— Event N.1 : La Chute

— 9:31 DU DRAGON (Dragon Age Origins)
Depuis la nuit des temps, les Gardes des Ombres ont protégé Thédas du mal. Gardiens de la paix et des habitants de ce monde, ils ont toujours combattu d'un aplomb et d'une croyance infaillibles. Néanmoins, le cinquième Enclin signa l'arrêt de mort de la quasi totalité de ces guerriers à la force de fer. La trahison de Loghain coûta entre autre la vie du Roi Cailan et plongea la Garde dans un état quasi soporifique.Reyner Cousland fut l'homme qui redressa la situation. Armé de ses compagnons et de la rancœur qui l'accablait, le jeune homme avait vécu la tragédie d'Ostagar. Sa famille fut assassinée, son château brûlé, son amant décapité : Loghain venait de faire une regrettable erreur. Il s'était créé l'ennemi dont personne n'aurait jamais souhaité avoir un jour.L'Enclin fut anéanti. L'Archidémon mourut et Loghain trépassa de la main de Reyner. Ferelden fut libéré du joug du faux Roi. Tout était à construire désormais : nommé Commandant de la Garde, il devint le dirigeant des Gardes des Ombres de Férelden et une très forte influence parmi le groupe. Deux, quatre, puis seize grands campements furent construits et une vague de recrutement fut lancée. En dix ans, les rangs des gardes gonflèrent comme jamais. Symbole de courage et de persévérance, le jeune Commandant ne se doutait toutefois pas que les choses allaient dégénérer à nouveau... Et aussi violemment.

— 9:42 DU DRAGON (actuellement)
Corypheus rallia les templiers à sa cause. L'Inquisition en fit les frais et, prévenant ainsi Thédas et la majorité des grands groupes des alentours, aucun accepta de croire cette funeste nouvelle : C'est dans un espoir vain que Ragnar Warvrick, l'Inquisiteur, décida de lancer une demande d'alliance entre la Garde des Ombres et l'Inquisition. Les dirigeants de la Garde refusèrent sans prendre le temps de reconsidérer cette offre précieuse : pour eux, le vrai problème était l'influence et le pouvoir que continuait d'accroître l'Inquisition et ce, sans aucun cadre de bonne conduite et sans aucune limite.Néanmoins, une attaque se prépare et les Gardes ne se doutent pas une seule seconde que leur forteresse, Fort Bastiel, en Amaranthine, est sur le point de se faire assiéger par Corypheus qui après un échec cuisant chez l'Inquisition, décida d'attaquer un des autres groupes les plus puissants de Thédas en ayant appris que Reyner était sur les sentiers à la recherche d'informations capable de stopper l'appel : en soit, un pouvoir illimité pour les Gardes. Sur son chemin, le Commandant acquis des informations capitales et qui pourraient changer le destin de l'alliance entre Inquisition et Gardes.Le souhait de Corypheus est à présent de réduire au silence Fort Bastiel et son leader avec, coûte que coûte. Une bataille sanglante se prépare, et ce sera peut-être la chute de la Garde de Ferelden... Définitivement.

Combattez aux cotés de la Garde des Ombre afin de leur laisser la chance de s'en sortir vivant !
Sauvez ceux qui jadis vous ont offert gracieusement le privilège rester à l'abri du cinquième Enclin !
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[Terminé] Au nom des vents du nord (P.V : Morrigan)

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— ARMES : Son bouclier et son épée recourbée à double tranchant, aux runes lui permettant d'asséner des coups électriques
— O.SEXUELLE : Inconnue. Elle se garde bien de dire si elle est bi, zoophile, ou fan de Qunari.
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MessageSujet: [Terminé] Au nom des vents du nord (P.V : Morrigan) Ven 16 Juin - 15:28

Eux, capricieux combattants de notre tempsMorrigan & Serindë Droit dans leurs bottes rutilantes, les mains fichées sur leur pommeau décoré, ils s'avancent avec fierté vers cette foule qui ne cesse de les acclamer. Eux, héros qui resteront dans les manuscrits, héros d'un jour  qui verront leur gloire payée pour quelque récit sur leur victoire inopinée. Martyrs auxquels le gagne pain leur sera arraché; une main qui volera, une ligature que l'on coupera. Ces mains qu'ils lèvent vers ces criards personnages affublés de plumes et d'écailles de wyverne qu'ils n'ont sans doute même pas chassé eux mêmes. Mais eux, ils ont l'argent, les titres, le pouvoir. Ils peuvent acheter leur peau, ou leur faire la peau pour les plus faibles. Dans le lot, on remarque pourtant une chevelure peu commune, là où d'habitude bruns blonds et noirs de tête font monnaie courante sur les terres poussiéreuses des alentours de Val Royaux. Rose comme les pétales pâles de la fleur apparentée, longs et presque trop gracieux dans ce lot d'hirsutes et mal lavés. Cette chevelure on la moque mais dans le fond on se garde bien d'en rire à vive voix; car ces cheveux sont connus : ce sont ceux de Serindë Elisung. D'ailleurs, on la cherche du regard, mais personne ne semble la voir. N'est-elle pas censée représenter un haut noble ? Se serait-elle fourvoyée dans un élan de lâcheté ? Ou sans doute ne veut-elle plus supporter le faste orlésien ? Les chuchotements vont bon train tandis que chaque flamboyant chevalier pose genou à terre pour présenter ses respects à la plus haute autorité de ce pays : l'Impératrice Célène première. Ser Guérand, affublé de sa cape rouge tapis de faste vient à son tour présenter ses salutations.

C'est ensuite au tour de Ser Elisung. Tout le monde retient son souffle, regardant le chevalier qui a répondu à l'appel. L'on se moque encore, le temps de voir qu'il s'agit bien de Serindë. Casque de chasseur de dragons enlevé, épaulières et plastron brillant sous ce soleil de plomb comme le plus bel argent existant. Tenue droite, sans aucune courbure avenante venant de la femme, elle brandit son bouclier de cette main qui a si souvent fait pâlir les plus influents de ce pays; qui a tué un Qunari, tué des pirates, et même déchiqueté le pied d'un ogre. Elle les regarde tous, balayant de son regard bleu et froid cette assemblée absurde ne lui instillant d'aucune manière un quelconque sentiment de compassion. Sa voix crève l'air empli d'effluves capitonnées et de poussières. Tout le monde se tait.
"Je suis Serindë Elisung, La Brodeuse. Femme Épéiste, tueuse de wyvernes, destructrice de destins importants. Et je viens en ce jour prouver à ces hommes que ma réputation ne s'est pas faite que par de belles paroles ... mais par des actes concrets."
Pas de voletés gracieux comme la plupart de ses camarades, juste un salut normal et sec suivi d'une disparition rapide de ce visage que certains se refusent de croire femme.

