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Posté Lun 19 Juin - 0:21
Son contrat ne s’était pas exactement déroulé comme prévu. Généralement, les mercenaires sortaient ce genre de phrase quand ils avaient affronté un adversaire trop coriace, ou des événements extérieurs hors de leurs compétences. Mais dans le cas de Nil, les circonstances étaient légèrement différentes. Son job s’était déroulé à merveille. Son client, en revanche, s’était montré plus récalcitrant. Peut-être avait-il parié sur le fait que Nil n’oserait pas tenter quelque chose de stupide en présence de ses deux gardes du corps. Mais de toute évidence, il s’était trompé. Quand la lame du mercenaire avait sectionné la gorge  de l’un des gardes, il avait regretté son avarice. Quand elle s’était enfoncée dans l’abdomen du second, il avait reconsidéré son offre. Quand elle s’était abattue sur lui, il avait réalisé que tout était allé beaucoup trop vite. Quelques minutes plus tard, Nil avait rengainé son épée. Mais avant de s’éclipser, il s’était offert une petite récompense dans les coffres de son ancien client. Il s’était donc éclipsé plus riche d’une généreuse poignée de pièces, et d’un trophée d’un tout autre genre : un arc composite d’excellente facture, qui n’avait rien d’une arme ordinaire. S’il n’était pas du genre à collectionner les trésors, il avait en revanche un œil de lynx pour repérer les objets de valeurs. C’était cette intuition qui l’avait poussé à faire main basse sur cette arme, dans l’intention de la revendre un bon prix.

Six jours avaient passé depuis. Et même si Nil n’avait en rien oublié ces récents événements, il s’était assuré que l’agent récolté lors de l’incident soit utilisé pour compenser ces petits désagréments. Ces quelques jours avaient été amplement suffisamment, et la moitié de ses gains s’était déjà envolée en fumée. C’était d’ailleurs pour cette raison — mais aussi en raison d’une certaine lassitude — que Nil avait reporté son attention sur son arc. Dès son arrivée à Denerim, il avait demandé  une expertise de l’objet à l’une de ses connaissances. Et ce matin-là, il avait précisément l’intention d’entendre ce que l’homme avait à lui dire.

Quand il arriva au stand, l’homme l’accueillit avec un sourire énigmatique. Comme à son habitude, Nil avait conservé l’objet chez lui : son partenaire étant un marchand aux commerces douteux, il avait l’œil suffisamment affuté pour ce genre d’affaire. Ils échangèrent de vagues salutations, et Nil glissa quelques pièces sur la table. Chaque chose avait son prix. « C’est un bel arc Dalatien que t’as là. Et si tu veux mon avis, c’est pas vulgaire outil de chasse. Bois sacré, os d’halh… » son regard se fit plus sombre, et il continua sur le ton de la confidence. « J’ai demandé à un gars qui connaît bien ces trucs là. Il pense connaître le clan à qui ton arc appartient. Si tu veux faire ta bonne action, tu peux toujours aller le voir. Je lui ai dis de rester discret, mais… tu devrais pas trop compter là-dessus. » ils échangèrent un regard. Ils savaient tout deux que c’était le risque à prendre dans ce genre de situation. « Si tu as quelques jours devant toi, je peux te trouver un collectionneur qui t’en donneras un bon prix. Sinon… On pourra toujours s’arranger pour les matériaux. » conclu-t-il avec un large sourire. Nil hocha la tête, et le remercia pour les renseignements. Ils échangèrent quelques mots, et décidèrent que leurs prochaines retrouvailles se feraient autour d’un verre. Puis, Nil s’éloigna. Il avait donc trois solutions. Il écarta la première — remettre l’arc à ses propriétaires légitimes — sans le moindre remord. Mais il savait aussi que si ce fameux expert en objets dalatiens avait ébruité cette histoire au sujet de l’arc, certains intéressés pourraient bien se montrer plus tôt que prévus. Et tout en marchant dans les rues, il se demanda qui à Denerim pouvait bien être intéressé par une vieille breloque dalatienne.
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Posté Dim 9 Juil - 19:52
Question de principe.

Qui s’y frotte, s’y pique.


Le poids de la culpabilité est si important à porter que ma respiration se fait sifflante et douloureuse. J’ai mal… J’ai tellement mal… Une main sur le mur et l’autre me tenant les côtes, je grimace pour faire passer ce haut le cœur. Je ne savais pas que tirer un trait sur la Garde allait me faire cet effet. Mon uniforme bien caché dans le sac accroché à ma précieuse monture, cette dernière me regarde d’un air inquiet avant que je ne l’a rassure en la caressant au niveau du museau. « Ça va passer... » Quel piètre mensonge. Rien n’aller passer tant que je ne serai pas de retour pour mon jugement. Cependant, à l’heure actuelle, je n’ai pas grand-chose à faire si ce n’est espérer tomber sur ce que je veux rapidement.

Dans une profonde inspiration là pour faire passer mes maux, j’abandonne mon hahl pour entrer en ville. Droite comme un piquet, je ne laisse plus que mon instinct me guider. D’après mes informations et le papier en main, quelques petites étales ici et là sont susceptibles de m’intéresser. Sans attendre je commence mon enquête. Le premier jour est loin d’être concluant. Tout le monde me voit comme une pestiférée à cause de mes oreilles pointues. Mais sans plus d’intérêt pour ses shems je reprends ma quête pour finalement tendre l’oreille au bon moment et au très bon endroit. Un triple crétin vient de s’amuser à balancer qu’il est un expert dans les objets dalatiens. Je souris. Aucun humain digne de ce nom ne peut connaître nos coutumes. Cependant, je m’approche de lui et le questionne. Il ne perd pas de temps et me donne ce que je veux savoir. Un homme est en possession d’un arc et il se balade en ville. Je fronce les sourcils et me redresse. Avant de partir, l’homme me fait qu’il a hâte de savoir ce que l’autre va en faire. Revendre une pièce de la sorte peut rapporter gros après tout. Mes dents se serrent et je ne réponds pas trop pressé de sortir pour retrouver ce voleur.

Sagement en train d’errer dans les ruelles, je commence à désespérer de voir avancer mes investigations. Après tout, la ville est grande ! Pourtant, par le bouche à oreilles, les bonnes adresses et le genre de mec qui peut posséder mon arc, je finis par coller aux fesses d’un homme. Plus je m’approche et plus ce qu’il porte est familier à mes yeux. La chose devient certaine quand je vois une particularité que ma mère m’a dite dans la lettre. Là, sans attendre, sans même faire attention à ma place, mon rang, ma condition je l’interpelle en pleine rue où les regards se portent sur moi. Je peux voir les regards : comment une elfe comme moi peut interpeller un humain de la sorte… Pour moi je ne suis ni l’un et l’autre n’est pas n’importe qui à mes yeux. « C’est un arc sympathique que vous portez ! Où l’avez-vous trouvé ? Dans un convoi Dalatien non ? » Je m’avance vers lui en prenant garde. Après tout, je reste une mage elfe et même si mon bâton n’est pas sur moi, je sais encore me servir de mes mains suffisamment pour le blesser et faire paniquer les témoins.

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