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Posté Jeu 8 Juin - 1:49
Sonne clairon, je t'amène un... mouton

Je préfère devenir aveugle que succomber.


« Je vais finir par me le faire… » Ce n’est pas le calme qui secoue ma voix lorsque je sors cette phrase. Une petite nouvelle est en train de mordre ridiculement la poussière à cause d’une simple et unique présence : Zévran. Je ne sais pas s’il sait lire mais je crois que ma missive a dû rouler sous le bureau. Comme un coq orlésien, il se pavane devant la terre battue comme si tout le monde allait tomber dans le panneau. Lorsque je regarde mes frères et sœurs d’armes, j’ai… La mauvaise surprise de remarquer que tout le monde ou presque le regarde. Adaan à mes côtés fait partie des concernés et je ne me gêne absolument pas pour lui écraser le pied avec le talon de ma botte. Un son aigu sort de sa bouche et me demande d’une voix étouffée ce qui a bien pu me prendre. Je réponds sans détour en serrant les dents. « Avise toi de le regarder deux secondes de plus et je fais de tes prochaines semaines les pires de ton existence… » Je lui adresse le sourire le plus carnassier que je peux faire avant de couper court à la contemplation de tout le monde.

Sans un regard pour l’animal de foire, je rentre sur le terrain d’entraînement munie de mon bâton. Par un simple fauchage derrière ses genoux, je mets encore la recrue terre. Sa tête heurte violemment le sol et je l’entends gindre avant de m’occuper de son adversaire. Mon réceptacle tourne dans mes mains et s’abat sans douceur sur son pied et remonte rapidement dans sa tête. J’entends un petit bruit familier, un grognement et je l’achève par un coup de pied dans le ventre. Le souffle coupé, il tombe sur les fesses avant de se tordre un peu... Beaucoup de douleur. Et de deux en moins d’une minute. Pathétique pour eux. Trop simple. Vexant pour moi. Mon arme retrouve la terre et fait voler quelques particules de poussières à mes pieds. Pas une seule fois je n’ai posé mon regard sur ce Corbeau déplumé. Il est simplement hors de question que je cède à tous les fantasmes stupides que les autres peuvent avoir.

Soupirant bruyamment, j’ai au moins le loisir d’avoir attiré toute l’attention des Gardes par mon plus grand bonheur. Ils me fixent tous d’un air défait comme si je n’étais capable que de faire apparaître des lapins dans mes chapeaux. Je ne perds pourtant pas le nord et désigne mon ami du doigt pour qu’il me rejoigne. Ce dernier grimace un court instant avant que son expression ne change radicalement. Génial… Il a dans l’idée d’impressionner celui qui a aidé notre Commander à sauver le monde. Ce n’est pas pour me déplaire dans un sens. Doucement, je troque mon bâton pour deux dagues à doubles lames. À arme égale, le combat commence. Bien évidemment, prit par l’euphorie de pouvoir se faire caresser dans le sens du poil, Adaan commet une erreur que je laisse passer. Les remarques dans l'assemblée me montre au moins qu'ils suivent un peu. Silencieuse, je reprends l’offensive pour le mettre à genoux la minute qui suit. Laissant les deux lames épouser la forme de son cou. Un geste de ma part et sa tête saute. Je souris et termine par le lever avant de m’adresser à toute l’assemblée. Ma voix se fait assez forte pour qu’il m’écoute. « Les engeances ne vont pas attendre que vous terminiez votre contemplation inutile. Ils se feront une joie de vous tuer et de répandre votre sang et vos organes sur une pique. Alors à partir de maintenant, quand vous voudrez m’avoir comme adversaire mettez-vous en tête que je serai votre pire cauchemar. Il en va de même pour toi Adaan. »