◊ ◊ ◊

Trois morts depuis le début du tournoi. Les coups d'épée, ça ne pardonne guère lorsque l'on se prend pour plus protégé qu'on ne l'est en armure lourde. Elle, sous sa tente, attend le troisième tour de joutes. On voit que la belle couleur argent s'est couverte de sang ici et là, sa joue aussi est ensanglantée. Serindë est celle qui a tué un de ces chevaliers. Il s'était mis en tête de profiter de sa taille, à égalité avec l'épéiste, oubliant totalement dans un moment de trop haute confiance que la jeune femme est connue pour ses prises d'allonge à une main avec son épée. Il a senti quelque chose le caresser sur sa peau brûlante et couverte de transpiration. Puis, la sensation de quelque chose coulant à flots. Il s'était alors écarté, les yeux écarquillés, main plaquée sur le côté droit de sa nuque. On l'avait alors de suite retiré du terrain comme l'on le peut, soigneurs et transporteurs pas habitués à soulever des armures de cette stature. Serindë, elle, n'avait pas bougé. Elle n'avait pas cessé de regarder la lente agonie de son adversaire, cet adversaire qui avait promis à l'Impératrice de jusque bouter cette erreur de la nature. Cette femme qui n'est pas homme.

"Je n'ai aucun compte à rendre à ces bouffons en dentelle dorée, Iola.
- On pourrait recruter encore six personnes si vous acceptiez cette proposition, chef. Et nous ...
- Jamais nous ne traiterons avec les Valmont pour ce genre d'affaires et tu sais pourquoi ? Les De Chalons ont un sens des affaires aussi pourri que l'haleine d'un genlock. C'est compris ? Alors maintenant va rejoindre les autres et ne m'embête plus avec ces saloperies."
Le dénommé Iola reste un moment sur place, comme figé par cette légère remontrance de la part de sa chef. Ses doigts tremblent, manquant de faire tomber la serviette souillée de sang qu'il utilisait il y a encore quelques secondes pour nettoyer l'armure de la femme. Cette femme qui en impose bien plus que tout homme ayant décidé de s'engager sur les voies des plus grands mercenaires.
De nouveau seule, la demi-elfe prend le temps de souffler grandement avant de déchirer ni une ni deux la missive aux armoiries des De Chalons. Le papier tombe près de ses pieds et à peine touchent-ils le sol que l'on vient de nouveau la déranger.
"La conseillère de sa radiance vous attend dehors"
Lui dit une voix fluette et un peu trop perchée sur ses accents. Récupérant une nouvelle serviette mouillée pour finir de nettoyer son visage, Serindë sort d'un pas sec de sa tente. Les quelques chevaliers présents coupent toute conversation pour l'observer, encore sanguinolente et pas du tout choquée comme certaines dames qui ont pu s'évanouir dans les gradins durant les premiers combats. Et bientôt, dans une robe magenta, couverte de bijoux que Serindë ferait fondre en un pommeau de grande facture, apparaît la conseillère de Célène I : Morrigan. L'épéiste manque de mal avaler sa salive, soudainement troublée par ces iris de feu doré qui d'une seconde à l'autre vous ferait cramer vivant au milieu de la place publique.

"Dame Morrigan."
Pause. Cette fois, le regard de Serindë se fait de nouveau dur et impénétrable.
"Enchantée de vous ... rencontrer."
Cet appui fait écho aux deux missives que les femmes se sont envoyées bien avant les débuts de ce tournoi. Et sans vraiment être impressionnée ou intimidée par la présence presque étouffante de son interlocutrice, la combattante ajoute sur le même ton.
"Que me vaut le plaisir de cette entrevue."
Chaque mot semble résonner comme un coup fracassant dans l'aine de son adversaire. Assassins, mais si doux avec sa voix grave aux notes légèrement suaves. Elle arque son sourcil droit, profitant de ces quelques minutes pour vérifier la tenue de ses gantelets. Car elle attend. Elle attend que le vent tourne, pour elle, pour eux, qu'il soit favorable ou défavorable. Mais elle sait que quel que soit l'issue, elle restera là. Pourquoi ? Parce qu'elle n'a pas peur de mourir.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Au nom des vents du nord (P.V : Morrigan) Dim 18 Juin - 23:48

Morrigan s'ennuyait bien souvent lors des tournois. Comme tout rituel à Orlaïs, tout y était finement contrôlé, calculé ainsi que recouvert de dorures et de rubans, le summum du raffinement à l'orlésienne. On était là à des kilomètres même des joutes féreldiennes qui misaient tout sur la puissance, les coups d'éclat, les explosions d'étincelles et de fragments d'armes brisés. À Orlaïs lorsque le sang était versé on veillait à rajouter du sable pour en effacer toute trace. La sorcière ne pouvait néanmoins, malgré ses réticences, échapper à la tâche d'assister au tournoi. En tant que conseillère elle se devait de demeurer aux côtés de l'impératrice Célène, de partager sa loge se retrouvant, ainsi, aux premières places pour assister à toute cette mise en scène. Kieran lui-même avait été invité aussi et observait les duels, assis auprès de sa mère, commentant tout haut.

« Vous avez vu, Mère, comment cet homme a mis à terre son adversaire ? » Ses bras s'agitaient, tentant de copier les gestes exécutés. « Vlam, vlam, et à terre ! »
« Je vois Kieran, j'ai des yeux. Mais ce n'est là que bouffonnerie. »
« Mère, est-ce que Père se battait aussi bien ? »

Le père, le grand absent, revenait toujours incessamment dans leurs conversations. Morrigan ne pouvait en blâmer son fils. Elle ne l'avait guère aidé en narrant les exploits de Reyner Cousland lorsqu'il n'était encore qu'un membre de la Garde des Ombres, second survivant du massacre de tout son ordre, du moins celui existant à Ferelden. Ces récits auraient fait rêver n'importe quel enfant, alors le fils même du héros, c'était lui dévoiler que les héros existaient réellement et qu'il en partageait le sang. Morrigan se renfonça dans son siège, ses doigts pianotant les accoudoirs.

