire ! Je vais prouver que c’était mon travail et que tu n'es qu'un voleur !  Tu verras où sera ta crédibilité après ça ! », rétorqua-t-elle consciente qu’elle aurait mieux fait d’agir plutôt que d’annoncer ses intentions.

Étrangement, sa menace fut prise au sérieux et le visage de Michel changea, devenant plus dur. Il attrapa son bras mais cette fois-ci il n’y avait plus aucune douceur, ses doigts s’enfonçant dans sa chair à cause de la fermeté de son emprise.

« Je te le déconseille vivement, cela sera ma parole contre la tienne, tu n’as aucune chance. Je t’aime bien Irisviel, ne gâche pas tout à cause d’un peu d’orgueil mal placé... »

De l’orgueil mal placé ?! Irisviel cru qu’elle allait le frapper mais elle se contint, et elle respira profondément pour se calmer. Elle ne fonctionnait pas bien ainsi sanguine, il fallait qu’elle se tranquillise et qu’elle y réfléchisse.

« Je sais que tu es fâchée ma Flamme mais ne t’inquiète pas, tu auras ton heure de gloire, je te soutiendrai sur ta prochaine œuvre, tu as ma parole... », expliqua-t-il retrouvant son ton gentillet et énamouré en déposant un baiser sur sa joue.

Ses lèvres lui semblèrent soudain rappeuses et squalides et elle recula, ne supportant pas plus ce contact que son mensonge. Il croyait vraiment qu’elle était si candide ? Qu’elle allait le croire et que tout allait continuer comme avant ? Qu’il pouvait la toucher comme si rien ne s’était passé ?

Manifestement, c’est lui qui était naïf.

Ferme sur ses appuis, elle le défia de s’approcher encore d’elle mais il ne se démonta pas, se rapprochant à nouveau jusqu’à ce que le mur l’empêche de reculer encore.

« Allons penses à ta carrière, tu sais bien que tu as besoin de moi et que si je le voulais je pourrais te faire exclure alors arrête de faire ta mijaurée... »

Irisviel respira encore pour éviter que son sang ne se mette à bouillir face à cette menace éhontée. Elle se revoyait presque des années en arrière, sa vie entre les mains de la comtesse et de ce duc un peu trop orgueilleux. C’était intolérable, impossible. Avait-elle perdue toutes ces années ?

Non. Elle aurait aimé être plus célèbre, mais les choses n’étaient pas comme avant. Elle avait changé, grandi. Elle avait gagné en prestance, en détermination, en talent de manipulation.

Immobile comme un statue, elle ne chercha plus à esquiver ses lubriques embrassades, son esprit était ailleurs, déconnecté.

Elle pensait être prête à tout quand elle avait fait pression pour entré à l’Université, quand elle avait travaillé de nuits entières pour devenir son assistante, mais elle réalisait maintenant que c’était faux. Alors qu’elle songeait à la manière dont elle allait récupérer son dû ou au moins se venger, ignorant les caresses indécentes sur sa personne, elle comprit ce que signifiait vraiment être implacable.








> 9:36 de l’ère du Dragon

« Où est ton collier ? », demanda-t-il en caressant le liminaire de son buste d’une main délicate.

Des frisson désagréables dansèrent sur son échine mais elle garda son sourire éclatant. Bientôt son calvaire serait fini. En fait, elle avait du mal à dissimuler son impatience et à garder son calme habituel.

« Je me le suis fais voler », répondit-elle avec un air atterré en s’esquivant pour attraper leurs verres. Espérant que ce prétexte suffirait à excuser ses émois.

« Je t’en achèterai un nouveau », dit-il en posant un baiser sur la racine de ses cheveux, comme si cela allait régler tous les problèmes de la planète. Malgré tout, elle lui retourna un sourire reconnaissant et lui tendis sa coupe.

« A ta promotion », déclara-t-elle en trinquant joyeusement, levant son verre avant d’en boire une gorgée.

« A la Flamme qui entretient ma passion », répondit-il avec ses airs de charmeurs et elle sourit, mimant la flatterie alors que cette petite phrase rituelle la rendait amère maintenant qu'il avait eu sa promotion avec les fruits de son travail. En fait, elle était juste infiniment heureuse de le voir avaler son verre d’une traite.

Ce moment avait été minutieusement préparé, elle avait juste attendu la bonne occasion. Finalement, le fait qu’il souhaite absolument poursuivre leur liaison contre sa volonté et en secret l’avait bien arrangé. Trouver l’argent pour le poison n’avait pas été si facile non plus mais elle s’était arrangée.