Je ponctue mon discours en plantant mes deux armes dans le sol avant de tourner le dos à tout le monde. Bien que l’effort ne fût pas le plus rude, la transpiration qui dégouline sur mon corps est bien réelle. C’est donc sans un regard en arrière que je prends la direction du coin le plus éloigné du campement pour faire ma toilette. Je retire mes bottes, le pendentif de Reyner et finalement mon uniforme de la garde. Simplement vêtue d’une longue chemise, je prends une forte inspiration et laisse le sceau remplit d’eau dégouliner sur ma tête et se répandre par terre. Mon haut finit par me coller mais au moins, je me sens mieux. Alors que je m’essore gentiment les cheveux, je décide de me retourner. Quelle désagréable surprise que de  tomber nez à nez sur un visage qui ne m’aspire que l’envie de le gifler. Je ne cache pas ma grimace en le remarquant. Après tout, il connaît très bien la sympathie que je lui porte ! Comme à mon habitude, je ne prends pas de gant et demande. « Qu’est-ce que vous me voulez ? Je n’ai pas été assez claire dans ma lettre peut-être ? Pourtant "je vous grille le cerveau" est plus d’explicite ! » En fait, ce n'est pas tant ma tenue collante, laissant entrevoir toutes mes formes jusqu'au plus intéressantes qui m'importe dans le moment présent...


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Posté Ven 9 Juin - 18:36
Depuis plusieurs mois de cela, Zevran était comme qui dirait visé par les foudres spectaculaires de Nara, l'apprentie du Warden Commander Reyner Cousland. Le fait était que, durant un long moment, l'elfe s'était demandé si la jeune demoiselle n'était pas juste un peu trop possessive car il lui arrivait de trop souvent tourner autour de leur Commandant : Non, en vérité, il s’agissait d'autre chose, bien que le motif n'était pas si différent de ce qu'il pensait.
Un beau matin, Zevran avait découvert une missive que la Lavellan lui avait rédigée avec un soin tout particulier : des menaces, ni plus ni moins, que l'assassin accueilli dans un rire des plus sincères. Alors comme ça, sa présence empêchait les jeunes recrues de s’entraîner normalement ? C'était un peu fort, ça, tout de même. Même si Zevran était bien conscient qu'il était d'un naturel charmeur et que les regards se posaient facilement sur lui, jamais il n'aurait imaginé être d'un tel magnétisme, au point que Nara ne puisse pas diriger les cours d'escrime.

Néanmoins, cela eu pour effet d'attiser la curiosité du blond, et c'est pour ça qu'il garda la lettre précieusement dans sa poche. Ses lèvres arboraient un sourire, cette après midi là, tandis qu'il marchait d'un pas calme mais assuré vers la zone d'entrainement des recrues. Il avait pourtant été prévenu ; Nara ne voulait plus de sa présence ici. Il n'avait que faire des menaces, Zevran était une véritable tête brûlée lorsque l'envie lui en prenait. La peur n'était pas vraiment un sentiment qu'il connaissait facilement et donc : la prudence n'était pas sa meilleure amie.
Arrivant sur le champs de bataille, l'elfe se posa calmement contre l'une des barrières en bois, les bras croisés et le sourire encore plus brillant que d'habitude. Ses yeux ne lâchaient aucunement Nara qui elle semblait essayer de garder son calme bien que cela lui était compliqué : Zevran venait la taquiner même après ses avertissements. C'était donc vrai, alors ? Il attirait trop le regard ? Ses yeux ambrés observèrent ses amis et collègues, voyant que certaines voir même certains avaient en effet l'air d'apprécier sa présence visuelle.

《 — Jolie démarche, jeune homme.  》

Aussitôt avait-il balancé sa phrase à l'intention de la recrue qui se démenait à s’entraîner contre Nara qu'il pu observer le petit nouveau mordre la poussière avec violence. Haussant un sourcil tout en plissant les yeux, Zevran retint un ricanement pour cette pauvre petite créature au sol, les joues rouges sous la honte de s'être laissé aussi facilement distrait par une voix aussi mielleuse que celle de l'assassin. Il avait la certitude désormais que Nara avait vraiment des envies de meurtre envers lui ; il devait faire attention.
Pourtant, cela lui importait peu, au contraire : il avait apprit que ses charmes semblaient beaucoup marcher parmi la Garde. En dix ans, il s'en était bien douté, mais jamais il n'aurait cru que Nara vienne lui en toucher deux mots — ou plutôt une lettre écrire avec tant d'amertume !