« Il combattait à la mode féreldienne, du moins celle qui avait cours pour tout noble de cette région sachant manier l'épée et le bouclier. Il savait frapper là où se trouvait la faiblesse de l'ennemi. »

L'annonce du prochain duel poussa Morrigan à faire signe à son fils de se taire. Le tournoi commençait enfin à devenir intéressant : la Brodeuse entrait en lice. Comme tout à chacun, la mage avait entendu les récits entourant cette femme guerrière et elle était curieuse de la voir en chair et en os, d'autant plus depuis la missive que lui avait envoyé la mercenaire. Tout ceci l'intriguait.

La Brodeuse n'était pas là pour se donner en spectacle ou, comme l'aurait pu laisser suggérer son surnom, broder des napperons. Elle frappait avec la férocité d'une lionne. Des cris retentirent, plus d'une dame orsélienne dut être évacuée en même temps que le pauvre adversaire de la mercenaire, ou on tentait de les réveiller avec des sels. Morrigan n'avait pas bougé de son siège, tendant simplement le cou pour mieux voir. Profitant de l'entracte annoncé, laissant son fils aux bons soins de l'impératrice, la conseillère sortit de la loge.

Elle se devait d'aller voir cette mercenaire de plus près.

Sa présence auprès de la tente causa plus d'un haussement de sourcils. Morrigan s'en délectait tout en songeant que, sa tenue du jour, Leliana l'aurait adoré. « Il vous faudrait une robe magenta. » lui avait dit la barde alors qu'elles se tenaient autour du feu du camp, un de ces soirs sur les terres féreldiennes, où ils semblaient perdus au milieu de nulle part. « Avec de l'échancrure, il ne faut pas cacher vos appas. Relever vos cheveux pour dévoiler ce joli cou. Oh et des chaussures ! » Est-ce qu'elle les aimait encore, tiens, ces chaussures orlésiennes ? Elle devrait lui en rapporter une paire si jamais la mage devait rendre visite à l'Inquisition.

Toute à ces réflexions Morrigan nota tout de même que la mercenaire se dirigeait droit vers elle, avec aplomb, le pas lourd, assuré. Oh donc sa vue ne l'avait pas trompé. Elle avait les cheveux d'un rosé étonnant. Les prunelles de la mage détaillèrent la femme, et les lèvres sourirent à la vue du sang continuant de marquer la peau qui avait connu les affres du combat. Elle ne se trouvait pas là devant une poupée de cire, mais une femme martelée par la bataille comme l'était une pièce de fer par le marteau du forgeron.

« Oh voyons je suis certaine que vous vous doutez du pourquoi de ma venue. » se fendit Morrigan de ce ton doux-amer. « Tout d'abord vous féliciter pour ce que vous venez d'accomplir sur la lice. Il est toujours bon de rappeler aux hommes qu'une femme ne se résume pas à un joli visage et à son adresse aux arts de l'aiguille. »

Elle ne lui offrira pas un siège la mercenaire, n'est-ce pas ? Morrigan laissait son regard couler vers l’entrebâillement de la tente, comme pour mieux suggérer l'invitation à son interlocutrice. Mais si elle souhaitait la faire attendre debout dehors, sous le plein soleil, et bien que cela se fasse, par la grâce d'Andrasté ! Elle ne savait pas, la Brodeuse, qu'avant d'être conseillère, la mage avait vécu dans les terres sauvages, qu'elle avait connu la rudesse d'une vie de pauvresse avant de savoir même ce qu'était la douceur du satin.

« Savez-vous que j'ai même proposé à l'impératrice Célène de Valmont de vous faire porter ses couleurs ? Si l'impératrice se doit d'avoir un favori en ce tournoi, autant miser sur un parti qui en vaille la peine. Au risque de porter le dernier coup à tous ces étalons trop fiers d'eux. Mais, je crois comprendre à votre regard que cela ne vous plairait pas. Pourtant vous auriez tant à y gagner. Je ne vous demande pas d'entrer en servitude. Un mercenaire se doit de demeurer libre ! »

Morrigan fit un pas en direction de la mercenaire, tendant une main, la paume tournée vers le ciel, qui sonnait comme un geste d’invitation – une invitation à accepter le contrat tendu.

« Mais songez que, si vous entrez dans les bonnes grâces de l'impératrice, vous pourriez lui demander tant. Et je m'engage à vous soutenir dans vos réclamations. »

Les dés étaient jetés – à voir ce que la demi-elfe en ferait.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Au nom des vents du nord (P.V : Morrigan) Lun 19 Juin - 23:16

Eux, capricieux combattants de notre tempsMorrigan & Serindë Se sentir aimé, se sentir respecté, devenir le héros de toute une population qui ne demande qu'espoir dans un monde où tout semble vouloir sa mort sur le bord d'une route crottée. C'est tellement beau, tellement bon, de pouvoir parader d'or, de boire à en finir saoul de tout ce que peut apporter une bonne vie. À une époque, où ses chevaliers étaient des fiers et fervents vassaux de la reine encore peu encline à diriger son peuple. Des idéaux qu'elle a aimé en étant enfant; jusqu'à ce que Dame Réalité la rattrape et tente de l'étrangler en la gavant de cailloux que l'on homme "aléas de la vie" en termes doucereux. Jusqu'à ce que les orlésiens tentent à leur tour de la tuer durant un combat censé être dans les règles. Ses sourcils s'arquent, montrant une certaine once d'étonnement chez la mercenaire. Non pas que la première partie des palabres de la conseillère la rendent pantoise, mais plutôt que celle-ci lui parle avec certes beaucoup de caresses d'une possible reconnaissance auprès de l'Impératrice. Si Serindë pouvait jurer tel un homme bourru, elle le ferait. Pendant un instant, elle regarde cette main tendue, nettoyant encore les dernières traces de sang le long de sa nuque.