La respiration sifflante, il s’effondra par terre, touchant sa gorge comme si cela pouvait l’aider à respirer, lui lançant un regard suppliant, gargouillant quelques mots incompréhensibles. L’image même de la déchéance, une figure pathétique qu’elle n’arrivait pas à se rappeler avoir jamais aimé. Comment avait-elle pu l’admirer et le chérir ? Elle avait été bien jeune et naïve…

De marbre, elle le regarda périr en sirotant son verre. Elle commençait à mieux comprendre pourquoi le noble Jeu était un sport si pratiqué en Orlaïs, c’était moins pénible qu’elle ne l’aurait cru. Moins satisfaisant aussi. Elle pensait jubiler mais elle se sentait juste soulagée de savoir qu’il ne lui volerait plus jamais aucun de ses travaux, qu’il ne la toucherait plus, qu’il ne pourrait plus la faire chanter, la menacer de la faire virer si elle ne cédait pas à ses avances.

Une nouvelle courbe dans sa vie, une nouvelle ère dans son existence.

« Oh, j’ai menti d’ailleurs. Le collier, on ne me l’a pas volé, je l’ai vendu », déclara-t-elle en finissant son verre alors qu’il s’éteignait lentement un air de compréhension dans son regard face à cette sublime ironie. Il avait littéralement causé sa propre perte.




> 9:38 du Dragon

A l’ombre des imposantes étagères de la bibliothèque, Irisviel travaillait sur un vieux manuscrit qu’on lui avait envoyé. Elle n’avait pas réussit à récupérer ses droits sur son œuvre mais à la mort du professeur, en tant qu’assistante officielle elle était devenue la référente dans le domaine. Tout ce qui lui fallait maintenant c’était un nouveau directeur de thèse pour obtenir son diplôme et donc le droit d’enseigner. En attendant, elle profitait de sa relative notoriété pour voyager et effectuer quelques traductions, ayant conservé de bon contacts avec l’empire Tevintide.

Plongée dans ses recherches, elle n’entendit pas que quelqu’un s’était approché jusqu’à ce qu’il s’éclaircisse la voix.

« Mademoiselle Mavias ? »

Irisviel releva la tête, surprise par la formalité courtoise de ses propos. La plupart des professeurs ici l’appelait par son prénom, jugeant que son statut d’elfe les dispensait des politesses habituelles. Une injustice à laquelle elle s’était habituée mais qui lui faisait présentement plaisir.

Elle reconnut immédiatement l’éminent professeur d’histoire Jean de Firmin, lui offrant un sourire curieux.

« Oui, c’est bien moi, que puis-je pour vous ? », demanda-t-elle en posant sa plume, réellement intéressée par ce qu’il avait à lui dire. Il n’était pas rare que les historiens collaborent avec les linguistiques, tout simplement car l’écrit était la principale source de transmissions des histoires qui fondent l’Histoire.

« J’ai entendu dire que vous cherchiez un directeur de thèse depuis la mort tragique de mon confrère il y a de ça quelques temps déjà », reprit-il toujours aussi poli et la jeune femme pencha la tête, de plus en plus intéressée.

Effectivement, elle n’avait pas encore trouvé quelqu’un de compétent et digne de confiance pour jouer ce rôle cruciale dans sa vie.

« C’est juste en effet, mais si mes renseignements sont exacts vous êtes spécialistes de la période pré-andrastienne en collaboration avec la Chantrie, rien qui ne fasse partie de mon domaine d’expertise... », expliqua-t-elle désireuse d’en venir rapidement aux faits.

Il sourit, sans se démonter.

« Eh bien, détrompez-vous, le combat de Maferath était en grande partie contre les tribus sauvages mais l’empire Tevintide était déjà largement impliqué, j’ai de nombreux documents qui restent à être traduits, la langue étant en transition entre l’ancien Tevene et le celui qu’on connaît aujourd’hui, d’autant plus que je sais que vous lisez aussi le Cirane et que nous avons des traces des tribus barbares envahisseuses de cette époque à déchiffre… Mais pour être honnête, ce n’est pas pour ça que je veux faire appel à une personne aussi brillante et talentueuse que vous... »

Insensible aux flatteries, elle posa son regard céruléen sur lui, l’intimant silencieusement de poursuivre.

« Voyez vous, cette période de l’histoire a déjà été largement étudié et documenté, j’aimerais apporté un regard nouveau… Me centrer davantage sur le célèbre Shartan qui orne aujourd’hui la fresque de notre académie… »

« Avec les oreilles en moins », fit-elle remarquer, consciente que c’était un exploit que cette mosaïque existe toujours. La Divine avait fait détruire toute représentation elfique, l’œuvre qu’ils avaient ici à l’Université était absolument unique.