La dernière déclaration de la rouquine lui arracha un petite rire discret. Les engeances, il n'y en avait plus depuis le dernier enclin. Et Zevran était bien placé pour le savoir : il avait participé à leur défaite ! Nara semblait tellement inintéressée par cela, en y repensant : Zevran faisait partie des sauveurs de Férelden lors du cinquième Enclin et pourtant, elle le considérait comme un intrus, un imposteur, un petit con qui venait gentiment foutre sa merde. Il était vrai qu'il n'avait jamais passé l'Union, ni prêté allégeance à la Garde : en attendant, il restait un allié de premier choix. Il était triste de contempler un tel scénario en sachant tout cela.

Néanmoins décidé à entamer la discussion d'une manière des plus diplomate avec la belle rousse, Zevran la suivit discrètement — il ne voulait pas d'un débat houleux en publique si ce dernier devait se terminer avec une baffe sur la joue — et fini par atterrir dans un des coins les plus reculés du campement. Parfait pour un petit rendez-vous en tête à tête, bien que le blondinet se doutait qu'il ne s'agirait pas d'un rendez-vous galant cette fois ci. Croisant les bras et se posant doucement contre l'un des arbres derrière lui, il profita alors d'un magnifique spectacle : les courbes de Nara, épousées par sa chemise trempée, les cheveux humides et sa peau d'ivoire frissonnant sous l'assaut des gouttelettes d'eau fraîches qui roulaient avec douceur sur elle...

《 — Quelle beauté traîtresse vous avez là, Lavellan. Qui penserait que sous cette peau à l'éclat pareil aux cristaux et ces yeux flamboyants comme deux brasiers puisse sommeiller une telle tigresse ?  》

Il se décolla doucement de son arbre, décroisant les bras afin de marcher avec un pas mesuré vers elle ; pas trop non plus car il tenait à sa vie. Et puis, par pudeur pour elle, il ne comptait pas se mettre juste sous son nez... Même si cela le démangeait énormément vu la beauté de son interlocutrice.

《 — Si vous vous posez la question : oui, je parle bien de votre lettre emplie d'amour et de compassion. Un petit rire taquin s'échappa alors d'entre ses lèvres. Il est vrai que j'espérais passer un moment comme qui dirait... Piquant avec vous, mais jamais je n'aurais souhaité que ce soit orné d'un tel contexte.  》

Pour le moment piquant, il voulait bien évidemment parler d'une nuit entre lui et Nara. Bien que cela n’allait surement jamais arriver — et il le savait très bien, d'ailleurs — : il voulait juste voir jusqu'où l'apprentie du Cousland comptait réellement aller si elle était énervée et face à Zevran. Aussi remontée la Lavellan pouvait-être, il était persuadé que jamais elle n'aurait recours à la magie contre lui. Enfin, pour le moment.
Il bougea avec douceur, contournant précautionneusement Nara, comme un chat qui essayait de trouver le meilleur angle d'attaque pour pouvoir bondir sur sa proie. Ses yeux ne lâchait pas la rouquine et, armé uniquement de son sourire, il poursuivit ses paroles.

《 — Je ne vois pas en quoi ma présence s'avère être un problème lors des entraînements. Et puis, ayant été formé par les Crows d'Antiva, je suis bien placé pour y assister. Peut-être pourrais-je vous aider à améliorer votre jeu de jambe à l'occasion ?  》

Question futile, car il savait déjà sur quoi cette dernière allait finir : Non. Catégoriquement et sincèrement. Enfin, toujours est-il qu'il n'attendait qu'à faire avancer cette relation si... Froide entre eux deux. Pour le moment, c'était mal parti.