"Je connais vos légendes Dame Morrigan. Celles de votre mère, aussi. Certains racontent même que rencontrer l'une des deux est gage d'un destin hors du commun."
La demi-elfe essore sur le côté sa serviette, la mettant ensuite sur sa nuque et ses épaules avec une nonchalance néanmoins contrôlée; comprenez pas de hauts le vent comme le font si bien les mabaris huppés pavanant en cette journée chaude et sanglante pour la beauté des Grands.
"Vous devez connaître quelques unes des miennes, dont ma légère incartade avec un des proches des De Val Firmin. Au sujet d'une wyverne ... qui a volé."
Ah et ça pour voler, elle a volé. Au point que Serindë avait dû trancher sec la bête pour s'incruster dans ses chairs et amortir sa chute depuis les falaises. Pour couronner le tout, ce proche ami de la famille avait osé lui demander un duel. Qui bien sûr, se retrouva sans la main qui avait osé donner esbrouffe à ce qu'il ne considérait pas comme une femme, mais comme un monstre.
"Ma seule revendication serait que l'on baisse les prix de la névarrite. Surtout en sachant dans quel but celle-ci est utilisée ..."
Ajoute-t-elle en suivant du regard l'un des chevaliers justement couvert de névarrite des pieds à la tête. On aurait dit un espèce d'homme bleu luisant sortant tout droit d'une hallucination due à un trop plein de bière de basse qualité, mais assez blindée pour faire vaciller un cheval. Serindë s'en pince le nez avant de se décider à prendre avec une fermeté exceptionnelle la main tendue.
"Je ne suis pas venue pour m'attirer les bonnes grâces de l'Impératrice. Mais les vôtres."
Elle s'approche de la dame, se permettant de remonter ses doigts cachés sous ses gantelets jusqu'au coude sans que personne ne s'en aperçoive. Là, une délicatesse dans son mouvement et sa prise point très largement. L'épéïste penche la tête et donne ainsi plus d'importance, de place aux chuchotements qu'elle instille dans l'oreille fine et blanche de la sorcière.
"La gloire n'apporte que des titres. Les aides entre parties apportent bien plus."
Sur ces mots, elle se retire, invitant d'un geste assuré de la main à sa consoeur de nation de la suivre dans son humble et temporaire demeure.

◊ ◊ ◊

Cette tente, ni rouge, ni verte, ni bleu criard, est blanche. Ce blanc qui se tâche si facilement, mais qui au grand étonnement des plus moqueurs semble mieux épargner sous ses tissus les plus fragiles à cette chaleur. Deux armes trônent près des tabourets : un marteau fracasseur de petit format et cette étrange lame qu'utilise la brodeuse comme l'extension même de son bras. La première, Serindë la soulève sans mal pour ensuite l'envoyer valser à un autre bout de la tente, où est censé se trouver la table des victuailles. Censé, car la table est horriblement vide. Comme si l'on avait tout débarrassé pour y poser autre chose.
"Ne faites pas attention aux papiers à terre. Ils n'ont pas grande importance.
C'est au tour de la serviette d'être jetée qui elle, rejoint le seau d'eau encore souillé de sang.
"La Compagnie du Vent Hurleur vend ses services. Et j'ai toujours vécu comme cela depuis des années, Dame Morrigan.
Serindë s'installe sur une des chaises, laissant le choix à son invitée, tandis qu'elle semble se perdre dans une légère réflexion, coudes appuyés sur ses cuisses et bouche posée sur ses gantelets.
"Comme je l'ai énoncé précédemment, vos largesses sont suffisantes. Dans le sens où j'ai bien plus à gagner en agissant dans le pays pour vos légers contentieux qu'en me pavanant dans les tavernes pour dire que j'eus la chance immense de recevoir les intentions de Célène première."
Elle se relève aussitôt, bercée de ses cheveux par cette mouvance sèche et rapide de son corps. Les deux femmes se toisent d'égales à égales un certain moment sans pour autant se piétiner. Serindë doit l'avouer, cette femme, en loques de sorcière des Terres Sauvages, en Chasind ou bien dans une robe magenta restera toujours aussi belle et gracieuse. Mais elle ne se permettra pas à plus de contact, en vertu de ses "bons sentiments".
"Voulez vous un verre de vin avant que ne reparte affronter les champions de vos prétendus égaux ?


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MessageSujet: Re: [Terminé] Au nom des vents du nord (P.V : Morrigan) Sam 24 Juin - 19:35

Ah sa mère. Flemeth. Tout le monde, à en croire les rumeurs, en avait entendu parler. Les contes et légendes allaient de bouche à oreille plus rapidement que ne l'aurait fait n'importe quel messager. Les lèvres de Morrigan formèrent une moue crispée retenant, à grand peine, toute remarque au sujet de sa génitrice. Qu'on la mentionne, à la rigueur elle pouvait faire un effort. Mais qu'on mette Flemeth et elle sur le même plan, qu'on les compare, ça, ça titillait sa fibre orgueilleuse.

Néanmoins la mercenaire sut se rattraper en flattant même cette fibre. Ainsi cela expliquait le sens même de cette missive que Morrigan avait reçu de sa part. Les lèvres s'ourlèrent d'un sourire de chat satisfait d'avoir dévoré la coupelle de crème au nez de la cuisinière.

« Voilà qui titille ma curiosité. » ronronna la sorcière en emboîtant le pas à la mercenaire, baissant la tête par réflexe en entrant au sein de la tente.

L'intérieur y est encombré à l'image d'une tente militaire. Morrigan prit place sur une chaise libre, rassemblant ses jupons. Parfois cela lui manquait de s'habiller comme elle le faisait du temps où elle vivait dans les terres sauvages. La tenue avait plus de praticité que ces baleines. La sorcière croisa les bras tout en prêtant attention aux paroles de son interlocutrice. L'odeur du sang lui chatouillait le nez sans néanmoins la déranger. Il fallait bien plus pour troubler la fille de Flemeth.

« Me proposeriez-vous de m'aider, de me protéger comme le ferait un chevalier servant ? Vous m'intriguez, Brodeuse. Vous n'êtes pas seulement une fine lame mais aussi un esprit acéré. » Un temps, Morrigan bougea la tête comme pour mieux sonder son interlocutrice. « L'on ne dit jamais non à du vin. »

La sorcière se redressa sur son siège observant, à loisir, la tente et son intérieur. Cette ambiance, si diamétralement opposée à celle de la cour d'Orlaïs, lui plaisait. Point de faux-semblants entre ces tentures. Morrigan finit par se lever, allant au-devant de la mercenaire qui revenait avec les verres emplis. Ses doigts frôlèrent ceux de la demi-elfe tandis qu'elle saisissait sa coupe et qu'elle dévisageait la femme de bas en haut.

« Si vous souhaitez protéger quelqu'un et avoir des mérites de ma part, j'ai une proposition pour vous. Vous devez savoir que j'ai un fils. »

La sorcière n'avait jamais dissimulé le lignage qui la liait à Kieran. Et ce dernier avait, bien rapidement, vendu la mèche concernant l'identité de son géniteur. Autant dire que ces deux éléments constituaient déjà, à eux seuls, des arguments de choix pour kidnapper Kieran et lui faire subir plus d'une atrocité. Si jamais quiconque apprenait comment l'enfant avait été conçu, à quel sombre rituel ancestral il avait participé, alors Kieran deviendrait une arme.