« Avec les oreilles en moins », concéda-t-il en conservant toute sa fermeté malgré tout. « C’est justement pourquoi j’aimerais le réhabiliter et montrer plus en détail les liens qui unissent les elfes et la Chantrie à cette période... »

« Et, étant elfe que moi même, vous avez pensé que j’adhérerais à ce projet contrairement à vos amis de la Chantrie qui doivent le trouver hérétique », souligna-t-elle pour montrer qu’elle avait vu clair dans son jeu.

Elle rit légèrement, ne cherchant pas à démentir ses paroles mais pourtant son regard brillait encore, signe qu’il n’avait pas terminé.

« Comme vous le savez, les récents travaux de frère Genitivi sur le sanctuaire de Darse qui nous en a beaucoup appris sur cette période… Mais il manque encore et toujours le point de vu elfique. Pour cause, les dalatiens gardent si jalousement leurs secrets que personne n’est capable de parler pleinement ce langage, encore moins de le lire. »

Fronçant les sourcils, Irisviel eut une expression intriguée et en même temps circonspecte.

« Désolée de vous décevoir mais je ne sais pas plus lire l’elfique que vous, j’ai quelques vagues bases de mon enfance et d’une discussion avec une ancienne dalatienne, mage au cercle de Montsimmard mais rien de plus.. »

Le professeur balaya ses excuses d’un revers de main, prenant place à ses côtés pour créer une bulle plus intime, comme s’il voulait lui confier un secret.

« J’ai passé ma vie à approcher les dalatiens dans l’espoir d’apprendre leurs secrets mais ils ne m’ont jamais rien dit… Mais peut-être que vous, ils vous parleraient… Vous êtes l’une des leurs après tout. »

Clignant des yeux, Irisviel resta quelques secondes pantoise hésitant entre soupirer atterrée et rire. C’était bien la première fois qu’on lui proposait un poste parce qu’elle était une elfe.

« Il n’y a rien de commun entre les dalatiens et les elfes des villes », rétorqua-t-elle, pas encore tout à fait convaincue.

« Allons, n’êtes vous pas curieuse de mieux connaître vos racines ? Ne savez-vous pas que c’est avec des détails que les situations changent !? Si j’arrivais à prouver ma théories sur l’implication de Shertan, cela pourrait être une révolution dans le monde scientifique et un grand pas en avant dans la cause elfique. »

Révolution, pas en avant... Il n’en fallait pas plus pour la convaincre. La perspective d’apprendre toute une nouvelle culture l’exaltait même si elle ne la considérait pas spécialement comme étant la sienne, mais rien que contribuer à une grande découverte et d’aider à l’acceptation des elfes satisfaisait ses ambitions.

« Laissez-moi réfléchir », répondit-elle sobrement alors qu’il s’inclinait et partait, respectant son souhait.

Elle était enthousiaste mais il fallait d’abord qu’elle se renseigne à son sujet, qu’elle vérifie quels étaient ses intérêts, s’il était respectueux. Après tout, pourquoi diable un humain était si désireux de contribuer à la cause elfique ? Elle ne les détestait pas tous, le souvenir de Janine et de Hedrim l’empêchait de haïr l’humanité toute entière pour les agissements d’idiots mais cela ne l’empêchait pas d’être méfiante.





> 9:42 du Dragon


« J’ai lu votre dernier livre et je l’ai trouvé fascinant, pensez-vous en publier un nouveau ? »

Irisviel sourit à la marquise de Montsimmard qui l’accaparait depuis un moment déjà. Malgré les années, elle était toujours sponsorisée par les Montbelliard, elle se devait donc de faire bonne figure et de jouer encore une fois les singes savants, elle avait juste un pedigree un peu plus prestigieux désormais et elle était libre de se mêler aux convives sans suivre l'ombre de Janine.

« Vos compliments me touchent Madame La Marquise. Effectivement, je travaille sur un nouvel ouvrage en collaboration avec le professeur Jean de Firmin mais les récents événements ont considérablement retardé mes recherches. »

« Oh, comme c’est regrettable. Mais c’est sûre qu’avec la révolte des mages, les failles, ce… Corypheus et les templiers rouges, les routes ne doivent pas être sûres. »

« En effet. D’autant plus que l’Université a toujours solidement collaboré avec les Cercles pour trouver des anciens grimoires qui alimentent les recherches et que depuis leurs chutes bon nombre des bibliothèques ont été pillées, les ouvrages sont éparpillés, c’est extrêmement dur de travailler dans ces conditions », expliqua-t-elle en prenant une voix volontairement éloquente pour susciter la sympathie. Si elle pouvait s’attirer de nouveaux dons pour ses expéditions, elle n’aurait pas perdue sa soirée.