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Posté Mar 27 Juin - 15:23
Sonne clairon, je t'amène un... mouton

Je préfère devenir aveugle que succomber.


Je sais très bien qu’il ne va pas prendre ma menace de la dernière fois au sérieux mais de là à venir pour me narguer, il n’a aucune retenu ! Pourtant, à défaut de tout le monde autour de moi, je reste concentré. Assez pour mettre au tapis, avec la simplicité d’un enfant douze ans, un homme à la carrure svelte et rapide qu’est celle Adaan. Voyant très bien que cette journée allait tourner au vinaigre par la présence de ce Corbeau déplumé, j’abandonne le terrain pour m’enfoncer dans le campement et me rafraîchir. C’est après ça que je tombe sur celui que j’évite comme la peste.

Le frisson froid se prolonge dès que j’entends sa voix. Il devrait savoir que la plus belle des roses est parsemée d’épines. Moi, c’est pareil. Et encore, il n’est pas témoin de ma pleine capacité mais il me tarde de lui faire la démonstration s’il m’en donne l’occasion. Dès qu’il croise les bras, je fais de même sans le quitter des yeux. Lorsqu’il reprend la parole pour illustrer ceux d’avant, je sens le rouge me monter aux oreilles. Pas celui qu’on peut avoir suite à une gêne, un mal être ou un compliment. Le mien est plus dangereux. Un volcan prêt à exploser pour se répandre et réduire à néant ceux qui tente de le fuir. « Je préfère encore l’abstinence à la torture de vous voir sur moi. »

Bien que je sois une mage, mes yeux ne peuvent pas jeter des éclairs foudroyants. Mais il faut avouer que ce n’est pas l’envie qui me manque… Dans une forte inspiration, je ferme les yeux l’espace de quelques secondes. Dès que je les rouvre, mon visage s’apaise et je suis plus sereine. Il faut vraiment que j’apprenne à cohabiter avec ce ruffin prosaïque. Pourtant rien que l’idée étire mon visage dans une grimace. En silence, je le regarde dans les yeux tout comme lui. Finalement, je pose une main sur ma hanche quand il reprend. « Votre attitude affable et vos sourires ont le don de les vider de tout bon sens. Je ne serai pas étonnée que vous soyez comme un démon du Désir. » Je hausse les épaules désinvoltes. « Mon jeu de jambe se porte bien. Mais si ce petit entraînement peut vous empêcher de mettre les pieds sur la terre battue pourquoi pas. » Loin de moi l’idée de le paralyser pour quelques jours. Un sourire dans le coin des lèvres et je prends ses propos au pied de la lettre. « Celui qui parvient à mettre deux fois l’autre à terre peut demander ce qu’il veut. »

Je vais bien évidemment privilégier le corps à corps. Mais il se peut qu’un sort parte par-ci par-là pour simplement le déstabiliser ou m’amuser au choix. Bien que son ancienne secte de piaf soit connue pour leur entraînement et le reste, il doit bien y avoir un point faible… En le regardant de la tête aux pieds, je ne peux m’empêcher de sourire sincèrement. Je crois avoir une petite idée… Sans un mot de plus, je reprends mes affaires, toujours toute ruisselante d’eau pour finalement m’arrêter devant le terrain d’entrainement. Je pose mon barda dans un coin sans un regard à ceux qui me jette les coups d’œil. Ma queue de cheval haute reprend une meilleure forme quand je m’en occupe et finalement, je termine au centre du cercle où m’attends sagement des armes factices. J’enserre ma chemise pour la faire recracher les dernières gouttes puis, lentement, je me penche pour les prendre et les jette loin de moi. « Adaan, donne-moi tes lames. » Il me jette un regard surprit alors qu’il fixait à l’instant Zévran. « Quoi les vraies ? » « À ton avis ? » Son expression se charge d’une pointe de peur suivit de l’incompréhension à ma demande. Pourtant, je finis par les avoir. Je m’adresse alors à l’assassin avec un ton sardonique. « Tous les coups son permit. Que le meilleur gagne blondit… »

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