Ce qu'il devait être déjà aux yeux de Flemeth.

Le vin laissa quelques gouttes vermeilles sur les lèvres de Morrigan que la sorcière essuya d'un revers de main. À l'Enclin le protocole !

« Je veille sur mon fils. Mais je sais fort bien que le danger rôdera toujours en sa présence. Seriez-vous intéressée par le fait de devoir le protéger de tout loup prompt à vouloir le mordre ? Vous savez comme moi que Orlaïs est rempli de stylets empoisonnés, de dagues camouflées... Et que l'héritier de la ligne des Cousland, aussi bâtard soit-il, peut-être un otage de choix. »

Elle tairait le nom de Flemeth. Morrigan avait cette crainte, tenace, que la mentionner provoquerait son apparition.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Au nom des vents du nord (P.V : Morrigan) Lun 26 Juin - 22:37

Eux, capricieux combattants de notre tempsMorrigan & Serindë Le premier orgueilleux serait tenté dans un élan de dire tout haut qu'il accepte. Le perfide sourirait en coin avant de tendre une main sale et empoisonnée à son interlocuteur. Tel est le propre de l'homme qui recherche son profit au delà du bien être qui pourrait lui incomber. Et dans cette tente, lorsque vous êtes l'interlocuteur face à l'Inconnu, vous n'avez que deux choix : tenter de vendre votre âme au diable ou tourner les talons avec le refus qui sied. Et les deux femmes ici présentes en ce lieu baigné d'une chaleur étouffante, sous les fracas des armes clamant la haine de leur propriétaire sur les aires d'entraînements, prennent un malin plaisir à être pire qu'un homme qui vend son âme : elles deviennent en soi le diable, pour leurs ennemis. Serindë croise ses bras, l'écoute avec cette attention particulière qu'ont les érudits de prendre chaque mot pour comptant tandis que l'ancienne sorcière des Terres Sauvages lui annonce plus ou moins ce à quoi elle s'attendait. Protéger son fils. Ni plus ni moins. Aux yeux de la demi-elfe, cela est aussi intéressant qu'handicapant. Handicapant car cela veut dire que la chef se doit de rester sur Orlaïs un certain temps, mais cela peut se régler avec deux missives auprès du reste de la Compagnie basée à Férelden.

"Je resterai basée sur Orlaïs quatre mois. Pas plus. Ensuite, je vous laisserai l'une de mes plus fines lames en cas de besoin. Vivica vous sera plus utile qu'un de ces plumets humains. J'ai malheureusement une compagnie à tenir, Ma Dame."
Vu que Vivica voulait se trouver un situation stable après deux ans à longer les côtes et se faire mal aux fesses. La mercenaire s'avance alors vers la sortie, levant légèrement la toile pour observer les joutes se faisant quelques pas plus loin avec un certain intérêt. Elle se prend même à sourire un instant, un rictus passager face à la boucherie annoncée.
"Comprenez que quand l'on voit ce genre de combats ici, des gens veulent les voir dans une forêt, dans une ville nappée d'un voile nocturne ... près de ravins. Je ne pense pas que je sois encore prête à ...
m'installer quelque part."

Et Andrasté seul sait à quel point Morrigan pourrait comprendre ce sentiment, ce besoin d'être libre et de contrôler ce qui nous arrange; ce qui nous fait vivre. Pas de robes, pas d'apparats, simplement cette armure luisant sous ce soleil de plomb, ses traits détendus perlant de sueur sur sa peau légèrement hâlée. Serindë a tout de la femme comblée qui peut égaler l'homme dans ses arts les plus interdits. Son poing se serre, et c'est décidée qu'elle se retourne à nouveau vers celle qui à présent, est gagée de ses services. Après quelques pas, elle pose un genou à terre, se met ensuite face à elle, prenant un pan de sa robe pour en retirer quelque étoffe d'apparat peu utile à l'harmonie déjà apparente de l'ouvrage.
"Pardonnez mon attitude cavalière, mais je me dois de le faire, selon les traditions de la 'chevalerie'."
Chevalerie censée être garante de la galanterie, et non pas des déchirés de vêtements de la femme protégée. Serindë avec une poigne et une agilité déconcertante, arrive à placer sur son bras d'un coup de main et de dents les couleurs de la conseillère. Les conventions, on peut les utiliser quand ça nous chante après tout. Morrigan en a été l'exemple même pendant leur intéressante conversation. Ceci fait, la demi elfe pose sa main sur son coeur et déclame avec cette flamme de rage dans ses yeux si bleus qu'on lui connaît.
"Je vous promets d'ailleurs de gagner ses joutes, afin que respect et crainte s'instillent dans le coeur de vos ennemis."