« Oh, je ne savais pas que la situation était si terrible ! Mais maintenant que j'y pense, est-ce vrai que l’Inquisition vous a contacté pour faire des recherches sur cette engeance qui prétend être un ancien Magister Tevintide ? »

Irisviel gloussa en prenant une infime gorgée de son verre pour se redonner contenance, rassembler ses mots. Elle devait être extrêmement subtile sur le sujet.

« Non, ce n'est qu'une rumeur. J’ai communiqué avec un scientifique de l’Inquisition qui souhaitait mon expertise sur un symbole mais je n’ai reçu aucune requête officielle de leur part, du moins pas encore. »

« Mais si vous en aviez une, vous accepteriez ? J’ai ouïe dire que vous avez délaissé l’ancien Tevene pour vous concentrer sur l’elfique. »

Irisviel conserva son sourire imperturbable malgré ses émois intérieurs. Il lui était évident que toute cette conversation n’avait été fait que dans le but de lui arracher cette confession. Décidément, les travaux de son mentor avaient attirés la curiosité et le mépris. C'était le risque en acceptant de travailler sur les elfes en étant elle même une. Mais il en valait la peine.

« Vous savez, mon champ d’expertise reste l’ancien Tevene et les langues des premiers barbares. Je trouve simplement fort dommage qu’une partie de notre littérature nous soit inaccessible. Il est vrai que j’ai tenté d’entrer en contact avec plusieurs clans dalatiens mais je n’ai pas encore eu de réponse favorable...  Ce n’est pas mon monde. »

La Marquise acquiesça, manifestement satisfaite de la réponse. Manquerait plus qu'une élève de l'Université se mette à vivre à moitié nue dans les forêts au milieu des hahls ! C'était rassurant de voir qu'elle faisait toujours la distinction avec le monde civilisé.

« Je vous souhaite bonne chance, je suis sûre qu’une carrière prometteuse vous attend. »

Toujours courtoise, Irisviel s’inclina poliment. Elle aussi en était sûre. Après tout, elle avait fait un serment.

Elle deviendrait quelqu’un.






Dernière édition par Irisviel Mavias le Sam 24 Juin - 1:06, édité 4 fois
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— RANG SOCIAL : Il est le bâtard du roi Maric Theirin. Cailan Theirin était donc son demi-frère. Voilà qui est dit. On peut passer à autre chose maintenant? ...non?
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— FACTION : ...Grey Warden?
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— O.SEXUELLE : Demisexuel. Alistair manque d'expérience et n'a pas souvent eu l'occasion de euh... ranger l'épée dans son fourreau? Entre l'enclin, son passé chez les templiers et la chantrie... et il attend l'âme sœur... la personne adéquate, celle qui fera battre son cœur? Comment, trop cul-cul? Ok. Faites comme si je n'avais rien dit.
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MessageSujet: Re: Irisviel Mavias, une elfette à l'Université Jeu 22 Juin - 13:16


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MessageSujet: Re: Irisviel Mavias, une elfette à l'Université Jeu 22 Juin - 14:23

Merci pour ce gif épique héhé ♥

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— FACTION : Tu es un ancien fugitif Tévintide. Tu as longtemps soutenu la cause des templiers, mais désormais, tu es ta propre faction.
— ARMES : Une lourde épée à deux mains presque aussi large que toi. Et des tatouages de lyrium te conférant d'immenses capacités au combat. Et le fait de pouvoir arracher les cœurs de la poitrine des autres.
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MessageSujet: Re: Irisviel Mavias, une elfette à l'Université Jeu 22 Juin - 14:25

Je vais le dire officiellement avant qu'il ne soit trop tard (même si il n'est jamais trop tard) : bienvenue !

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MessageSujet: Re: Irisviel Mavias, une elfette à l'Université Jeu 22 Juin - 14:27

En effet, c'est l'intention qui compte !

Merci pour votre accueil, ça me fait vraiment plaisir !

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MessageSujet: Re: Irisviel Mavias, une elfette à l'Université Jeu 22 Juin - 22:39

Bienvenue ! Quel parcours elle a la donzelle, et de quoi impressionner ! Elle a tout d'une Orlésienne, je la vois totalement se glisser dans le Noble Jeu. J'espère que nos personnages auront l'occasion de se croiser !