◊ ◊ ◊

Les joutes reprennent, on demande aux combattants restants de bien vouloir s'avancer. Certains s'esclaffent à la minute où Ser Elisung entre, voyant au dessus de son bouclier une étoffe de même facture que la robe de la conseillère en magie de l'Impératrice. Un des chevaliers se moque, invoquant que les femmes sont décidément bien faites pour être ensemble : deux sorcières qui n'ont pas leur place en ces terres. Alors qu'il s'attendait à recevoir un coup de la part de l'épéiste, c'est une tout autre danse qui alors se joue. Serindë prend son épée et l'enfonce violemment dans ce sol poussiéreux qui maintenant crache une volute immense sur l'assemblée. On ne voit plus les combattants pendant un moment et ce n'est que quand elle approche que l'on comprend que le chevalier provocateur s'est pris une mandale sur sa face qui n'était pas encore parée de son heaume. Il se touche la joue, éructe mais essaie de garder une certaine façade, accusant Elisung de polichinelle, de lâche, de mange sous. Mais rien n'y fait, elle reste de marbre, regardant simplement l'estrade où se trouve Morrigan et son fils. Ce fils, qui la regarde également avec une emphase qu'elle comprenait alors à son âge.
"Nous verrons bien qui est le lâche."
D'un roulements d'épaules et un léger salut, on annonce par la présente sonate de trompettes les prochains duels. Serindë se retrouve alors contre un pauvre gringalet tout juste sorti des jupons des demoiselles de la Cour. Il n'en faut que très peu pour que la mercenaire le mette à terre et qu'il décide de déclarer forfait. C'est étonnée qu'elle le regarde partir, encore plus étonnée en remarquant qu'il ait réussi à arriver aussi loin dans le tournoi. C'est non sans mal qu'elle comprend son erreur. Une aiguille est plantée dans sa cuisse et elle sent, au plus profond de son sang que l'aiguille était accompagnée d'un cadeau orlésien. Les bouseux. Pignoufs, jure-t-elle entre ses dents. Elle pose genou à terre en haletant avant de retirer son casque pour pouvoir mieux respirer.
"Voyez, Ser Elisung. Ces jeux ne sont point pour vous."
La voix sifflante du chevalier qu'elle a eu l'audace de remettre à sa place précédemment comporte des notes qu'elle ne connaît que trop bien : suffisance et délectation de perfide serpent de sable. Mais elle tient, se redresse, suant à grosses gouttes, mais elle affiche un sourire mauvais après un crachat par terre. Elle ne mourra pas. Pas aujourd'hui.
"Ce n'est pas de la Morteracine qui aura ma peau."
Car Serindë est intelligente. Elle s'est injectée nombre de poisons en petite quantité pour palier à toute attaque de ce genre. Mais malgré cette méthode curative, la mercenaire voit trouble quand son adversaire s'avance fièrement pour essayer de lui trancher la gorge. Les deux combattants se jaugent longtemps, Serindë titubant, le chevalier se gargarisant sous les applaudissements ou les huées de la foule. Tout semble si trouble d'un coup et peu important. Toujours, toujours ces nobles doivent user d'artifices pour devenir les plus grands. C'est non sans mal qu'elle arrive à esquiver le coup et recevoir une entaille légère à la hanche tandis que l'autre se reçoit de plein fouet dans l'os du cou le bouclier lourd. Un craquement se fait entendre. L'homme tombe, toujours conscient, mais ne pouvant plus bouger ses membres comme ... paralysé. Un huitième de tour solaire sur la pique écoulé. Quelques secondes à attendre. Rien. Il ne se relève pas. Silence. Malaise. Puis applaudissements d'un des roitelets.
"QUELLE MAGNIFICIENCE ! JE N'AI JAMAIS VU PLUS JUSTE COUP CAPABLE DE DONNER AUTANT VIE QUE MORT."
D'autres applaudissements le suivent, plus ou moins forcés avant que tous comprennent que Serindë est la grande gagnante de ce tournoi. Sauf, qu'au delà de tout ces hourra, elle, ne se réjouit pas. Elle regarde cet homme à terre, les yeux allant et venant d'un côté comme de l'autre pour enfin la regarder avec angoisse. Oui, cette mijaurée se tient la hanche en sang, halète, devient blanche et va sans doute crever. Oui, il est paralysé. Non, il ne remarchera jamais. Alors il pleure, pleure en essayant de hurler, mais seul un son moche comme un meuglement sort de sa bouche. Et l'épéiste s'agenouille, ferme les yeux pour ne plus voir cette scène. Pourtant, elle y pense. Et elle pleure dans son état semi conscient.

La vie est une chienne.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Au nom des vents du nord (P.V : Morrigan) Dim 2 Juil - 22:54

Vivica. Probablement une femme au vu du nom. Ce qui était amplement suffisant pour Morrigan. La sorcière pouvait confier la garde de son fils à une lionne, elle le ferait même les yeux à demi fermés. Mais pas un homme, jamais à un homme. Ce serait courir le risque de retrouver son fils à jamais perdu et son protecteur ivre mort dans une taverne avec plus que son caleçon sur les chevilles ayant tout perdu à un jeu de cartes. Et l'unique homme en qui elle placerait sa confiance sur ce sujet se trouvait à des kilomètres d'ici – et elle n'avait pas encore décidé du jour où elle lui présenterait son propre fils.

« Il faudra que vous me présentiez cette Vivica. » glissa Morrigan et ce furent bien les seules paroles qu'elle eut le temps de proférer avant que le tissu ne se déchira.

La sorcière leva la tête espérant presque que quelqu'un ne passa la tête par la fente de la tente et ne tomba nez à nez avec cette scène. Rien que pour voir le visage surpris, et peut-être déconfit, d'un tiers qui se serait posé moult questions sur le rituel auquel il assistait. Morrigan, elle, se fendit d'une remarque moqueuse, riant elle-même de la scène, tout en lui trouvant un charme.

« Vous êtes la première femme à arracher mes vêtements ! »

Et probablement la seule à vouloir arborer les couleurs de la conseillère en matière de magie de l'impératrice, plutôt que ceux de cette dernière. Morrigan vida la coupe jusqu'à la lie, s'inclina en une vague révérence qui sonnait presque comme un amusement avant d'emboîter le pas à la Brodeuse. Ses lèvres souriaient tant qu'elles dévoilaient les dents de la sorcière. Kieran lui-même remarqua ce changement chez sa mère, patientant malgré lui qu'elle ait prit son assise sur son siège pour la questionner.

« Qu'est-ce qui vous rend si heureuse, Mère ? »
« J'ai fait une rencontre très intéressante. »

La reprise du tournoi étouffa toute autre interrogation entre les lèvres de Kieran, le garçon ne les ouvrant plus que pour commenter et s'extasier devant les faits d'armes qui se déroulaient là, sur le sable battu, à quelques pas à peine. Si une épée se brisait et un éclat volait, Kieran comme tout autre spectateur, risquait d'en être la cible. Mais tous oubliaient cet inconvénient, plongés dans le spectacle, soufflés qu'ils étaient par la répartie cinglante de la Brodeuse qui ne peut signifier que deux choses. Soit elle a voulu laver l'affront fait à celle dont elle portait les couleurs, soit sa réaction confirmait les propos de son adversaire, à savoir une relation. Dans un cas comme dans l'autre, tous les yeux étaient rivés sur le duel qui s'amorçait, sur les combats qui s'enchaînaient, sur la Brodeuse faisant face à l'homme qui avait l'insulté, elle et la conseillère.

Ce n'était plus un duel mais un charnier. Le sable s'imbiba de rouge sous les yeux dorés de Morrigan qui ne cilla pas. Elle n'était pas de ceux à détourner le regard. Elle buvait chaque goutte versée, s'imprégnait de chaque tic de douleur qui modifiait les visages des belligérants. La main de son fils étreignit sa manche.

« Mère, vont-ils mourir ? »

En cet instant sa voix avait perdu le velouté de la jeunesse prenant l'accent détaché, presque froid, du chercheur assistant à l'agonie de deux êtres. Pendant un bref laps de temps Kieran n'était plus, laissant l'Ancien Dieu en lui refluer, s'interroger sur la mortalité humaine. La main de Morrigan emprisonna celle de son fils, le ramenant auprès d'eux tous.