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MessageSujet: Re: Irisviel Mavias, une elfette à l'Université Jeu 22 Juin - 23:00

Héhé, je l'espère aussi, une petite valse avec la conseillère Mystique de Célène c'est toujours un plaisir ~

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MessageSujet: Re: Irisviel Mavias, une elfette à l'Université Sam 24 Juin - 0:36

Mp envoyé après lecture de la fiche. J'attends patiemment ton retour !

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MessageSujet: Re: Irisviel Mavias, une elfette à l'Université Sam 24 Juin - 1:40




⊱ Bravo, tu es Irisviel Mavias
bravo, bravo et encore bravo !

⊱ AVIS SUR LA FICHE  —Donc comme j'ai pu le dire, c'est du cacao 99% cette fiche. De l'amertume à gogo, et on sent qu'elle a envie de vivre et d'être considérée comme un être vivant plutôt que comme une elfe. D'être l'égale d'une noble. Et elle essaie de prendre de la hauteur. En espérant qu'elle ne s'y brûle pas les ailes. Ou les pointes des oreilles fjfjjdjd *sort* / J'ai donc le plaisir de t'annoncer que tu es validé, Irisviel ! Si tu as une question quelconque, ou quelque chose à faire savoir, n'hésites pas à contacter le staff par tout les moyens qui existent : chat box, MP, section questions... Sur ce, je te dis avec amour : Bon jeu et encore la bienvenue parmi nous ! #Serindë Elisung.

⊱ Cool, j'suis validé !
... Mais je fais quoi maintenant moi ?

Maintenant petite recrue, je t'invite à te créer une relationship ici ; c'est obligatoire et conseillé pour te dépatouiller des relations de ton personnage ! Il y a aussi la possibilité de se créer un journal intime ici, pratique si tu veux t'occuper en attendant une réponse de ton coéquipier de RP. Par là, tu pourras lister tes RPs en tout genre, encore une fois pour voir clair dans tous tes faits et gestes ! Quant à cette section, il t'est possible de passer des petites annonces comiques ou autre sur le forum, qui défileront en dessous de la bannière. Ah tien, tant qu'on y pense, ça te dit, un rang ? Va y donc, c'est mieux que de ne rien avoir sous son pseudo ; ça rajoute un petit coté esthétique très fancy.

Plus sérieusement à présent ; va de suite signer le règlement, s'il te plait, c'est obligatoire ! Quand l'envie de RP te prendra, tu pourras alors te diriger par là pour faire une petite demande pour ceux qui pourraient être intéressés ! N'oublie pas d'aller au bottin à avatar pour dire quel est le nom de ton personnage et de quel jeu il vient s'il est inventé, merci ! Cela évitera les doublons, et c'est obligatoire. Pense à créer ta boite aux lettres que tu puisses envoyer et recevoir des missives, c'est super utile et ça permet de commencer ou de finir des Rp d'une manière encore plus amusante. Renseigne toi par ailleurs sur le système des Points de Prestige, ils vont te servir plus tard si tu veux un rang ou un double compte.

Ho tant que j'y pense ! Si tu as une quelconque question sur l'univers de Dragon Age et que tu as besoin d'informations pour tes RP ou juste pour en apprendre plus, il y a le Guide de Thédas à ta disposition. Chose vitale, renseigne toi à propos de l'intrigue en cours et de la chronologie en RP. Vois-tu, comme nous simulons plusieurs époques, ces dernières ont un point de départ bien précis, et tu ne peux pas passer d'un an à un autre sauf en RP flashback ! N'oublie pas non plus de voter sur les top-sites ! Voilà tout pour la partie administrative ultra barbante ! Tu es digne d'un véritable membre de l'Inquisition !

Maintenant, ce sera bien plus drôle qu'avant, car je te convie à faire la teuf dans la taverne la plus proche ! Tu peux jouer un max pour faire vivre le forum ; ça ne prend que quelques secondes par jours/postes, et en plus, ça te fait grimper le nombres de messages pour d'éventuels doubles comptes ! Tout comme tu ne dois surtout pas hésiter à flooder, que ce soit pour dire ce que t'as bouffé à midi ou autre encore, on s'en fiche : on aime le racontage de life et le bla bla trop wtf sur ce forum !

Sur ce, PSEUDO... Je te souhaite une bonne aventure parmi nous. Te joindras-tu avec les plus héroiques afin de sauver Thédas, ou au contraire, plongeras-tu le monde dans le chaos ?

Bienvenue sur Dragon Age Inquisition : Infinity !


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