« Ils survivront. Viens. »

Les guérisseurs avaient été dépêchés menant les premiers soins à même le sable battu de la lice, tentant d'étouffer, en vain, les râles de douleur et les suppliques. S'excusant pour la forme auprès de Celene, la sorcière quitta la scène, tenant toujours Kieran. Il était inutile d'assister à tout cela. Morrigan se dirigea d'un pas assuré auprès des tentes de l'infirmerie, patientant au-dehors le temps que l'on ramena les derniers blessés. Nombreux étaient déjà ceux qui subissaient les soins ou, alités, tentaient de se reposer parmi les gémissements.

« Un tournoi fait pratiquement autant de carnage qu'une guerre. » philosopha Morrigan, se parlant à elle-même.

Un des guérisseurs finit par indiquer à Morrigan qu'elle pouvait entrer à l'infirmerie et approcher Ser Elisung.

« Mais veillez à respecter le calme recommandé pour son... »
« Le calme ? Pensez-vous que je vais mener dînette ? Ser Elisung n'est pas femme à apprécier le calme. Elle n'est pas forgée dans le sucre. » le coupa net Morrigan, tirant le pan de la tente vers elle, la fermant au nez du guérisseur ce qui déclencha un rire aussi franc que inopiné de la part de Kieran.

L'infirmerie était plongée dans une semi-obscurité et l'odeur des herbes médicinales que l'on brûlait, hachait, infusait, modelait en une pâte à mastiquer ou à appliquer à même la plaie. Lorsqu'elle se trouva auprès de la couche occupée par la demi-elfe, Morrigan ne veilla pas à cacher les yeux de Kieran. Elle avait toujours appris à son fils à voir le monde dans son entièreté, aussi bien en beauté qu'en crudité. Il était assez grand pour ne pas défaillir devant du sang et de la chair supplicié.

Il le démontra lui-même en se cramponnant à la couche, tout excité de se trouver si près d'une combattante aussi talentueuse.

« Vous avez été épatante ! » Kieran en applaudissait presque. « L'autre n'arrivait même pas à s'en relever... »
« Il ne s'en relèvera jamais. » annonça Morrigan avec le ton d'un fermier qui constate qu'une de ses bêtes a la patte brisée, ayant déjà la hache en main. « On achève les chevaux, mais pas les hommes. Il finira ivre mort dans une fange à cochards d'ici un mois. » Haussement d'épaules. Cet homme n'était rien pour Morrigan. Son sort lui importait peu – pour dire, pas du tout. « Les guérisseurs devraient savoir faire leur travail, Ser. Néanmoins... Si vous le souhaitez, je peux inspecter plus en profondeur cette vilaine plaie... Il y a là quelque poison prompt à vous ronger les sangs. »

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Dernière édition par Morrigan le Lun 10 Juil - 15:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Au nom des vents du nord (P.V : Morrigan) Dim 9 Juil - 13:31

Eux, capricieux combattants de notre tempsMorrigan & Serindë Des tons plus ou moins fades semblent voler à chacun de ses battements de cils, son souffle se fait plus long, sa douleur moins intense; elle ne sent que le poids la faire tomber en avant, elle la combattante, elle l'aimée comme détestée ... elle ouvre un oeil vers cette lumière qui semble devenir plus ou moins sombre par endroits, sa respiration se faisant encore lourde tandis que l'air reste malheureusement irrespirable. Serindë pose une main sur son front en grognant quelque peu, se rappelant alors qu'elle se tourne sur le côté que sa blessure se trouve justement sur une des zones sur lesquelles elle s'appuie. Alors la mercenaire revient sur le dos, s'appuie sur ses coudes jusqu'à l'arrivée d'un homme qui, affolé, lâche un de ses flacons emplis d'antidote.
"Oh ! Mais ... ! Vous êtes réveillée ? ! Comment. Votre constitution ..."
- La douleur a ça de vrai. Elle permet de savoir que vous êtes toujours vivant."
Grogne-elle en réponse. La douleur, oui. Présente, assommante, avec son petit supplément de poison coulant dans les veines,  tiraillant les chairs fermes et puissantes jusqu'à ce que celles-ci plient. L'homme reste un moment boulversé devant la scène, ne comprenant pas comment une femme, demi-elfe de surcroît peut avoir autant de vigueur qu'un homme entraîné. Il cligne plusieurs fois des yeux, s'attelle finalement à ramasser le verre tombé à terre, puis part en courant prévenir ses confrères tout en demandant à Ser Elisung de rester dans ce lit.

Serindë se fiche bien de ce que lui dit ce soigneur orlésien tout juste bon à faire des remèdes bon pour soigner les maux de ventre. Elle sait qu'elle ne doit pas bouger, avec cette Morteracine dans le sang. Et au vu de l'état de la blessure, il valait mieux ne pas tenter de se lever. Il suffit de voir comment l'entaille se met à suppurer pour se rendre compte que l'on est bon pour garder le lit au moins quatre jours, sans soin de fond. Elisung décide alors de fermer les yeux, d'oublier un instant la douleur et se contenter de méditer sur ce qui s'est passé, avant sa convalescence. Elle avait presque tué un homme. Presque. Même si dans le fond, l'on sait tous que frapper au point de paralyser l'individu peut se révéler être une mort ... bien plus horrible. Puis vient le moment où la douleur reprend, lance et tord de sa dague le blessé au point de le faire transpirer et soupirer de tout son soul. Jusqu'à ce que l'on abdique et que, pendant quelques minutes, on s'allonge jusqu'à retrouver un semblant de paix.

◊ ◊ ◊

Cependant cette paix reste de courte durée. Kirill vient la hanter. Elle voit son crâne luisant au soleil, sa grande barbe rousse voler sous l'effet du vent. Et lui, qui lui sourit avant de se mettre à rire. Et Serindë se souvient combien ce compagnon de la première heure lui manque. Est-ce que là où il est, il rit comme lors de leurs parties de grâce perfide ? Est-ce qu'il boit jusqu'à en devenir sourd et écraser le plancher de l'auberge ? Est-ce qu'il accepte qu'elle veuille les venger ? Kirill lui tend la main, mais elle ne bouge pas. Elle voit juste le ventre de son compagnon s'ouvrir et cracher du sang; jusqu'à ce qu'une voix familière vienne la sortir de son délire. Une voix posée, grave et caressante, mais néanmoins capable d'imposer l'autorité. Serindë ouvre un oeil, tourne légèrement la tête et voit deux formes apparaître. L'une petite, et l'autre dense et grande. Elle devine de suite de qui il s'agit.
"Il vont devoir le tuer."
Lance-t-elle avec une assurance affolante.
"Ou ... il préférera que l'on le tue."
Serindë se redresse sur ses coudes, un peu fiévreuse, mais néanmoins avec le sourire du victorieux et du sans pitié. Les flous se font moins insistants et bientôt elle peut entrevoir un visage angélique, émerveillé malgré les draps souillés, les bandages trempés de sang et la mine creusée de la combattante. Cette combattante qui alors lâche un faible rire face aux constations crues mais véridiques de la conseillère Morrigan.
"Sire Kieran. Ce sera un plaisir de vous protéger et vous servir."
De nouveau elle serre les dents, essayant de se redresser un peu plus que tout à l'heure afin de ne pas laisser s'engourdir ses membres déjà bien amochés. On pouvait voir à foison sur son corps les divers bleus reçus durant les joutes, les quelques entailles ça et là plus ou moins esquivées mais déjà bien soignées. Ainsi que la marque énorme courant dans son dos. Toute la peau douce et blanche de la femme marquée par la puissance de l'homme. L'homme à présent maté.
"Je vous laisse faire volontiers. J'ai plus ... de chances de survie avec un mage, qu'un affilié soigneur."
Pour sûr, elle en avait vu des guérisseurs. Des mauvais comme des bons. Prêts à vous encrasser la plaie pour vous soutirer l'argent demandé ou bien à vous soigner convenablement pour une misère. L'épéiste tend alors sa cuisse, montrant le trou profond laissé par l'aiguille empoisonnée, ainsi que sa hanche entaillée. Mais dès que les mains la touchent, elle sent ses muscles lui infliger le double de douleur; former des nouvelles chairs par la magie n'a pas que ses avantages.
"Je pense que si cette fois, ils ne comprennent pas que ... foutredieu cette aiguille je ... si ils ne comprennent pas que vous méritez respect et méfiance, je peux encore m'atteler à en immobiliser un ou deux ... quand je serai sur pied."

Elle râle, grogne, serre les dents jusqu'à ce que la chaleur certes bénéfique au final, mais horrible lors de son application, disparaisse et lui laisse le plaisir de voir sa peau à nouveau intacte. Morrigan n'a pas le temps de voir la demi-elfe approcher son visage du sien, trop près sûrement, car leurs souffles s'entremêlent et la chaleur que dégage Serindë devient l'air qu'elle respire. Un air chargé aux effluves de bois humide légèrement épicé, mais lourd et imposant. Et ses yeux bleus flamboient comme lors de cet échange où, elle a posé pied à terre et déchiré l'étoffe.
"Vous avez vu ma chute. Maintenant voyez mon ascension."


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MessageSujet: Re: [Terminé] Au nom des vents du nord (P.V : Morrigan) Lun 10 Juil - 16:21

Kieran était bouche bée face à cette femme, à cet être qui s'étirait sur la couche, à ce corps suppurant la douleur et la force. Une décision avait pris forme en son esprit alors que la guerrière parlait. Adulte il deviendrait comme elle. Serindë venait de rejoindre le panthéon des modèles qui pétrissaient Kieran aux côtés de son père et de sa mère. Autant dire que cette femme commençait son chemin auprès du fils avec les honneurs.

Le regard du garçon dériva sur sa mère, posant une question muette à l'apostate qui lui répondit avec sa douceur habituelle.

« Bien évidemment que je vais la soigner. Ces guérisseurs ne valent guère mieux que les bouchers de chirurgiens qu'on trouve sur les champs de bataille. Ser je suppose qu'il n'est pas utile de vous prévenir de serrer les dents. »

Aucune des deux femmes n'étaient de celles qu'il faut apaiser par des mots mielleux ou des caresses. Morrigan ne ferait nullement l'affront à la demi-elfe de la materner – comportement qu'elle ne se permettait même pas avec son propre fils. La main de la sorcière glissa sous le col montant de sa robe, tirant sur un cordon, extirpant une fiole qui se balançait au bout. Son contenu était indéfinissable, semblait être un liquide qui s'était terni et solidifié avec le temps – quelque chose d'un rouge si sombre qu'il en paraissait noir.

Tenant la fiole dans le creux de sa main gauche, Morrigan posa la droite à même la plaie de la demi-elfe, faisant fi du sang et des humeurs pouvant en sortir et imprégner sa paume. Avec tout autre individu Morrigan n'aurait nullement pris la peine d'user de cette magie ou, alors, contre une quelconque rétribution. Mais ce qu'elle faisait aujourd'hui était le moins qu'elle puisse accomplir en échange de la protection de son fils. Et de ce qu'elle avait vu de Serindë elle pouvait lui faire confiance – la guerrière ne dirait nul mot sur ce qui venait de se dérouler dans la pénombre de la tête, au nez et à la barbe des partisans de la Chantrie.

Sous la paume de Morrigan sang et douleur refluèrent, rivières revenant à la source, tandis que Morrigan drainait le poison. La sorcière le sentit couler en elle, son corps servant de route de transfert tandis que le poison se dégorgeait dans la fiole qu'elle avait ouverte, s'entremêlant au sang ancien. La chair se résorba, accéléra son processus de guérison, refermant la plaie. Ce ne fut qu'à la fin du processus, lorsque la Ser lui saisit le poignet, que Morrigan remarqua la sueur sur son front. Elle avait beau user de magie depuis sa plus petite enfance, elle y demeurait sensible.

« Plus grande est la chute, plus haute est l'ascension. » répondit la mage aux propos de la mercenaire. « Reposez-vous. Enfin... Essayez de ne pas étrangler un guérisseur par ennui. Je reviendrais vous voir. »

La fiole rebouchée, Morrigan la remit à sa place, bien dissimulée sous la robe. Kieran adressa ses propres salutations à Serindë s'inclinant avec révérence avant de courir auprès de sa mère pour la rejoindre. Il ne leur fallut que quelques pas pour entendre les exclamations de surprise d'un guérisseur venu s'enquérir de la demi-elfe. Mère et fils échangèrent un sourire de connivence avant de se tenir la main, geste rare et affectueux. Car, aujourd'hui, Morrigan était soulagée d'un poids.

Elle avait trouvé lame assez fine pour protéger son fils.

Citation :
Si jamais j'ai été trop mindfuck avec la magie du sang, tu me dis. Et on se checke en privé pour la suite - genre si on ouvre un autre sujet rp, on fait une ellipse et où ça irait lieu, tout ça. Et merci pour ce premier rp !

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[Terminé] Au nom des vents du nord (P.V : Morrigan)

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